par LV / LG
Il y a 3 ans, ils ont braqué leur arme sur les clients d’un bar-tabac à Reims.
Depuis ce matin, 2 hommes comparaissent devant la cour d’assises de la Marne.
Seul l’un d’eux reconnait les faits à l’audience.
Une dizaine de personnes s’est porté partie civile.
Le 24 novembre 2006, en fin de journée, une dizaine de clients se trouvent dans le bar tabac rémois Le Longchamp.
Peu après 22 heures, l’alarme de la cave se déclenche. Le patron descend et se retrouve nez à nez avec un homme cagoulé, ganté qui le pointe avec un fusil à pompe.
Ils sont en fait 2 à être armé. Sans attendre, ils se dirigent dans le commerce où ils obligent les clients à s’allonger et le patron à baisser le rideau.
Pendant qu’un braqueur surveille les lieux, le deuxième oblige le propriétaire à lui donner l’argent de la caisse. Au total, une somme qui avoisine les 3.000 euros.
Entre temps, la police est prévenue, et quand les agents arrivent sur place, les deux hommes tentent de s’enfuir par derrière.
Une course poursuite débute. Elle aboutira à l’arrestation de Fabrice Stopinski. Le deuxième braqueur, Georges Uhry arrivant lui, à s’échapper. Il sera interpellé plus tard.

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Braquage au bar-PMU : l’ADN au cœur du procès

Son ADN l’accuse mais Georges Uhry, Rémois de 36 ans soupçonné d’être le deuxième braqueur du bar-PMU Le Longchamp, conteste les faits en invoquant un malheureux concours de circonstances.
Mis en cause par son ADN, l’un des deux hommes jugés depuis hier pour le braquage d‘un bar-PMU de Reims déclare être victime d’un malheureux concours de circonstances. Son co-accusé, qui plaide coupable, le met hors de cause.
DANS un silence impressionnant, les séquences de la vidéosurveillance défilent sur l’écran de la cour d’assises de la Marne. Celles du vol à main armée commis le 24 novembre 2006 par deux hommes encagoulés au bar-PMU « le Longchamp », avenue de Paris à Reims. Pendant qu’un des braqueurs, revolver au poing, tient en respect la serveuse et treize clients allongés au sol, le second armé d’un fusil à pompe se fait remettre l’argent des caisses par le gérant, canon appuyé dans le dos.
L’homme au revolver est identifié. Rattrapé par les policiers lors de sa fuite, Fabrice Stopinski, 47 ans, est passé aux aveux. Cet habitant de Bazancourt comparaît depuis hier avec un ami, Georges Uhry, dit Saïd, garagiste rémois de 36 ans soupçonné par l’accusation d’être l’homme au fusil qui a réussi à s’enfuir. Un rôle qu’il refuse d’endosser. Fabrice Stopinski lui apporte son soutien : « Ce n’est pas Georges Uhry qui était avec moi ce soir-là. »
Sur procès-verbal, il l’avait pourtant dénoncé en garde à vue. Il s’est rétracté quatre mois plus tard devant le juge d’instruction. Ses propos auraient été mal interprétés.
« Les policiers ont trouvé des cartes de visite de son garage dans mon véhicule. Il y avait les initiales UGM. J’ai dit qu’elles étaient à Georges Uhry. Il y a eu confusion. » Fabrice Stopinski soutient que les enquêteurs ont transformé en dénonciation ce renseignement d’ordre administratif.
Contre Georges Uhry, il existe cependant des charges plus concrètes qu’une parole remise en cause. Elles se résument en trois lettres : ADN. Non seulement ses traces génétiques ont été retrouvées à l’intérieur du véhicule utilisé pour le braquage (le Renault Kangoo de Fabrice Stopinski), mais également sur le blouson que le second fuyard a abandonné dans un jardin.
Normal, c’était celui d’Uhry. La veille, transporté en voiture par Stopinski, il l’avait oublié à l’intérieur, explique-t-il. Le braqueur en aurait profité pour le porter lors du vol à main armée.
De ce mystérieux complice, Fabrice Stopinski ne connaîtrait que le prénom : François.
« Je l’ai rencontré dans un bar de Reims. J’étais dans la mouise, lui aussi. Il m’a proposé un coup. » C’est François qui a tout préparé : le choix du bar, le repérage, la fourniture des cagoules et des armes chargées, prêtes à tirer. « Je ne l’ai su qu’après. »
Georges Uhry n’en a cependant pas fini avec son ADN. Un autre objet était porteur de son génotype : le sac plastique remis par le cafetier pour y déposer l’argent. La cour s’interroge. L’accusé apporte une réponse : « Le sac a dû être en contact avec ma veste, il n’y a pas d’autre solution. » Y’a t-il eu contamination d’un support à l’autre ? Longuement interrogée sur ce point crucial, l’ingénieure du laboratoire chargé des analyses biologiques a répondu que c’était « peu probable », mais « pas impossible ». De ce banal sac en plastique va peut-être dépendre le sort de leur client. Aussi les avocats de Georges Uhry ont-ils mis en cause le travail des enquêteurs, citant la déclaration d’un policier qui n’a pas exclu un risque de « pollution » lié à des négligences lors de la manipulation des scellés.
Georges Uhry joue gros. Jugé en état de récidive à la suite d’une condamnation correctionnelle pour des vols aggravés, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Fabrice Curlier

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par LG
La cour d’assises de la Marne à acquitté Georges Uhry, le principal accusé du braquage d’un bar-PMU de Reims.
Le deuxième accusé, Fabrice Stopinski est condanmé à cinq ans de prison, dont quatre ans ferme.

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