AFP 16.03.10 | 21h22

David Headley, un Américain d’origine pakistanaise, va plaider coupable des charges pesant contre lui pour son rôle dans la préparation des attentats de Bombay qui avaient fait 166 morts en novembre 2008, a-t-on appris mardi auprès d’un tribunal américain.

Headley, qui coopère avec la justice depuis son arrestation en octobre 2009, devrait comparaître devant un tribunal fédéral de Chicago (Illinois, nord) jeudi à 18H30 GMT pour une audience au cours de laquelle il doit modifier ses précédentes déclarations, selon des documents de justice.

David Headley, 49 ans, fils d’un diplomate pakistanais, accusé d’avoir des liens avec deux organisations basées au Pakistan et considérées comme terroristes par Washington, avait plaidé non coupable à deux reprises, le 9 décembre et le 27 janvier.

Son avocat avait alors indiqué que son client était « en discussions avec le gouvernement » sur les chefs d’inculpation, laissant ouverte la possibilité d’un accord dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable.

On ignorait mardi si David Headley s’apprêtait à plaider coupable pour l’ensemble des charges pesant contre lui ou seulement pour une partie, l’accusation refusant de donner des détails à ce sujet.

M. Headley avait été arrêté à Chicago (Illinois, nord) le 3 octobre, soupçonné de préparer un attentat contre le quotidien danois Jyllands-Posten, qui avait publié en 2005 des caricatures du prophète Mahomet.

Mais deux mois plus tard, les autorités américaines ont révélé qu’elles l’accusaient également d’avoir fait des repérages pour les attentats sanglants dans la plus grande ville indienne, où il a fait cinq longs séjours entre septembre 2006 et juillet 2008.

Prison ferme pour des chirurgiens de la Clinique du sport
Reuters 17.03.10 | 15h31

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PARIS (Reuters) – Deux chirurgiens poursuivis pour des infections nosocomiales ayant touché plusieurs dizaines de personnes opérées à la Clinique du sport à Paris entre 1988 et 1993 ont été condamnés à des peines de prison ferme.Pierre Sagnet, ancien directeur de cet établissement, est frappé par le tribunal correctionnel de quatre ans de prison, dont 18 mois fermes, et 50.000 euros d’amende.

Il est reconnu coupable de « blessures involontaires et tromperie sur les qualités de prestations de service ».

Didier Bornert est sanctionné par une peine de deux ans, dont six mois fermes, et Patrick Béraud, dernier chirurgien poursuivi, a écopé de huit mois de prison avec sursis.

Un appel suspensif est possible pour les trois prévenus, qui nient les charges. Il n’y aura donc très probablement pas d’emprisonnement dans l’immédiat. Une douzaine de victimes se sont constituées parties civiles.

L’instruction qui a duré plus de dix ans a conclu que les infections dont elles ont été affectées ont été causées par une bactérie dite de « Xenopi » qui se trouvait dans le réseau d’eau de l’établissement, et y a prospéré en raison de ce que l’accusation considère comme des négligences.

La stérilisation des équipements, les cadences d’opération qui n’auraient, selon l’accusation, pas permis de travailler dans des conditions d’hygiène satisfaisantes et la qualification du personnel paramédical ont été mises en cause.

Il était notamment reproché aux prévenus d’avoir négligé de prévenir les patients lorsque le problème a été identifié, afin de ne pas troubler les affaires de cet établissement privé, qui a depuis changé de nom et de propriétaires.

Thierry Lévêque, édité par Yves Clarisse

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