Il prenait sa nièce de 10 ans pour sa petite amie

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COUR D’ASSISES. Pendant plusieurs années, Maximin C. a agressé sexuellement ses nièces, deux sœurs aujourd’hui âgées de 18 et 22 ans. Placé en détention depuis le mois de juillet 2007, époque à laquelle elles ont dénoncé les faits, il a écopé hier de 10 ans de réclusion criminelle.
Assez petit et trapu, le sommet du crâne dégarni, à 54 ans, Maximin C. ressemble à un papy tranquille et sans histoire. C’est sans doute cette image paternelle et rassurante qui a trompé la jeune Véronique*. Elle a neuf en 1999 lorsque son père meurt de façon soudaine. Un décès qui, comme c’est souvent le cas, traumatise la fillette, particulièrement attachée au chef de famille. Pour trouver un peu de réconfort, Véronique se rend souvent chez sa grand-mère où habite également son oncle, Maximin C. “Elle voyait en lui une figure paternelle de substitution et, lui, la traitait comme sa fille”, a indiqué l’expert psychologue. Ce qui a fait déraper cette situation innocente ne sera pas clairement indiqué mais un jour, l’accusé décide d’initier sexuellement sa nièce. “Je vais t’apprendre”, lui aurait-il dit. “La première fois, il m’a dit de venir dans sa chambre. Je n’avais pas peur, je pensais que c’était normal. Il a commencé à me toucher puis il m’a pénétrée”, explique la victime.

Tout ce qu’un couple faisait

Une version sur “la première fois” que l’accusé a tout d’abord démenti puis confirmé en ajoutant qu’il n’avait eu de relations avec sa nièce qu’à trois reprises. “J’allais presque tous les jours chez ma mémé en sortant de l’école et, contrairement à ce qu’il peut dire, ça ne s’est pas passé que trois fois au total. Cela a duré environ trois ans, plusieurs fois par semaine. Je faisais avec lui tout ce qu’un couple peut faire ensemble sexuellement”, explique la jeune fille en termes simples, émue de devoir redire à la cour des faits qu’elle a évoqués devant les policiers et le juge d’instruction. Des propos que Maximin C. ne niera pas, précisant dans un premier temps que la fillette était le plus souvent demandeuse et qu’elle en retirait même un certain plaisir. “C’était comme un jeu. Quand elle allait et venait sur moi, je voyais dans ses yeux qu’elle était en extase. Par contre, je ne saurais pas dire avec exactitude le nombre de fois que cela s’est passé”. Du côté de la plaignante, elle reconnaît en toute honnêteté que, comme il n’était pas violent, que tout se passait dans une relative “douceur”,”il m’a appris à aimer ça en fait, mais avec le recul, je ne sais pas vraiment si j’en avais envie ou pas. Je n’y connaissais rien de toute façon. Pour moi, c’était parfaitement normal.” Une normalité fictive remise en cause lorsque Véronique entre en sixième. À partir de là, elle cesse de se rendre chez lui de son propre gré, ou s’arrange pour ne pas être seule en sa compagnie. Elle ne veut plus mais le mal est fait. La jeune fille devenue adolescente est touchée psychologiquement par ce qui s’est passé.

Deux autres sœurs agressées

En 2007, cinq ans après le début des faits, elle porte plainte contre son agresseur. Son geste permettra de faire sortir ses deux autres sœurs du silence. Sylvie* révèle que lorsqu’elle avait 9, 10 ans, Maximin C. lui a demandé plusieurs fois de le masturber et se frottait de façon “vicieuse” contre elle lorsqu’ils se retrouvaient en différentes circonstances. Leur sœur aînée, Marie-Line, 37 ans aujourd’hui, a raconté à la barre qu’il y a plusieurs années, l’accusé lui a “montré un préservatif un jour en voiture et fait comprendre qu’il voulait faire l’amour avec elle”. L’expert psychiatre l’a décrit comme un “pédophile secondaire” : attiré par des femmes adultes avec qui il n’a jamais su nouer le contact et s’épanouir sexuellement (son premier rapport, un fiasco, il l’a eu à 27 ans et dans toute sa vie, il n’a eu qu’une dizaine de relations sexuelles avec des femmes), il a rapporté cette carence sur des petites filles, qui plus est de sa propre famille, beaucoup plus accessibles. Au moment de rendre le verdict, toute la question était de savoir si ce quinquagénaire serait susceptible de reproduire ces actes envers d’autres enfants. En le condamnant à dix ans de réclusion assortis d’une obligation de soins sur cinq ans, les jurés ont suivi le réquisitoire du parquet qui réclamait jusqu’à douze ans d’emprisonnement

M.N

* Prénoms d’emprunt

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Cavale sanglante

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Les faits qui conduisent encore une fois Damien Equixor et Mickaël Techer devant la cour d’assises sont beaucoup plus graves que les viols et agressions sexuelles de prostituées. Les faits qui leur sont reprochés durant cette audience de la cour d’assises se sont déroulés alors que les deux hommes étaient en fuite et activement recherchés par toutes les forces de l’ordre du sud de l’île pour les agressions des péripatéticiennes. En décembre 2005, dans la soirée du 9 au 10, un jeune couple, Bruno Ely, 24 ans et Layette Fenomanana, 18 ans, s’engagent dans leur voiture Peugeot 206, dans une impasse de la cité des Manguiers, sur la commune de la Ravine-des-Cabris afin de rendre visite à un ami. Le véhicule n’est pas encore arrêté qu’un ami du couple les prévient d’un danger. Au même moment, ils voient deux personnes se précipiter sur eux. Bruno Ely tente de faire marche arrière. Trois coups de feu éclatent.

Dans le coma durant plusieurs semaines

Bruno Ely et Layette Fenomana sont tous les deux touchés grièvement aux bras. En prenant la fuite, Equixor et Techer en profitent pour mettre le feu à un véhicule. D’après l’enquête de gendarmerie, il semblerait que Techer avait un vieux contentieux avec Bruno Ely concernant une sombre histoire de recel de pièces détachées automobiles. Durant leur cavale, les deux hommes avaient décidé de régler leurs comptes avant leurs interpellations. En effet, la tentative d’assassinat commise sur le jeune couple ne serait pas leur seul méfait. Durant leur fuite, ils auraient aussi tenté de tuer un autre habitant des manguiers ainsi qu’une troisième personne, Patrick Latchoumanin sur l’Etang-Salé-les-Hauts qui avait eu une altercation avec la petite amie d’Equixor pour un problème de loyers. Dans la soirée du lundi 17 octobre 2005, Patrick Latchoumanin, 36 ans, perdait le contrôle de sa 106 blanche sur la RN1 entre l’Etang-Salé et les Avirons. Il était transporté inconscient à l’hôpital de Saint-Pierre et les médecins découvraient une cinquantaine de plombs logés dans sa tête. Tentative d’homicide ou de suicide ? Patrick Latchoumanin a quitté son logement du Piton-Saint-Leu à 21 heures ce lundi 17 octobre. À 21 h 45, sa 106, roulant en direction de Saint-Leu, sortait de la route peu après l’échangeur de l’Etang-Salé-les-Bains. La victime restera plusieurs semaines dans le coma. C’est par miracle qu’il s’en sortira sans trop de dommage et qu’il pourra désigner son agresseur. Il explique aux enquêteurs que Techer lui a tiré une décharge de chevrotine en pleine tête après l’avoir pris en chasse en voiture et l’avoir forcé à s’arrêter. Cette fois, les deux hommes risquent la réclusion criminelle à perpétuité

JL

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