Meurtre: le procès de Barrie Taylor suspendu dès l'ouverture jusqu'à mardi

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NANTERRE (AFP) — Le procès de l’Américaine Barrie Taylor, rejugée depuis lundi en appel à Nanterre pour le meurtre de l’épouse de son amant en 1993 à Versailles, a été suspendu jusqu’à mardi, la cour n’ayant pas les éléments pour répondre à une demande d’annulation de la procédure formulée par l’accusée.

Dès l’ouverture du procès lundi matin, le nouvel avocat de Barrie Taylor, Me Eric Plouvier, a demandé l’annulation de l’extradition de sa cliente des Etats-Unis vers la France, en 2007, au motif que celle-ci ne se serait pas vu notifier le droit de contester cette procédure.

Il y a ajouté une demande de remise en liberté de l’accusée, âgée de 59 ans, en mettant en avant sa fragilité psychique.

La cour s’est retirée pour délibérer à 12H30, mais en début d’après-midi, la présidente Sabine Foulon a finalement annoncé une suspension jusqu’à mardi matin.

« Nous n’avons pas toutes les pièces du dossier », a-t-elle déclaré, en expliquant que le dossier avait « fait des allées et venues » entre le greffe de la cour d’assises, à Nanterre, et celui de la chambre de l’instruction, à Versailles.

Lundi matin, l’Américaine, physiquement frêle, avait appuyé sa demande de remise en liberté, en assurant d’une petite voix et en Américain: « Je suis prête à porter un bracelet électronique ».

Incarcérée à Fresnes, l’accusée est transportée en ambulance à son procès et se déplace dans une chaise roulante poussée par des policiers. La cour d’assises lui a autorisé de comparaître assise entre ses deux avocats et l’interprète et non dans un box vitré.

En fuite de 1998 à 2003, arrêtée en Californie puis extradée vers la France en 2007, Barrie Taylor avait été condamnée en avril 2008 à 18 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises des Yvelines pour avoir tué l’épouse de son amant à coups de marteau, verdict dont elle a fait appel.

Lors du procès, elle avait reconnu son « entière responsabilité » dans le drame, après avoir affirmé pendant quinze ans qu’elle avait dû répondre à une violente agression de la victime.

En 1993, les policiers l’avaient surprise alors qu’elle creusait une fosse dans un jardin pour y ensevelir le corps de la victime.

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