BUENOS AIRES, 26 fév 2010 (AFP) – 26.02.2010 17:36

Le procès pour l’enlèvement et la disparition forcée de l’auteur de la BD mythique argentine « l’Eternaute », Hector Oesterheld, pendant la dictature (1976-1983), s’est ouvert vendredi à Buenos Aires.

Le procès pour l’enlèvement et la disparition forcée de l’auteur de la BD mythique argentine « l’Eternaute », Hector Oesterheld, pendant la dictature (1976-1983), s’est ouvert vendredi à Buenos Aires.

Deux militaires et cinq gardiens de prison sont accusés dans 156 cas d’enlèvements et de tortures, dont la disparition forcée en 1977 d’Oesterheld, de ses quatre filles et de ses gendres.

Deux autres intellectuels, l’écrivain Haroldo Conti et le réalisateur Raymundo Gleizer, auteur de plusieurs documentaires, figurent parmi les victimes du même centre clandestin, appelé « El Vesubio » et situé à proximité de l’aéroport international Ezeiza, à 32 km de la capitale.

Signé Hector G. Oesterheld et Francisco Solano Lopez, « L’Eternaute » est une histoire de science-fiction, dont les héros sont une poignée de survivants dans un monde envahi par des extra-terrestres.

Le récit, paru entre 1957 et 1959 en Argentine et publié pour la première fois en français en 2009, a pris une autre dimension sous le régime militaire en devenant un symbole de la résistance à la dictature, qui a fait 30.000 morts et disparus, selon des organisations de défense des droits de l’Homme.

L’Argentine a annulé ses lois d’amnistie de la dictature en 2003, et multiplie depuis les procès contre d’anciens responsables militaires, policiers et civils.

© 2010 AFP

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