LE MONDE | 23.05.09 |

u cours de la même année 1857, la sixième chambre criminelle du tribunal correctionnel de Paris est le théâtre de deux procès retentissants : celui intenté à Gustave Flaubert pour
Madame Bovary, en janvier, et à Charles Baudelaire, en août, pour
Les Fleurs du mal. Les deux auteurs comparaissent pour
« outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes moeurs ». A chaque fois, l’accusation est représentée par le terrible procureur Ernest Pinard, qui ajoutera un peu plus tard Eugène Sue à son tableau de chasse.
Librio reproduit ces deux procès passionnants en livrant les pièces du dossier (réquisitoire, plaidoiries de défense, jugement) et en les resituant dans le contexte de l’époque. Ils sont accompagnés d’une présentation de l’oeuvre incriminée et d’une biographie de leur auteur. De nombreux extraits de correspondances dans lesquelles chacun d’entre eux évoque son affaire et témoigne de son inquiétude face au risque de censure, ajoutent à l’intérêt de ces recueils.
Librio, 94 p., 3 €, chacun.
Article paru dans l’édition du 24.05.09
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