a cour d’assises d’appel du Loiret a condamné, vendredi 2 octobre, Jacqueline Boissinot, 61 ans, à quinze années de réclusion criminelle pour « complicité d’assassinat ». Accusée d’avoir commandité par cupidité le meurtre de son époux, Guy Denizot, il y a seize ans, elle avait été acquittée, faute d’élément matériel, en octobre 2008 par la cour d’assises de Loir-et-Cher (Le Monde du 29 septembre).

Agé de 67 ans, M. Denizot avait été retrouvé mort, le 22 septembre 1993, lardé de coups de couteau alors qu’il séjournait seul dans sa résidence secondaire de Vendôme. Mme Boissinot, sa cadette de 22 ans qu’il avait épousée deux ans et demi plus tôt, devenait ainsi l’unique bénéficiaire d’un héritage évalué à 2 millions de francs, rapidement dilapidé en dettes et faillites commerciales diverses. L’audience, qui n’a pas révélé l’identité du tueur, a permis d’établir que Mme Boissinot a produit un faux additif au testament de son mari pour récupérer des meubles. L’avocat général avait requis vingt ans de réclusion.

Patricia Jolly
Article paru dans l’édition du 04.10.09
LE MONDE | 03.10.09 | 15h14  •  Mis à jour le 03.10.09 | 15h14
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