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Quatre médecins de l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) comparatront jeudi et vendredi au tribunal de Nanterre pour la mort en novembre 2000 d’une patiente de 33 ans, dont ils auraient mal diagnostiqué la pathologie. Poursuivis pour homicide involontaire, les quatre médecins, dont deux chefs de service (réanimation médicale et cardiologie) encourent jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Le 15 novembre 2000, la victime avait été admise à la mi-journée au service de réanimation médicale de l’hôpital après un malaise au travail. Deux jours plus tard, elle sortait du coma, mais alors que les médecins décelaient un problème cardiaque, la jeune femme se plaignait de maux de tête violents et persistants. Après avoir passé un scanner cérébral et subi une ponction lombaire, aux résultats jugés normaux, la victime était transférée le 20 novembre du service de réanimation en cardiologie. Elle y décédait le lendemain, au petit matin.

Selon des expertises versées au dossier, la jeune femme est morte d’une rupture d’anévrisme qui aurait pu être prévenue si les premiers symptômes, notamment une hémorragie méningée, avaient mieux été diagnostiqués lors de son admission à l’hôpital. Et au terme de l’information judiciaire, qui a duré huit ans, le parquet et le magistrat instructeur ont estimé que les médecins avaient commis une faute en privilégiant l’hypothèse cardiaque et en se passant de l’avis d’un neurologue, alors que la victime présentait des signes inquiétants, notamment des maux de têtes et une raideur de la nuque.

Le procès devra notamment déterminer si cette éventuelle faute a été l’une des causes du décès. Les débats auront lieu à partir de O9H30 jeudi à la 15e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre. Ils doivent se poursuivre jusqu’à vendredi.

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Morte pour un mauvais diagnostic : 4 médecins à la barre

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Morte pour un mauvais diagnostic : 4 médecins à la barre

  • Les 4 praticiens de l’hôpital Ambroise-Paré (Boulogne-Billancourt) n’avaient pas su déceler l’imminence d’une rupture d’anévrisme chez une patiente de 30 ans.

  • Le parquet estime que les médecins ont commis une faute en privilégiant l’hypothèse cardiaque et en se passant de l’avis d’un neurologue.

– le 18/06/2009 – 10h26

Le procès de quatre médecins de l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) jugés pour la mort en novembre 2000 d’une patiente de 33 ans, dont ils auraient mal diagnostiqué la pathologie, s’est ouvert jeudi devant le tribunal de Nanterre. Poursuivis pour homicide involontaire, les quatre médecins, dont deux chefs de service (réanimation médicale et cardiologie), encourent jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d’amende.

Rappel des faits : le 15 novembre 2000, la victime, mère de deux jumeaux de 4 ans, avait été admise à la mi-journée au service de réanimation médicale de l’hôpital après un malaise au travail. Deux jours plus tard, elle sortait du coma, mais alors que les médecins décelaient un problème cardiaque, la jeune femme se plaignait de maux de tête violents et persistants. Après avoir passé un scanner cérébral et subi une ponction lombaire, aux résultats jugés normaux, la victime était transférée le 20 novembre du service de réanimation en cardiologie. Elle y décédait le lendemain, au petit matin.

Hypothèse cardiaque

Selon des expertises versées au dossier, la jeune femme est morte d’une rupture d’anévrisme qui aurait pu être prévenue si les premiers symptômes, notamment une hémorragie méningée, avaient été mieux diagnostiqués lors de son admission à l’hôpital. Et au terme de l’information judiciaire, qui a duré huit ans, le parquet et le magistrat instructeur ont estimé que les médecins avaient commis une faute en privilégiant l’hypothèse cardiaque et en se passant de l’avis d’un neurologue, alors que la victime présentait des signes inquiétants, notamment des maux de tête et une raideur de la nuque. Le procès doit se poursuivre jusqu’à vendredi.

(D’après agence)

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