Ils sont trois prévenus à la barre, tous différents et pourtant unis par deux points communs : ils consomment de la drogue et étaient en possession d’objets volés il y a une semaine dans un pavillon de Saint-Martin-de-Valgalgues. L’un est quasiment voisin des victimes, l’autre habite à Saint-Privat-des-Vieux et le dernier à Alès.

La drogue qu’ils consomment, de façon plus ou moins régulière, les a conduits un jour à se rencontrer. Et en ouvrant un crédit auprès de l’Alésien qui le fournit sur des achats destinés à sa consommation personnelle, le troisième âgé de 30 ans, a mis le doigt dans un drôle d’engrenage. Car, pour rembourser une somme qui, selon le revendeur, le président ou l’un des avocats, varie entre 400 € et 1 200 €, il va falloir trouver des solutions.
L’Alésien,
tout juste 20 ans, menace de récupérer la voiture du mauvais payeur puis, selon la version de sa « victime », propose à son débiteur de mettre en vente divers objets, dont de nombreux bijoux. Là, les déclarations divergent puisque le vendeur de drogue affirme que c’est l’autre qui, en guise de remboursement, lui remet les objets volets. Objets qu’il donne, à l’exception d’une chevalière en or aussitôt mise à son doigt, au troisième individu. Consommateur de shit et en difficulté financière, il accepte de jouer lui aussi les intermédiaires.
Alors que le président a fait évacuer la salle afin de juger dans la sérénité, et selon même les propos du substitut du procureur, deux des prévenus semblent décidés à se passer la patate chaude. Celle du vol ! Lequel est impliqué à l’Alésien par les enquêteurs de la brigade des recherches et de la communauté de brigades Salindres – Saint-Martin qui ont trouvé dans sa cave et à son domicile des objets issus de deux autres vols. Lesquels, il l’affirme, ont été achetés à un individu depuis introuvable. Mais, pour autant, le vol n’est pas établi. L’avocate de celui que tout accable insiste sur ce fait.
Ce dont les juges tiendront compte en requalifiant les faits autour du recel et, dans le cas de l’Alésien, en y ajoutant la notion de tentative d’extorsion comme le confirme notamment un SMS.
Il sera condamné à six mois de prison et placé sous mandat de dépôt, l’autre individu, le plus impliqué, a écopé de trois mois ferme et a rejoint aussi la maison d’arrêt. Enfin, le troisième, condamné à un mois ferme, établira avec le juge d’application des peines les conditions d’exécution.
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