Élodie Jung, substitut du procureur… jusqu'en mai


jeudi 05.02.2009, 04:49 – La Voix du Nord

Après Arras et Boulogne, Élodie Jung vient de commencer son cinquième poste de substitut placé. Après Arras et Boulogne, Élodie Jung vient de commencer son cinquième poste de substitut placé.
|  JUSTICE |

Lundi, Élodie Jung a découvert son nouveau bureau de substitut du procureur d’Hazebrouck. Mardi, elle a plongé dans le grand bain judiciaire flamand lors d’une audience à juge unique. À 29 ans, cette jeune femme originaire de Strasbourg vient d’entamer son cinquième poste de substitut placé.

PAR PERRINE DIÉVAL

hazebrouck@lavoixdunord.fr Arriver au sein d’une juridiction appelée à disparaître, ça fait quel effet ? En écoutant cette question, le visage d’Élodie Jung s’illumine d’un sourire doux. «  Je suis curieuse de découvrir une juridiction de cette taille et qui est amenée à fermer du fait de sa taille, glisse-t-elle. Mais tout cela n’est pas pour demain… » Effectivement. Et Élodie Jung aura vraisemblablement quitté les monts de Flandre en janvier 2011. De par son statut même, d’abord : elle fait partie des sept substituts du procureur placés rattachés à la cour d’appel de Douai, dont le rôle est de renforcer occasionnellement les effectifs de juridictions.

Ensuite, parce qu’elle a formulé le souhait, en décembre, d’être fixée au parquet du tribunal de grande instance de Lille. Pour une prise de fonction éventuelle en septembre.

Pour autant, la nouvelle substitut du procureur de la République d’Hazebrouck semble attaquer sa cinquième affectation – courant pour l’heure jusqu’au mois de mai – avec envie. « J’ai fait le choix d’être magistrat placé dès la fin de mes études », explique-t-elle. « Ce qui est intéressant, c’est de voir plusieurs pratiques et de s’adapter sans cesse à de nouvelles manières de travailler. C’est quelque chose de très formateur », souligne la jeune femme, qui a emprunté la voie royale. Entendez maîtrise de droit, institut d’études politiques de Paris et École nationale de la magistrature à Bordeaux. Avant un stage d’un an et demi à Grenoble. Et un premier poste à Béthune, en septembre 2007.

Depuis, Élodie Jung a accumulé les expériences, parcourant la région d’Arras à Boulogne, dernière ville où elle est restée en poste quatre mois. Ce qui la marque le plus dans son travail ? «  La variété des tâches », des audiences aux permanences téléphoniques de nuit, en passant par les dossiers d’instruction. «  Justement, à Hazebrouck, ça va être différent : ici, ce sera encore plus diversifié que dans des tribunaux de grande instance plus importants, où tout est plus sectorisé. » •

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