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Confusion au tribunal

Il y a des audiences qui démarrent mal. Hier, le tribunal correctionnel de Meaux, présidé par Catherine Morin, s’apprêtait à juger en comparution immédiate une affaire d’une banalité affligeante. L’histoire : quatre policiers du commissariat de Noisiel outragés le 13 juin à Torcy par deux hommes, qui avaient eu de surcroît la mauvaise idée de se rebeller.


C’est devenu intéressant lorsque la présidente a commencé à lire la prévention. Elle s’est aperçue qu’il ne s’agissait ni de la bonne date, ni de la bonne ville, ni de la bonne qualification des victimes… Il manquait l’estimation des blessures d’une victime, les infractions étaient redondantes. Et, cerise sur le gâteau, deux des policiers parties civiles escortaient les prévenus dans le box ! L’un d’eux affichait un sourire qui n’a échappé à personne dans la salle.

Deux policiers parties civiles escortent les prévenus dans le box

Steve, 21 ans, un des prévenus, au casier judiciaire vierge, avait voulu se mêler de l’interpellation de son beau-frère, qu’il trouvait trop musclée. Il s’était retrouvé plaqué au sol « dans les buissons ». A son encontre, la substitute du procureur a requis des heures d’intérêt général. Il a écopé d’une amende de 300 . Quant à Sidi, 28 ans, au profil judiciaire plus lourd, il refusait de répondre aux questions des magistrats, persuadé qu’on ne l’écouterait pas. Un juge assesseur a insisté pour avoir sa version. C’est son avocat qui a le mieux expliqué son point de vue : « Mon client a été invité à montrer ses papiers. Le temps qu’il les sorte de son sac banane, quatre policiers lui ont sauté dessus. C’était disproportionné. »
Les policiers, dans le box, pouvaient difficilement donner leur version ! Selon la substitute, ils avaient eu affaire à un jeune très excité. Elle a requis six mois de prison, dont trois ferme, avec mandat de dépôt à l’audience. Le tribunal a opté pour… cent jours-amendes.

Guénaèle Calant |

Le Parisien

Des policiers condamnés pour le harcèlement d'une collègue

NOUVELOBS.COM | 10.06.2009 | 09:12

Condamnés à six mois de prison ferme pour le harcèlement et l’agression sexuelle d’une de leur collègue, les trois policiers avaient menotté leur victime avant de se livrer sur elle à un jeu malsain avec une matraque.

Trois policiers ont été condamnés à six mois de prison ferme pour le harcèlement et l'agression sexuelle d'une de leur collègue. (Sipa)

Trois policiers ont été condamnés à six mois de prison ferme pour le harcèlement et l’agression sexuelle d’une de leur collègue. (Sipa)

Le tribunal correctionnel de Versailles a condamné trois policiers à six mois de prison ferme pour avoir harcelé et agressé sexuellement une de leurs collègues féminines au commissariat de Vélizy (Yvelines) de décembre 2007 à octobre 2008.
Le tribunal a été au-delà des réquisitions du procureur de la République qui avait réclamé à leur encontre de 18 à 24 mois de prison avec sursis.
Les policiers, qui devront également payer 7.000 euros de dommages et intérêts à la victime, ont dix jours pour faire appel.

Jeu malsain avec une matraque

« Une nouvelle condamnation en appel marquerait la fin de leur carrière dans la police », a indiqué Me Bussy-Renauld, l’avocate de la jeune femme.
Dans un climat lourd et tendu, la fonctionnaire de police avait raconté le jour de l’audience le calvaire enduré pendant plus d’un an au sein du commissariat.
Victime d’insultes quotidiennes et de propositions sexuelles émanant de ses collègues, la jeune femme subissait également des attouchements.
Ses collègues l’avaient même menottée avant de se livrer sur elle à un jeu malsain avec une matraque.

