Patrice Scoccia

Une dispute à la sortie d’une boîte en ville, des propos homophobes et c’est l’accrochage violent et stupide.

Me Nathalie Pruede défend Anthony, victime d'injures et de coups. S'il avait tendu l'autre joue, il n'aurait pas été poursuivi...Photo DDM, Emilie Cayre.

Me Nathalie Pruede défend Anthony, victime d'injures et de coups. S'il avait tendu l'autre joue, il n'aurait pas été poursuivi...Photo DDM, Emilie Cayre.

Cette jeune fille, on lui donnerait presque le Bon Dieu sans aucune confession. Mais lorsqu’elle a quelqu’un dans le nez, elle n’hésite pas à faire le coup de poing. Voire, le coup de pied dans la tête. Une vraie furie qui a comparu, hier, avec deux autres acolytes devant le tribunal correctionnel. Christelle. P, 20 ans et son ami Justin. L, 21 ans, de Marssac sont prévenus de violences volontaires en réunion et Anthony. C, 21 ans, la victime des coups (il en a aussi donné), de violences volontaires. Christelle et lui se sont aussi porté partie civile l’un contre l’autre, chacun s’estimant victime. Mais le procès a quand même mis en avant que la jeune fille avait cherché le bâton pour se faire battre. Elle a été condamnée à 800 € d’amende, son chevalier servant à 400 €. Ils devront verser tous deux 500 € de dommages et intérêts à Anthony. Ce dernier, également condamné à 200 € d’amende devra verser 200 € de dommages et intérêts à Chistelle.

Injure homophobe

Les faits remontent à la nuit du 19 juin 2009. Christelle, qui vient d’avoir son bac, sort du Manico où elle croise et toise de son regard Anthony. Elle est au courant de ses déboires sentimentaux avec son ami et se met à l’insulter et à prononcer des propos homophobes. Agressé verbalement, Anthony la traite de «pouffiasse». L’empoignade est réciproque et les coups pleuvent. Ce n’est que plus tard, lorsque le calme est revenu, que la jeune lycéenne appelle Justin qui dormait chez lui. Il est 3 heures du mat et le Zorro de service arrive en tapant dans le tas. Avec l’aide de sa copine. « C’est un scénario débile où tout le monde dépose plainte contre tout le monde. Pas très brillant tout ça,» lance le président Redon.

Pour Me Nathalie Pruede, « le caractère de cette insulte est susceptible de poursuites pénales. Ce type de propos homophobes était destiné à faire du mal. Anthony est surpris d’être poursuivi alors qu’il a vécu une véritable agression dont il n’est pas à l’origine. »

Pas d’accord, Me Philippe Pressec qui représente la jeune furie qui semble s’être calmée depuis. « Elle est à l’origine de l’altercation, c’est vrai avec une insulte mais elle en a subi une à son tour. Il y a eu des violences successives et non en réunion avec des certificats médicaux de complaisance. J’en conviens, c’est une affaire ridicule ! »

Une affaire qui va quand même faire un trou dans la tirelire des jeunes impliqués dans cette embrouille qui ne valait pas vraiment une telle dépense d’énergie…

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