Au cours d’une dispute avec sa femme, il l’aurait « bousculée ». Seulement, elle a atterri deux mètres plus loin, grièvement blessée…

Ce genre de disputes n’arrive que trop fréquemment. Mais toutes ne se règlent pas devant le tribunal. Beaucoup trouvent une issue dans la médiation ou les stages mis en place par le tribunal pour les maris trop violents. Dans le cas de Christian U., impossible : les blessures infligées à son épouse étaient trop graves. Pourtant, il assure que le 23 avril 2008, dans leur maison d’Angres, il n’a fait que « la bousculer » d’une « tapette sur le visage » – d’après ce qu’il a raconté aux policiers parce qu’il n’est pas venu au tribunal.

Elle n’en a pas du tout gardé les mêmes souvenirs. D’après elle, il venait de rentrer du travail quand il s’est octroyé une bouteille de whisky. Rien que ça. Bien assez pour l’échauffer et déclencher un flot d’insultes. De la « bousculade », elle ne se souvient que fort peu : projetée à presque deux mètres, elle a sombré quelques instants dans l’inconscience, avant d’être emmenée à l’hôpital. Partie pour de longs mois de soins.

Circonstance aggravante : elle est invalide à 80 %. Elle a subi trois opérations à coeur ouvert et enduré une longue rééducation. « Sa jambe s’est retournée » dans la chute, explique Me Robert. Le tribunal lui a accordé 1 500 E de provisions en attendant qu’un expert statue sur son état. La peine, elle, a été fixée à 6 mois avec sursis contre le mari. Deux fois plus que requis par le parquet. •

vendredi 14.08.2009, 04:42 La Voix du Nord

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