Un homme de 45 ans accusé d’avoir enlevé, séquestré et étranglé le fils de son ex-compagne, âgé de dix ans, pour se venger, comparaît depuis lundi devant la cour d’assises de l’Isère.

A l’ouverture de son procès, il est resté tête baissée dans le box des accusés, sans un regard pour le public, alors que les premiers témoignages sont attendus dans l’après-midi.

Thierry Ancenay est jugé pour avoir enlevé devant son école le petit Nicolas le 17 novembre 2006. L’homme, décrit comme « gentil et serviable » par son entourage, avait participé aux recherches après l’annonce de sa disparition.

Les enquêteurs l’avaient cependant rapidement soupçonné, au vu des contradictions de son emploi du temps. Lors de sa garde à vue, il avait indiqué aux enquêteurs l’endroit où se trouvait le corps de l’enfant, retrouvé dans un parc proche d’une voie ferrée, une cordelette autour du cou.

La mère de la victime a pleuré lundi matin lors de la lecture de l’ordonnance de mise en accusation, décrivant l’assassinat.

L’accusé a expliqué aux enquêteurs avoir commis son geste par vengeance, suite à sa rupture, deux semaines auparavant, avec la mère de Nicolas avec qui il entretenait une relation depuis neuf mois.

Une séparation provoquée notamment, selon la mère de la victime, par les mensonges répétés de Thierry Ancenay.

Thierry Ancenay encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le verdict est attendu vendredi soir.
afp © 2009 AFP afp.com

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