Amnesty dénonce les abus saoudiens dans la lutte anti-terroriste Par Reuters, publié le 22/07/2009 à 07:33

RYAD – Amnesty International dénonce dans un rapport de 65 pages les abus commis depuis 2001 par l’Arabie saoudite, principale alliée des Etats-Unis au Moyen-Orient, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Forces de sécurité saoudiennes à Arafat, près de la Mecque. Dans un rapport de 65 pages, Amnesty International dénonce les abus commis depuis 2001 par l'Arabie saoudite, principale alliée des Etats-Unis au Moyen-Orient, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. (Reuters/Ali Jarekji)Forces de sécurité saoudiennes à Arafat, près de la Mecque. Dans un rapport de 65 pages, Amnesty International dénonce les abus commis depuis 2001 par l’Arabie saoudite, principale alliée des Etats-Unis au Moyen-Orient, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. (Reuters/Ali Jarekji)

Dans son rapport, l’organisation humanitaire précise qu’un nombre non établi de personnes ont été détenues en secret, sans accès à un avocat et sans visite, pendant des mois voire des années.

Amnesty ajoute que les procédures judiciaires quand elles ont lieu ne respectent pas les règles de justice.

« L’ampleur des violations des droits de l’homme est choquante. Des milliers de personnes ont vu leur vie bouleversée ou détruite par des violations de leurs droits au nom de l’anti-terrorisme« , affirme le rapport.

Amnesty révèle également qu’un nombre non déterminé de militants des droits de l’homme, de partisans des réformes politiques et de membres de minorités religieuses ont été les victimes « d’une répression sécuritaire« , sans avoir commis d’infraction au regard du droit international.

L’Arabie saoudite est une monarchie absolue ne disposant pas d’un parlement élu et dont les tribunaux sont dirigés par des religieux appliquant une stricte version de l’islam sunnite.

La publication du rapport intervient après les condamnations de 289 Saoudiens et 41 étrangers à des peines allant jusqu’à 30 ans de prison, le mois dernier.

C’était la première fois que des décisions de justice étaient ainsi rendues publiques depuis la campagne lancée par des militants liés à Al Qaïda en 2003.

Le dernier attentat d’importance en Arabie saoudite remonte à 2006.

Depuis son arrivée au pouvoir en 2005, le roi Abdallah a tenté de réduire l’influence des élites religieuses dans les domaines de l’éducation et de la justice et deux dignitaires intégristes ont été écartés à la faveur d’un remaniement ministériel en février.

Mais les diplomates et les experts estiment que la marge de manoeuvre du souverain est limitée en raison des résistances conservatrices au sein de la famille royale.

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