par  RFI

Article publié le 12/08/2009

Karl Rove sortant du cabinet d’avocats Patton et Boggs le 15 Mai 2009.(Photo : AFP)Karl Rove sortant du cabinet d’avocats Patton et Boggs le 15 Mai 2009.
(Photo : AFP)

C’est une vieille affaire de l’ère Bush qui resurgit. Le principal conseiller de l’ancien président, Karl Rove, aurait été impliqué plus qu’il ne veut bien le reconnaître dans le limogeage en 2006 de neuf procureurs fédéraux.

L’affaire avait fait grand bruit à l’époque, les démocrates l’ayant perçue comme emblématique de cette manie de l’abus de pouvoir qui selon eux prévalait à la Maison Blanche sous George Bush.

Après deux ans et demi d’une enquête difficile, menée par la Commission judiciaire de la Chambre des représentants, les quelques milliers de pages de témoignages et courriers électroniques rassemblés viennent d’être transmis à la justice, pour d’éventuelles poursuites, par le président de cette commission qui se montre très sévère pour « Karl Rove et ses comparses ».

D’après John Conyers en effet, les conseillers de la Maison Blanche étaient bel et bien derrière ces limogeages, décidés « pour de mauvaises raisons », parce qu’il fallait laisser la place à un protégé de Karl Rove, ou parce que le titulaire du moment n’était pas assez inféodé au Parti républicain.

L’enquête a particulièrement mis l’accent sur les mésaventures de l’un de ces neuf procureurs fédéraux, David Iglesias. En poste au Nouveau-Mexique, il n’avait pas donné suite aux accusations de corruption lancées par un politicien républicain local contre des rivaux démocrates, alors que le politicien en question comptait sur un scandale pour gagner l’élection en cours.

Une raison qui avait été jugée suffisante à l’époque à la Maison Blanche pour que David Iglesias soit placé sur la liste des procureurs à remplacer.

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