La cour d’assises du Caire a condamné à mort, ce jeudi, le milliardaire et politicien égyptien Hicham Talaat Moustafa pour le meurtre de la chanteuse libanaise Susan Tamim à Dubaï il y a un an. Un autre accusé a, lui aussi, été condamné à mort.
Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti
Le magnat égyptien de l’immobilier, Hicham Talaat Moustafa, a été condamné à mort le 21 mai 2009 pour le meurtre de la chanteuse libanaise Suzanne Tamim.
(Photo : Reuters)
Pour l’Egypte, comme pour le monde arabe, c’est la conclusion dramatique du « procès du siècle ». Hicham Talaat Moustafa, condamné pour avoir commandité le meurtre de son ancienne maîtresse, était un des hommes les plus riches d’Egypte. La société de promotion immobilière qu’il dirigeait est estimée à plusieurs milliards de dollars même si les cours ont violemment chuté en bourse après le verdict.Talaat Moustafa était aussi président de la commission de l’habitat au Sénat et un proche de Gamal Moubarak fils du président et dauphin présumé. L’affaire avait fait tellement de bruit médiatique que le tribunal avait décidé le huis clos pour assurer la bonne marche du procès. Une décision interprétée par la majorité des Egyptiens comme un premier pas en vue de sortir d’affaire « le riche et puissant » Talaat Moustafa.
Mohamad el-Sokkari, un ancien policier de la sécurité de l’Etat et homme de main du milliardaire, a lui aussi été condamné à mort. Les deux hommes peuvent interjeter appel. Une action qui suspend la peine jusqu’à la fin du nouveau procès.
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