LE CAIRE, (AFP) –

Le procès d’un Copte accusé du viol d’une fillette musulmane dans la province égyptienne de Qena (sud), une affaire qui a provoqué de vives tensions entre chrétiens et musulmans dans cette région, a été ajourné mardi au 17 février prochain, a annoncé l’agence officielle MENA.

Girgis Baroumi Girgis, 21 ans, est accusé d’avoir violé une fillette de 12 ans de confession musulmane dans le village de Farshut en novembre dernier. Cette agression avait engendré à l’époque des violences contre la communauté chrétienne copte locale, dont des maisons et des commerces avaient été brûlés.

Selon les autorités égyptiennes, ce viol a également débouché sur la fusillade, le 6 janvier dernier à Nagaa Hamadi, une ville de la région, dans laquelle six Coptes et un policier musulman ont été tués.

Ce massacre, perpétré à la veille du Noël copte contre des fidèles qui sortaient de la messe, a provoqué de nombreuses protestations à l’étranger. Le pouvoir égyptien en revanche estime que cette affaire est avant tout d’ordre criminel, pas confessionnel.

Les trois personnes, capturées deux jours après l’attaque de Nagaa Hamadi et inculpées de « meurtre avec préméditation », seront jugées par une cour d’exception à partir du 13 février, et risquent la peine de mort.

Les Coptes, ou chrétiens d’Egypte, représentent près de 10% des quelque 80 millions d’Egyptiens, dans leur grande majorité musulmans. Ils se plaignent de discriminations et de marginalisation.

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