La justice vénézuélienne à la recherche d'un patron de chaîne désinvolte

LEMONDE.FR avec Reuters | 12.06.10 | 11h54  •  Mis à jour le 12.06.10 | 15h59

a justice vénézuélienne a émis, vendredi 11 juin, un mandat d’arrêt contre le président d’une chaîne de télévision d’opposition et les autorités ont fouillé son domicile, sans toutefois trouver le principal intéressé.

Le procureur général a annoncé que Guillermo Zuloaga était recherché pour « usure » après sa mise en examen en 2009 pour stockage illégal de vingt-quatre voitures Toyota neuves dans un but spéculatif. Mais pour M. Zuloaga, ces accusations répondent à une motivation politique. Selon le magistrat, l’opposant fait aussi l’objet d’une enquête pour fausses déclarations et offense au chef de l’Etat, Hugo Chavez.

Globovision est souvent décrite comme ayant un fonctionnement proche d’un parti politique d’opposition, qui critique Chavez sans mâcher ses mots et invite des dirigeants politiques pour leur donner plus de visibilité.

Cette télévision est la dernière des grandes chaînes du Venezuela à avoir pu maintenir sa ligne éditoriale. Une autre, RCTV, a été interdite d’émettre en 2007 après avoir soutenu la tentative de coup d’Etat de 2002 contre Chavez. D’autres chaînes ont adouci leur ligne édotoriale pour éviter des représailles.

Manifestation de soutien devant le siège de la chaîne de  télévision vénézuélienne Globovision, à Caracas, en février 2008.
Guillermo Ramos Flamerich (GNU)
Manifestation de soutien devant le siège de la chaîne de télévision vénézuélienne Globovision, à Caracas, en février 2008.
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