assises de meurthe-et-moselle

Assassinat, meurtre et braquages figurent au rôle de la prochaine session d’assises de Meurthe-et-Moselle. Elle débute demain.

La session de la cour d’assises de Meurthe-et-Moselle débutera le 23 février pour se conclure le 10 mars. Sur le bureau de la présidente, Sylvie Kerner-Menay, un dossier d’assassinat, de tentative de vol avec arme, de meurtre et tentative et de complicité de vol avec arme.

Les jurés se pencheront en premier sur le sort de Marguerite Serrure, 49 ans, accusée d’avoir assassiné son mari. Les faits se sont déroulés au domicile du couple à Norroy-lès-Pont-à-Mousson, le 16 février 2006. Vers six heures et demie l’accusée appelle les secours. Lorsqu’ils arrivent, ils découvrent, au bas d’un escalier, le corps de Philippe Serrure, une balle de 22 LR entre les deux yeux. L’arme est retrouvée sur la table de la salle à manger. Dès sa première audition, Marguerite Serrure reconnaît être l’auteur du coup de feu mortel. L’enquête entraîne les gendarmes dans l’intimité de ce couple qui s’était marié en 1985. Au fil des années, leur relation s’est effilochée pour devenir conflictuelle.
Le matin du drame, l’épouse a capté sur le téléphone portable de son mari un message de sa maîtresse, une adolescente de moins de quinze ans. Une dispute a éclaté. Selon l’accusée, son mari devenait menaçant, elle a saisi une arme dans un râtelier et a tiré, dit-elle, au jugé. Pas de chance, Philippe Serrure prend le projectile entre les deux yeux. Il y avait beaucoup d’armes dans la maison familiale, la victime ne cachant pas son amour pour elles et particulièrement des modèles allemands des deux conflits mondiaux. Tout comme il avouait un fort penchant pour l’histoire du troisième Reich. Marguerite Serrure, défendue par Me Philippe Guillemard, se défend d’avoir voulu assassiner son époux. La fille du couple sera représentée par Me Rui Manuel Pereira.
Le second gros dossier examiné du 2 au 4 mars concerne une fusillade entre gens du voyage qui a fait en juillet 2003 un mort au lieu-dit Le Casse fonte à Homécourt. Le 8 juillet, une querelle éclate sur le site du Crombillon, lieu d’accueil des gens du voyage. Elle oppose deux familles brouillées depuis quelque temps. Joseph Gatt, 26 ans, est tué par balles, une des deux personnes qui l’accompagnent est blessée. Le tireur présumé des sept coups qui ont claqué, Tony Delacre un boxeur prometteur de 20 ans à l’époque, prend la fuite. Il se rendra trois semaines plus tard. Les perquisitions dans les caravanes rapporteront un certain nombre d’armes et de munitions. Tony Delacre, défendu par Me Lineard comparaîtra libre, les parties civiles sont assurées par Me Janick Languille et Eric Dupond-Moretti.
Philippe Languedoc répondra de deux braquages et deux tentatives de braquage de banques. L’homme, déjà condamné par la cour d’assises pour des faits similaires, agissait seul à visage découvert et avec une arme factice. Il est épaulé par Me Levi-Cyferman. Mes Janick Languille et François Cahen défendent les parties civiles.

M. -O. N.

Publié le 22/02/2009

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