Agression raciste: le FN dans la tourmente

« Il fumait tranquillement sa cigarette, assis sur un muret devant la station-service, quand le car du FN est arrivé » nous dit l’avocate du jeune homme Me Granier.

Cinq militants du Front National des Alpes-Maritimes ont été condamnés mardi à 18 mois de prison, dont 15 avec sursis, par le tribunal correctionnel de Draguignan, à la suite d’une agression à caractère xénophobe commise dimanche, sur une aire d’autoroute à Vidauban, dans le Var, selon Nice-Matin.

Quatre sont sous mandat de dépôt, une femme a été remise en liberté.

Ces militants revenaient d’un meeting de Jean-Marie Le Pen à Marseille quand ils ont agressé un jeune cuisinier demeurant à Antibes.

La raison de cette agression?

Il est noir.

Ce dernier raconte son agression dans Nice Matin :

«On prenait un café devant la boutique quand ces jeunes sont descendus de leur autocar en criant « La France aux Français. Le Pen président. A mort les noirs ou les Arabes. Heil Hitler », en me regardant du coin de l’oeil. Ils se sont jetés sur moi à cinq ou six et m’ont donné des coups de poing et de pied. Un boutonneux au crâne rasé me frappait en criant « On va niquer ta mère sale arabe ». J’ai essayé de me réfugier dans la boutique.»

Mais les membres du FN l’ont poursuivi dans la station-service.

La victime a pu échapper à ses agresseurs grâce à l’intervention d’un client courageux qui a cherché à le protéger, selon Nice Matin.

Témoin de l’agression, le personnel de la station a alerté les gendarmes du peloton autoroutier du Luc.

Après avoir repris la route en direction de Nice, le bus a été intercepté par les gendarmes au péage de Fréjus.

Mardi, à la fin de l’audience du tribunal de Draguignan, quatre des cinq condamnés, âgés de 20 à 26 ans, ont été écroués, précise Nice-Matin.

Le cinquième, une retraitée de 68 ans, est sortie libre.

Le mineur de 17 ans qui a participé à cette agression raciste a été placé dans un centre éducatif fermé.

Les prévenus étaient jugés en comparution immédiate pour répondre de violences ayant entraîné une incapacité de travail de huit jours, avec les circonstances aggravantes de la réunion, de l’état d’ivresse et de l’appartenance réelle ou supposée de la victime à une race ou une religion, ainsi que de complicité de violences aggravées.

Qu’en pense le FN?

« Mon mouvement ne cautionne absolument pas ces actes inadmissibles. Nous avons exclu les trois personnes qui appartiennent au Front national » a dit la secrétaire départementale du FN pour les Alpes-Maritimes Lydia Schénardi, précisant que les deux autres sont seulement « sympathisants. »

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