Stress de la profession

A la barre, les prévenus ont justifié leurs gestes par l’ambiance particulière régnant au sein du commissariat et le stress de leur profession, « ne se rendant pas compte » de la souffrance de la jeune femme.
Décrite comme « faible », « effacée », cette dernière avait fini par dénoncer les faits à un fonctionnaire travaillant au sein d’une autre brigade.
« Vous avez failli à votre devoir qui est le respect absolu des personnes! Aujourd’hui, vous ne devez pas vous attendre à de la complaisance de la part de l’autorité judiciaire! », avait lancé le procureur de la République aux trois jeunes hommes.

A l'heure d'un blocage des prisons, le procès d'un surveillant qui a sombré

LE MONDE |

ans le box du tribunal de Créteil, jeudi 30 avril, il est vêtu d’un survêtement bleu marine, comme l’uniforme qu’il portait jusqu’au 11 juin 2008. Ce jour-là, Pascal Sivera, 37 ans, avait mis comme tous les jours sa tenue de membre du corps d’élite de l’administration pénitentiaire, les ERIS (équipes régionales d’intervention et de sécurité), chargé d’intervenir dans les prisons, lors d’incidents graves. Il est allé à l’armurerie prendre un fusil à pompe, deux revolvers, deux grenades et des munitions, puis il s’est enfermé dans sa chambre, avec une bouteille de whisky, dans le foyer qui jouxte la prison de Fresnes, où vivent des surveillants.

Après avoir discuté avec ses supérieurs, il en est sorti en fin d’après-midi, avec tout cet arsenal, auquel il a ajouté les deux sabres de combat et le coupe-coupe, qu’il conservait chez lui. Il a dit qu’il voulait « mourir au combat ». Au tribunal, il raconte : « Deux trinômes de policiers m’attendaient, ça m’a mis en colère. J’ai pointé mes armes sur eux. » Il a tiré à plusieurs reprises, le plus souvent en l’air, sans atteindre personne.

« JE SAVAIS CE QUE JE FAISAIS »

L’affaire est jugée au moment où les agents pénitentiaires, menaçant d’un blocage des prisons à partir de lundi 4 mai, dénoncent la dégradation de leurs conditions de travail et la pression croissante qu’ils subissent en raison de la surpopulation carcérale.

Les policiers venus témoigner expliquent : « On a compris qu’il voulait qu’on fasse le boulot à sa place. » C’était un scénario pour se tuer. En revenant dans le foyer, Pascal Sivera a tiré sur la porte du studio d’une autre surveillante, qui s’est constituée partie civile. Puis il est monté sur la terrasse pour tirer sur les surveillants du mirador : « Je les ai flashés avec le laser. »

Le prévenu parle posément en racontant cet après-midi de chien où il a craqué. « Je n’ai mis personne en danger. Je suis moniteur de tir. Si j’avais voulu tuer, il y aurait eu des morts. Il n’y a eu aucune victime, aucun blessé. Je savais ce que je faisais. » Il se tient droit comme un « i », trois heures durant, répondant parfois aux questions par un simple et militaire : « Affirmatif ».

Il a été pendant cinq ans parachutiste « engagé volontaire ». Devenu surveillant, il est bien noté, et reçoit deux fois des félicitations, après ses interventions dans les ERIS. Il travaille d’abord dans l’équipe cynotechnique, où il reçoit un blâme pour ne pas s’être occupé assez bien de son chien malade. Il le conteste. Mais d’autres ennuis avec sa hiérarchie viennent s’ajouter à ses soucis familiaux et, surtout, à ses énormes problèmes financiers : 35 000 euros de dettes.

« On m’a dit que les problèmes personnels et financiers ne regardaient pas l’administration pénitentiaire, indique-t-il. C’est un métier assez dur. On prend sur soi. Après, on s’étonne que des surveillants se suicident. » Le tribunal l’a condamné à quatre ans de prison dont deux avec sursis.

