En direct du Palais de justice de Paris

Prise directe, le nouveau grand rendez-vous mensuel de Béatrice Schönberg. Une émission en prise avec la société. Une émission, en direct de lieux emblématiques, sur les sujets qui font la Une et passionnent les Français. Reportages, débats, révélations, polémique… L’Evénement, un mardi par mois, sur France 2.

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53 euros par an, c’est ce que dépensent les Français pour leur justice. Moins que les Moldaves et les Roumains. Elle est au trente-cinquième rang des pays européens. Ses records en matière de lenteur lui ont valu de se faire régulièrement condamner par la Cour européenne de Justice. Les Français sont sévères à l’égard de leur justice : 40 % d’entre eux se disent de plus en plus méfiants vis-à-vis d’une institution qu’ils jugent archaïque et injuste.
De quoi la justice souffre-t-elle ? Experts contestés, peines non exécutées, procédures obsolètes, erreurs judiciaires… Alors qu’une nouvelle réforme est engagée, enquête sur une institution dépassée.

– Erreurs judiciaires : les experts en cause

On les a portés aux nues, la télévision en a fait des héros et pourtant, les exemples ne manquent pas où les travaux des experts ont conduit à des erreurs judiciaires. Comme Pascal, accablé par une expertise dans une affaire de viol, avant d’être finalement innocenté. Comment les experts fabriquent-ils des coupables ? Francine, fausse experte mais vraie chauffeur de taxi, a pratiqué plus de cinq ans avant d’être démasquée… « Quand on paye des experts au tarif de femme de ménage, on a des expertises de femme de ménage ! » disait l’un des experts d’Outreau. Comment sont-ils formés, qui les choisit, quel est leur rôle et leur réel pouvoir ?

– Justiciables au bord de la crise de nerf

douze ans pour un divorce, trente-sept ans pour une liquidation d’entreprise, des procédures pesantes, une informatique dépassée, des moyens insuffisants… Au tribunal d’Aix-en-Provence, la lenteur de la justice est chronique. Cela a même valu à la France plusieurs condamnations de la Cour européenne des Droits de l’Homme pour dépassement des « délais raisonnables » de l’instruction. La présidente se bat pour faire fonctionner son tribunal mais les procédures n’en finissent pas et les sanctions arrivent trop tard. Résultat : des victimes en mal de réparation et une justice qui perd son sens. Immersion dans le quotidien d’un Tribunal de grande instance au bord de la crise de nerfs.


– Des condamnés en liberté

C’est l’un des scandales du système français : 80 000 condamnés à de la prison ferme sont en liberté. Igor, toujours pas incarcéré, trois ans après sa condamnation pour trafic de fausse monnaie, espère échapper à sa peine. Corinne, elle, a vécu vingt ans à 100 km de son violeur, un homme condamné par défaut à quinze ans, recherché en vain par la police. Sentiment d’impunité des coupables, incompréhension des victimes, pourquoi les peines prononcées ne sont-elles pas appliquées ? Qui faut-il incriminer ? Entre une justice incapable de faire appliquer ses décisions et des condamnés qui savent habilement jouer des failles d’un système, comment fonctionne l’exécution des peines en France ?

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