Par Franck Berteau

Geneviève de Fontenay, présidente du comité Miss France, comparaît mardi 1er septembre devant la 14ème chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre pour 'injure publique'.Geneviève de Fontenay, présidente du comité Miss France, comparaît mardi 1er septembre devant la 14ème chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre pour ‘injure publique’.

Geneviève de Fontenay, présidente du comité Miss France, comparaît mardi après-mididevant la 14ème chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre pour « injure publique ». Luce Auger, Miss France 1961, l’accuse de l’avoir insultée à plusieurs reprises dans les médias. L’ex-miss revient sur cette affaire.

C’est la deuxième fois que vous poursuivez en justice Geneviève de Fontenay…

C’est exact. Elle m’avait déjà insulté dans les colonnes du quotidien Suisse Le Matin. J’avais alors été déboutée pour incompétence de territoire par le tribunal de Marseille. Mais elle a renouvelé ses injures dans un autre média, Télé Câble Sat Hebdo. Je ne veux plus me faire traiter de la sorte.

Pourquoi ces « insultes », comme vous dites?

J’ai souhaité prendre la défense de Valérie Bègue, Miss France 2008. Geneviève de Fontenay lui reprochait de s’être prêtée à des séances de photos dénudée. Je ne voyais pas comment la présidente du comité Miss France pouvait faire de tels reproches alors qu’à mon époque, c’est elle qui faisait poser nues certaines candidates, pretextant des sollicitations de sculpteurs et de photographes. C’est pour cette prise de position que j’ai eu le droit à des insultes.

Vous-même, on vous avait demandé de poser seins nus?

Absolument. Mais j’avais catégoriquement refusé. Par la suite, on m’avait souillée en me destituant de mon titre de Miss France et en tenant des propos diffamatoires à mon égard. Ces insultes font ressurgir le passé. Je veux simplement en finir avec cette histoire. Toute ma vie j’ai porté en moi, comme un cancer, tous les déboires que m’ont valus ces calomnies. Je n’en veux même plus à Geneviève de Fontenay, mais il faut que l’affront soit levé.

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Devant le tribunal, Mme de Fontenay assume ses propos sur une ex-miss

(AFP) – 

NANTERRE — Poursuivie pour « injure publique » par une ancienne miss, qu’elle avait insultée dans un magazine, Geneviève de Fontenay a assumé et justifié ses propos mardi après-midi devant le tribunal de Nanterre.

La présidente du Comité Miss France avait qualifié de « salope » Luce Auger, élue Miss France en 1961 puis destituée, dans une interview au magazine Télé Câble Sat Hebdo daté du 28 février au 6 mars 2009.

Cause de cette colère, des déclarations antérieures de Luce Auger, affirmant qu’au début des années 60, Geneviève de Fontenay et son mari aujourd’hui défunt obligeaient certaines candidates à poser seins nus en privé.

« J’étais tellement révoltée, scandalisée par ces allégations mensongères (…) Je ne trouvais pas d’autre mot », a dit Mme de Fontenay, âgée de 77 ans.

« Non, je ne regrette pas », a résumé la présidente du Comité Miss France, éternel chapeau sur la tête qu’elle n’a pas quitté à l’audience.

Le parquet a requis une amende avec sursis contre la prévenue, tandis que son avocat, Me Jérôme Pauvert, a plaidé la relaxe, en invoquant les « provocations » dont avait été victime sa cliente.

Luce Auger, qui réclame 50.000 euros de dommages et intérêts, est soutenue par l’ennemi juré de Geneviève de Fontenay, Michel Le Parmentier, président de l’Association internationale des concours de beauté pour les pays francophones (AICBPF) qui tente depuis des années de jeter le discrédit sur le Comité Miss France.

La 14e chambre correctionnelle du tribunal de Nanterre rendra son jugement le 6 octobre à 13H30.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés

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