Audience éclair et ubuesque pour le terroriste Carlos au tribunal de Paris

Le terroriste Carlos a fait une apparition aussi brève que remarquée mercredi au tribunal correctionnel de Paris pour une affaire insolite où il est poursuivi aux côtés de magistrats parisiens par un co-détenu procédurier à la centrale de Poissy (Yvelines).

Le terroriste Carlos a fait une apparition aussi brève que remarquée mercredi au tribunal correctionnel de Paris pour une affaire insolite où il est poursuivi aux côtés de magistrats parisiens par un co-détenu procédurier à la centrale de Poissy (Yvelines).

AFP – Le terroriste Carlos a fait une apparition aussi brève que remarquée mercredi au tribunal correctionnel de Paris pour une affaire insolite où il est poursuivi aux côtés de magistrats parisiens par un co-détenu procédurier à la centrale de Poissy (Yvelines).

« Complice, mais de quoi? Ca me dépasse », a déclaré devant les magistrats de la 12e chambre Ilitch Ramirez Sanchez, dit Carlos, 60 ans.

Le plaignant, un procédurier habitué des prétoires qui, depuis qu’il est incarcéré, a fait du code pénal son livre de chevet, a également mis en cause deux anciens magistrats de la 17e chambre.

« Moi aussi, j’ai été magistrat », a relevé Carlos, veste en cuir et écharpe. « Dans les tribunaux révolutionnaires. Moi, j’ai fait fusiller plein de gens. »

Le Vénézuelien a été renvoyé à l’automne 2008 devant la cour d’assises spéciale de Paris pour une série d’attentats commis en France en 1982 et 1983. Le procès de cet homme qui a symbolisé le terrorisme des années 1970-1980 devrait se tenir fin 2010, début 2011.

Il a déjà été condamné en 1997 à perpétuité pour le meurtre en 1975 de deux policiers de la DST (contre espionnage) et d’un indicateur à Paris.

Ecroué à Poissy, Carlos est cette fois poursuivi pour « prise de mesure suivie d’effet contre l’exécution de la loi », un délit extrêmement flou que le tribunal peinait lui-même à expliquer mercredi.

Le fond du dossier n’a d’ailleurs pas été abordé un seul instant, le président de la 12e chambre, Serge Portelli, ayant décidé de renvoyer le dossier. Et pour cause, il est lui-même juge et partie, car dans une autre affaire, c’est lui qui est poursuivi par le même plaignant.

L’air bonhomme, Carlos a soudain déclaré d’un fort accent espagnol avoir été appelé « comme témoin sur la paternité de Mme Rachida Dati ». Serge Portelli sourit et renvoie l’affaire au 4 mai.

– « Je dois revenir? », demande alors le prévenu.

– Le président: « oui ».

– Carlos: « Alors merci et bonne journée à tous! »

L’audience aura duré en tout et pour tout moins de cinq minutes.

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