Alain Salles
Appel au blocage des prisons du 4 au 7 mai

Les trois syndicats de surveillants pénitentiaires (CGT, FO, Ufap) appellent à un « blocage progressif » des prisons du 4 au 7 mai, empêchant l’entrée et la sortie des prisonniers. Une rencontre avec Rachida Dati, jeudi 30 avril, qui a cédé sur de nombreuses revendications, n’a pas modifié leur détermination.

Article paru dans l’édition du 03.05.09

À Damgan, l'ancien policier avait frappé son épouse

En séjour à Damgan à la fin de l’année 2007, un policier à la retraite, originaire de Loire-Atlantique, avait infligé une série de coups de poing à son épouse. L’affaire avait été évoquée à l’audience du 11mars, mais le tribunal de Vannes avait mis son jugement en délibéré. La décision a été rendue hier et s’est traduite par une peine de deux mois de prison avec sursis. En toile de fond du différend: le comportement d’une des deux filles du couple que le prévenu jugeait inadmissible. Le 26décembre 2007, la victime a dû subir plusieurs coups de poing dans les côtes, à tel point qu’elle a enduré deux fractures et des douleurs respiratoires. L’épouse s’était réfugiée dans la chambre d’une des filles du couple, ce qui n’a pas empêché son mari de la frapper à nouveau au visage lorsque cette dernière a refusé de regagner la chambre conjugale.

«La main lourde»

Condamné le 28novembre 2008 à six mois de prison ferme dans cette affaire, le prévenu avait pu faire opposition à ce premier jugement car il n’avait pas été dûment convoqué à l’audience. «Le prévenu avait eu la main lourde, et peut-être que le tribunal avait eu aussi la main un peu trop lourde en condamnant à de la prison ferme cet homme dont le casier judiciaire était vierge», avait noté le 11mars le procureur, Guy Chassot, avant de requérir la réduction de la peine déjà prononcée dans cette affaire. Le prévenu avait, quant à lui, reconnu les faits et dit regretter son geste. La victime avait souligné qu’il ne s’agissait pas du seul épisode violent qu’elle a connu au cours de sa vie de couple.

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Larmor-Plage. Vol et détournement de carte bleue entre patients

Le tribunal de Vannes s’est penché, hier, sur le cas d’une femme poursuivie en correctionnelle pour abus de confiance, vol de carte bancaire et escroquerie. Les faits se sont produits dans une clinique psychiatrique de Larmor-Plage, en avril2008. La prévenue, qui était alors patiente de l’établissement, a abusé de la confiance d’une autre personne souffrante, laquelle lui avait confié sa carte bleue avec le code secret afin d’effectuer un retrait de 30EUR. Elle en a alors profité pour retirer 120EUR supplémentaires qu’elle a conservés. Par la suite, elle a dérobé la carte bancaire dans la chambre de la patiente et s’en est servie à Lorient, Auray et Questembert pour effectuer divers achats d’un montant total de 2.500EUR. La défense a souligné son état de «fragilité» lié à une pathologie psychiatrique.

Six mois de prison avec sursis

Le parquet a requis contre elle une peine de huit mois de prison avec sursis, compte tenu d’une récente condamnation à son casier judiciaire. Le tribunal l’a finalement condamnée à six mois de prison avec sursis.

À Brest un avocat attaque la police

Sale ambiance dans le petit monde judiciaire brestois, depuis qu’un avocat a porté plainte contre un policier. Dix mois après les faits, un juge d’instruction vient tout juste d’être désigné. À Rennes. Les faits remontent au1eravril2008. Ce jour-là, dans le palais de justice de Brest, un avocat commis d’office remet un papier, sur lequel figurent ses coordonnées professionnelles, à l’un des deux mis en examen qu’il vient d’assister devant le juge des libertés et de la détention. Le chef de l’escorte de police s’interpose, et contre toute attente, saisit le papier et le lit. D’abord interloqué, l’avocat proteste. Il remet un deuxième billet, identique, au second mis en examen. Malgré les mises en garde de l’avocat, le policier récidive. Pour l’avocat, l’infraction d’atteinte au secret des correspondances, «principe fondamental de la défense», est constituée. Il porte plainte.

