La présidente du Comité Miss France, Geneviève de Fontenay, a été déboutée de toutes ses demandes par la 11e chambre de la Cour d’appel de Paris contre l’organisateur du concours Miss Europe Omar Harfouch, a-t-on appris de source judiciaire. 

Dans un jugement rendu le 3 juin, le tribunal a confirmé le jugement rendu en première instance le 6 juin 2008 par la 17e Chambre du tribunal correctionnel de Paris.

Ainsi, les juges ont-ils estimé que les propos tenus par M. Harfouch le 4 décembre 2006 dans les colonnes de « France-Soir » ne présentaient pas de caractère « injurieux et diffamatoire » envers la plaignante, qui s’était portée partie civile dans cette affaire.

« Au risque de paraître un peu dur, j’estime et je ne suis pas le seul à le penser, que Mme de Fontenay est une dame-anti-beauté, un personnage anti-glamour. Elle fait peur. A côté d’Alexandra Rosenfeld, elle a l’allure d’une sorcière », étaient les premiers propos reprochés Omar Harfouch.

Le jugement en appel a estimé qu’il s’agissait là d’appréciations subjectives portées par M. Harfouch « quant à l’apparence de la demanderesse par opposition aux personnages des Miss France auxquelles elle est indissociablement liée (…) et que ces expressions, si elles pouvaient paraître peu amènes, ne sauraient être considérées comme outrageantes ou méprisantes à son égard ».

Les juges avaient voulu replacer ces propos « dans le contexte de querelle et rivalité exacerbées opposant » les parties en présence.

Dans son action judiciaire, la présidente du comité Miss France avait aussi estimé diffamant d’autres propos de M. Harfouch tirés du même article. « Les prix substantiels (du concours Miss Europe) sont directement alloués à la lauréate. Pour une dame (Mme de Fontenay) habituée à exploiter une gagnante durant l’année qui suit sa désignation et à vivre de ce système, c’est évidemment intolérable », ajoutait alors M. Harfouch.

Ces derniers propos n’ont pas non plus été jugés diffamatoires en appel, le tribunal ayant maintenu la distinction entre « diffamation » et « expression d’une opinion ou d’un jugement de valeur, autorisée par le libre droit de critique ». AP

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