NOUVELOBS.COM | 16.10.2009 | 11:28

Cela fait aujourd’hui 25 ans que le petit Grégory a été assassiné. Un quart de siècle après, la justice ne tient toujours pas le coupable. L’expertise des scellés est attendue pour fin novembre.

Grégory Villemin

Grégory Villemin (sipa)

Vendredi 16 octobre, cela fait 25 ans jour pour jour que le petit Grégory a été assassiné. 25 ans d’un feuilleton judiciaire douloureux, qui n’a toujours pas trouvé de dénouement.

Le rapport d’expertise des scellés « toujours attendu »

Le rapport d’expertise des scellés « est toujours attendu » par le président de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon Jean-François Pontonnier, a-t-on appris de source judiciaire.
« Nous attendons toujours la remise du rapport d’expertise au président de la chambre de l’instruction » de la cour d’appel de Dijon, et « à ce jour, nous n’avons pas de date précise », a déclaré à l’AFP une porte-parole de cette juridiction.
Dans son édition de vendredi, le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France, citant le procureur général de la cour d’appel de Dijon, Jean-Marie Beney, injoignable vendredi matin, indique que ce rapport « est espéré à la toute fin du mois » d’octobre.
La chambre de l’instruction avait désigné le 5 mai dernier le laboratoire lyonnais Biomnis (ex-Mérieux) pour expertiser les scellés du petit Grégory, et en « extraire les éventuelles empreintes génétiques« .
Le président Pontonnier avait alors demandé au laboratoire « un rapport préliminaire dès que possible », précisant que les résultats de l’expertise ne seront pas attendus avant « au moins deux mois ».

Retour sur un feuilleton judiciaire

Le petit Grégory a été découvert mort le 16 octobre 1984 pieds et poings liés dans la Vologne, une rivière des Vosges. Le lendemain du meurtre, les parents ont reçu une lettre anonyme: « Ton fils est mort. Je me suis vengé ».
Le cousin du père de Grégory, Jean-Marie Villemin, est rapidement accusé, puis innocenté et remis en liberté. Villemin le tue quelques jours plus tard d’un coup de fusil, persuadé de tenir le meurtrier de son fils.
C’est ensuite la mère de Grégory qui est accusée et écrouée, mais elle bénéficie six ans plus tard d’un non-lieu.
En 2000, l’enquête est rouverte pour recherche d’ADN sur une lettre du « corbeau », mais les experts déclarent l’ADN inexploitable. Le dossier est clos en 2001, et en 2004, l’Etat est condamné à verser 35.000 euros à chacun des parents de Grégory pour dysfonctionnement de la justice.
En décembre 2008, la cour d’appel de Dijon ordonne la réouverture de l’enquête à la demande des époux Villemin, renouant ainsi avec une des plus grandes énigmes criminelles qui a tenu la justice en haleine pendant un quart de siècle.

(Nouvelobs.com avec AFP)

0 réponses

Laisser un commentaire

Participez-vous à la discussion?
N'hésitez pas à contribuer!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.