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LES FAITS
L’ombre d’Orlando Bocadifuoco, tué le mois dernier, a plané sur deux dossiers où était impliqué son rival Kamel Benafitou a réponse à tout. Cheveux rasés, impavide, ce Montpelliérain de 28 ans balaie les évidences avec aplomb. Il parle de lui à la troisième personne et n’hésite pas à rembarrer un avocat qui l’asticote. Hier, jugé dans deux dossiers de guet-apens et de tentative d’enlèvement, il a passé le message comme quoi il n’y aurait pas d’animosité entre sa famille et celle des Boccadifuoco. Et plus particulièrement envers Orlando, dit Pito, abattu à coups de « 11.43 » devant son snack, le 26 février dernier à Cournonterral, et qui se trouve être victime dans les deux dossiers traités hier… Rien ne permet d’affirmer qu’il y a un lien avec sa mort. Même si le bâtonnier Martin, avocat de Jonathan, frère de Pito a posé la question à haute voix : « Qu’on le veuille ou non, il y a cette séquestration, puis cette tentative d’enlèvement et puis Orlando est mort… Je n’accuse personne mais j’ai quelques interrogations. » Le tribunal a donc retracé le fil de cette année 2007 où se sont exacerbées les tensions entre les deux familles, celles de Kamel, déjà condamné aux assises pour des braquages et Orlando, au casier judiciaire également fourni. Dans le premier dossier, mis en délibéré, Benafitou est accusé d’avoir « arnaqué les gitans » comme il s’en était vanté auprès de sa compagne d’alors. En janvier 2007, boulevard de Strasbourg, il aurait organisé une livraison de stupéfiants, du hasch ou plus certainement de la cocaïne, entre des Marseillais, les livreurs, et les frères Boccadifuoco, les acheteurs. Mais l’opération a tourné à l’arnaque et l’argent – des dizaines ou centaines de milliers d’euros – comme la drogue, dont on ne saura jamais si elle a existé, ont disparu alors que Jonathan et Pito se sont retrouvés menottés. Kamel nie être à l’origine de ce coup qu’il aurait baptisé « Opération Espadon », toujours selon son ex-amie.
« C’est vrai que j’ai ramené trois Marseillais, ils voulaient parler avec Orlando et l’un a sorti une arme ! Parler de quoi je sais pas, si Orlando était vivant il pourrait nous le dire, malheureusement il est m ort. » Trois jours plus tard, le frère du prévenu se fait balafrer le visage par le clan des gitans. Et un nouvel épisode de cette guerre se déroule fin novembre 2007 lorsque Kamel Benafitou recrute dans le « milieu » niçois, Marc Laugier, 50 ans, condamné quatre fois aux assises pour des hold-up et un chauffeur venu de Toulouse. Il braque un véhicule au Grand-Travers, et organise une mise en scène avec carte de gendarmerie volée, faux mandat d’amener d’un juge d’instruction, menottes, « 357 magnum » dans le but d’aller voir Pito. Pour l’enlever et le séquestrer suite à des dettes de stupéfiants et de menaces de mort de la part du clan gitan, selon l’accusation. On ne saura jamais quelles étaient leurs intentions, funestes ou non, la PJ avait coffré tout le monde avant l’opération. « L’enlever, non, non, je voulais l’intimider, lui mettre un coup de pression tout simplement. Pour lui faire croire que des gendarmes viennent lui dire « on t’a à l’oeil » se défend Benafitou reconnaissant que sa famille a reçu de graves menaces. Mais il y a eu des contacts, il n’y a plus de problème entre nous, entre les familles, tout est réglé. »

Yanick PHILIPPONNAT
Kamel Benafitou et Marc Laugier ont écopé de 30 mois et 24 mois de prison pour ce second dossier alors que le parquet a requis 4 ans ferme contre chacun.

5 réponses
  1. une personne qui a assisté au jugement
    une personne qui a assisté au jugement dit :

    Je vois pas comment vous pouvez vous permettre de citer le noms des familles sans leur autoraisation j’ai assistée à leur jugement benafitou n’a pas eu 30 mois ainsi que 24 mois alor essayé d’être sur de vos affirmation.
    Merci

    Répondre

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