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Par SHARON WROBEL
15.12.09
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Le ministre des Finances, Youval Steinitz a critiqué lundi le système judiciaire. Il lui reproche des décisions, qui, selon lui, vont coûter des millions, voire des milliards, de shekels à l’Etat. Il risque ainsi de causer de graves répercussions économiques sur le pays.

Le ministre des Finances, Youval Steinitz.
Photo: Knesset channel , JPost

« En cette période de crise économique nous avons vu toutes les entités faire preuve de responsabilité, que ce soient le gouvernement, le syndicat national des travailleurs (Histadrout) ou les employeurs. C’est l’une des raisons qui explique comment l’économie israélienne a été en mesure de sortir de cette crise en relativement bonne forme », a-t-il souligné lors d’une conférence à Tel-Aviv. Il déplore néanmoins la conduite du système judiciaire. « Malheureusement un organe très important dans le système ne montre pas la responsabilité économique nécessaire : le système judiciaire en général et la Cour suprême en particulier. »

Steinitz a cité une récente décision de la Haute Cour de justice sur les plus-values fiscales. Selon lui elle aurait empêché le gouvernement de collecter deux milliards de shekels par an. « Ce sont les recettes qui manquent au budget de l’Etat », a-t-il déclaré. « Les juges n’ont pas à s’inquiéter de la façon de financer des changements qui se chiffrent en milliards. C’est à nous de le faire. »

Responsabiliser les juges

Le ministre a fait savoir qu’il étudiait les moyens qui obligeront les juges à tenir compte de considérations d’ordre budgétaire et macro-économiques dans leurs décisions. Pour lui, la discipline dans la planification économique est une clé indispensable à la cohésion économique, qu’il s’agisse de maintenir les budgets nationaux ou de mettre en œuvre des politiques budgétaires prudentes.

En dépit de ces considérations, le bilan reste positif. « L’obscurité se dissipe, et nous commençons à voir une lumière au bout du tunnel », a reconnu le ministre. « Les exportations se redressent après avoir chuté de plus de 30 % à la fin de l’année 2008. Une amélioration du taux de chômage est visible, le déficit sera raisonnable et l’économie passe progressivement d’une croissance négative à une croissance renouvelée. »