Var: entre 20 ans et perpétuité requises contre un professeur qui nie avoir tué son épouse
Une peine de prison comprise entre 20 ans et la réclusion criminelle à perpétuité a été requise mercredi devant la cour d"assises du Var contre un professeur de mathématiques de Toulon, accusé d"avoir en avril 2003 à Sanary-sur-Mer (Var) maquillé la mort par pendaison de son épouse avec laquelle il était en instance de divorce.
AFP - Une peine de prison comprise entre 20 ans et la réclusion criminelle à perpétuité a été requise mercredi devant la cour d"assises du Var contre un professeur de mathématiques de Toulon, accusé d"avoir en avril 2003 à Sanary-sur-Mer (Var) maquillé la mort par pendaison de son épouse avec laquelle il était en instance de divorce.
Accusé "d"assassinat, violences ayant entraîné la mort et provocation au suicide", Anton Ternik, 56 ans, qui comparaît libre, nie farouchement les faits.
"Le suicide est impossible matériellement car la corde est trop courte pour qu"elle puisse monter sur la chaise et se pendre, même en se mettant sur la pointe des pieds" a affirmé l"avocat général Gérard Demory.
Selon lui, dans un contexte de "violence morale et physique" et "d"un divorce difficile" dans lequel online casino il risquait de tout perdre Anton Ternik "a assassiné sa femme".
Comme l"avaient fait dans la matinée les avocats des parties civiles Me Marc Rivolet et le bâtonnier Jean-Pierre Servel, l"avocat général a relevé tous les "éléments objectifs, mathématiques et scientifiques" du dossier qui écartent la thèse du suicide soutenue par la défense.
"Une corde trop courte, un noeud d"une grande complexité, un peignoir sans faux plis, une ceinture du peignoir noué avec un noeud de cravate fait par devant..." a-t-il notamment argumenté. Il a également insisté sur les contradictions de l"accusé, présent à proximité du domicile de la victime alors qu"il avait dit être à Toulon.
L"affaire a débuté au matin du 3 avril 2003 après la découverte par ses enfants - des jumeaux âgés de 14 ans - du corps de Marie-Chantal Ternik pendue à la balustrade d"une mezzanine dans un appartement attenant à la maison familiale.
Les policiers et le médecin légiste concluaient à un suicide et l"affaire était classée. Mais quelques jours plus tard, le père et le frère de la victime déposaient une plainte avec constitution de partie civile, visant des faits d"assassinat et d"actes de torture et de barbarie.