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Le Tribunal de commerce de Nanterre a condamné aujourd’hui les éditions Albert-René à verser près de 200.000 euros à la société BB2C du gendre du dessinateur d’Astérix Albert Uderzo, mais il a en revanche débouté BB2C de ses demandes au titre de rupture abusive de contrat.

Le jugement intervient dans le cadre des procédures qui opposent Albert Uderzo à sa fille unique Sylvie et à son gendre Bernard Boyer de Choisy, autour de la reprise par Hachette Livre finalisée en décembre 2008 de 60% d’Albert-René, qui édite les neuf derniers albums d’Astérix.

De 2002 à 2007, BB2C a rempli des missions de conseil en communication au profit d’Albert-René, jusqu’à la rupture entre les deux parties fin 2007.

Dans un premier temps, le tribunal a débouté Albert-René de sa demande de remboursement de 120.813 euros de frais de taxis et de voyages qui correspondaient, selon la maison d’édition, à des dépenses à titre privé de M. de Choisy, selon le jugement dont l’AFP a obtenu une copie.

Selon le tribunal, Albert-René avait en effet « parfaitement accepté le principe » de ces dépenses depuis plusieurs années.

La maison d’édition a par ailleurs été condamnée à verser 194.300 euros (plus les intérêts légaux) à BB2C au titre de factures impayées datant de 2007.

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Le tribunal de commerce donne raison au gendre d’Albert Uderzo
Enfin pas sur tous les points non plus…

Un autre volet vient de se clore dans la malheureuse affaire qui oppose Albert Uderzo et sa fille Sylvie ainsi que le mari de celle-ci Bernard Boyer de Choisy.

Cette fois la justice a tranché en ce qui concerne les relations entre la maison d’édition Albert-René et la société de conseil en communication de Bernard Boyer de Choisy, BB2C. Cette société avait en charge la communication de la maison d’édition de 2000 à 2007 rappelle l’AFP.

Albert-René réclamait un dédommagement de 120 813 € au titre des dépenses en transports offertes à Bernard Boyer de Choisy, alors que la société BB2C exigeait elle le paiement des factures impayées de 2007 et un dédommagement au titre de rupture de contrat abusive, et de préjudice moral.

La balance du tribunal de commerce de Nanterre a penché en faveur de BB2C. Ainsi Albert-René a été débouté de sa demande de dédommagement. En effet, le tribunal a estimé que la maison d’édition avait « parfaitement accepté le principe » des paiements de frais de transport au bénéfice de Bernard Boyer de Choisy. Et ce depuis plusieurs années.

Les paiements des factures impayées de 2007 ont aussi été exigés par le tribunal. Le montant total devrait s’élever à presque 200 000 € (194 300 € plus les intérêts légaux). Par contre les demandes de dédommagement pour rupture abusive de contrat et préjudice moral ont été rejetées.

Le tribunal a estimé que des éléments mettaient en évidence « un comportement fautif et déloyal » du mari de Sylvie Uderzo « justifiant la décision des Éditions Albert René de mettre un terme aux relations contractuelles liant les deux sociétés ».

Bernard Boyer de Choisy estime que la décision du tribunal l’a lavé de « tous les sous-entendus, calomnies et mensonges » dont il se disait la cible.

Rédigé par Mario, le samedi 16 mai 2009 à 16h19

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