AP | 23.08.2009 | 17:04

Le procès de 26 espions présumés du Hezbollah libanais soupçonnés d’avoir préparé des attentats contre des touristes et le canal de Suez en Egypte s’est ouvert dimanche au Caire.

Ils sont aussi accusés d’avoir fait parvenir des agents et explosifs au Hamas au pouvoir dans la Bande de Gaza. Certains sont en outre inculpés pour avoir participé à la formation de partisans du Hezbollah dans des camps du mouvement au Liban, selon des sources judiciaires ayant requis l’anonymat.

Des responsables égyptiens de la sécurité avaient annoncé en avril la mise au jour d’une cellule du Hezbollah cherchant à déstabiliser le pays. Le chef du Parti de Dieu, Cheikh Hassan Nasrallah, a admis avoir dépêché un agent pour superviser des livraisons d’armes au Hamas mais il a nié vouloir nuire à la sécurité de l’Egypte.

Le procureur Hesham Bedawi a déclaré que 18 des 26 suspects avaient fourni au Hezbollah des informations sur les horaires du canal de Suez, la sécurité et les destinations touristiques dans la péninsule du Sinaï.

Au moins trois accusés auraient par ailleurs creusé des tunnels sous la frontière égyptienne avec la Bande de Gaza pour faire passer des personnes et des biens. D’autres auraient fourni un point de chute à des militants ayant franchi clandestinement la frontière.

Parmi les suspects figurent deux Libanais et cinq Palestiniens. Les accusés plaident non coupable, selon l’avocat de l’un des Libanais, Me Mohammed Salim al-Awa.

Le procès a été ajourné au 26 octobre.

C’est la première fois que l’Egypte juge des personnes impliquées dans la contrebande avec la Bande de Gaza. Israël a souvent reproché à son voisin de ne pas lutter suffisamment contre le trafic d’armes et de personnes sur cette frontière.

Les deux pays soumettent la Bande de Gaza à un embargo économique et ont fermé leur frontière avec l’étroit territoire côtier depuis que le Hamas y a pris le pouvoir par les armes en juin 2007. Le Fatah du président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas ne contrôle plus que la Cisjordanie. L’Egypte autorise quelques livraisons d’aide médicale ou humanitaire mais les tunnels sont devenus essentiels à la vie économique de la Bande de Gaza. AP

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