Ouverture lundi du procès en appel de Jacques Viguier pour le meurtre de sa femme

Ouverture lundi du procès en appel de Jacques Viguier pour le meurtre de sa femme

AP Audrey Sommazi

Le procès en appel de Jacques Viguier, professeur de droit toulousain acquitté en avril 2009 du meurtre de sa femme, dont le corps n’a jamais été retrouvé, s’ouvre lundi à Albi (Tarn).

Jacques Viguier, 51 ans, sera jugé par la cour d’assises d’appel du Tarn pour le meurtre de son épouse Suzanne, mère des trois enfants du couple, disparue depuis le 27 février 2000. Le verdict est attendu le samedi 20 mars dans la journée après trois semaines d’audience.

En première instance, M. Viguier avait été acquitté le 30 avril 2009 par la cour d’assises de la Haute-Garonne alors que l’avocat général avait requis une peine de 15 à 20 ans de réclusion criminelle. Son épouse n’a jamais été retrouvée, ce qui a probablement joué en sa faveur lors du premier procès.

Le professeur de droit n’a jamais cessé de clamer son innocence et ce malgré les accusations lancées à son encontre à la barre par les policiers responsables de l’enquête, qui avaient évoqué des éléments troublants, comme de minuscules traces de sang retrouvées dans différents endroits de la maison et l’absence du matelas dans la chambre de Suzanne, dit Suzy.

Le 4 mai dernier, le procureur général près la cour d’appel de Toulouse avait fait appel du jugement.

« Il s’agit d’éclairer les zones d’ombre à travers lesquelles M. Viguier est passé, d’approfondir certains points et d’entrer dans les détails dans ce procès fleuve », a déclaré à l’Associated Press Me Guy Debuisson, avocat d’Hélène Blanch, l’une des soeurs de la disparue, qui plaidera une nouvelle fois pour « une dispute conjugale qui a mal tourné ». Les parties civiles souhaitent « qu’il soit enfin condamné pour que chacun puisse faire son deuil, la peine important peu », selon Me Debuisson.

Le 27 février 2000, après une partie de cartes, Suzanne Viguier, 38 ans, avait été raccompagnée dans la nuit à son domicile par son amant à la veille d’un rendez-vous avec un avocat pour entamer une procédure de divorce. Jacques Viguier n’avait signalé sa disparition que trois jours plus tard, expliquant que le couple faisait chambre à part.

En mai 2000, il était mis en examen et écroué avant d’être remis en liberté neuf mois plus tard. Son renvoi aux assises pour homicide volontaire avait été ordonné une première fois en janvier 2005, mais il avait fait appel et un supplément d’information avait été ordonné. En février 2007, la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse le renvoyait définitivement devant les assises pour homicide volontaire.

Jacques Viguier risque 30 ans de réclusion criminelle. AP

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