Plainte classée avocats au créneau

Deux mois plus tard, après avoir entendu les seuls policiers de l’escorte et effectué un rappel à la loi, le procureur de la République estime que «l’incident» est clos. Il classe l’affaire. Impensable pour l’avocat, qui estime que son intégrité professionnelle a également été mise en cause. Il dépose une nouvelle plainte, avec constitution de partie civile. Procédure qui a pour avantage, à ce stade, de déclencher automatiquement l’ouverture d’une information judiciaire. Ce qui est fait, le 10octobre dernier. Fait rarissime, l’Ordre des avocats décide, à l’unanimité, de se joindre à l’action judiciaire, en déposant, lui aussi, plainte. «Il s’agit d’une grave atteinte aux droits de la défense, souligne-t-on à l’Ordre des avocats. Si cela n’avait été qu’un simple incident, vous pensez bien que nous aurions réglé cela différemment». Le climat est alors tellement «électrique» que le parquet de Brest et les différentes parties émettent le souhait de dépayser le dossier. La Cour de cassation est saisie. Elle vient tout juste d’accéder à la demande des parties. Elle a confié, ce mois-ci, le dossier à un juge d’instruction rennais, «dans l’intérêt d’une bonne administration de la justice».

* Hervé Chambonnière
4 mars 2009

Loire : un policier des RG condamné à 15 mois avec sursis pour extorsion

SAINT-ETIENNE, 27 fév 2009 (AFP) – Un policier des renseignements généraux vient d’être condamné à 15 mois de prison avec sursis pour extorsion de fonds avec menace et violence par le tribunal correctionnel de Montbrison (Loire), a-t-on appris vendredi de source judiciaire.

Lors de l’audience du 15 janvier, dont le jugement avait été mis en délibéré, le parquet avait requis un an de prison, dont neuf mois avec sursis, à l’encontre de ce gardien de la paix de 34 ans qui travaillait aux RG du Rhône, lors des faits commis le 15 septembre 2007 à Feurs (Loire).

Ce jour-là, il avait accompagné son frère, artisan, dans un commerce dont il avait menacé et frappé le gérant, en exhibant sa carte de police, pour exiger le versement de 5.000 euros correspondant à un reliquat contesté d’une facture de travaux de charpente.

Le commerçant, qui s’est vu prescrire une ITT (interruption totale de travail) de trois jours, avait finalement acquitté la totalité de la facture qu’il contestait, à cause de malfaçons, puis déposé plainte.

Le policier était alors revenu dans le magasin de la victime, la menaçant cette fois verbalement.

A la suite d’une enquête de l’inspection générale des services (IGS, la « police des polices »), une première sanction administrative avait été infligée au fonctionnaire, dont la condamnation sera inscrite au casier judiciaire.

Son frère, âgé de 35 ans, a pour sa part été condamné à 10 mois de prison avec sursis pour extorsion de fonds avec violence.

dm-dfa/df

01-03-2009

Nantes: 3 policiers condamnés pour "faux témoignage" et "délaissement"

« Ce jugement est extrêmement grave » réagit le secrétaire régional du syndicat de police Alliance Thierry Spitz dans Presse Océan, ajoutant « Ce jugement signifie que demain, on pourra tous être traduits devant les tribunaux parce qu’on n’aura pas pris en charge une personne qui a bu. » Lire la suite l’article
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Dans la nuit du 22 au 23 novembre 2006, trois policiers avaient contrôlé un homme en état d’ébriété à Nantes, en Loire-Atlantique.

Puis cet homme avait disparu.

Le 12 décembre suivant, le corps de Taoufik el-Amri, 33 ans, était retrouvé dans un canal.

Dans un premier temps, les policiers avaient affirmé avoir relâché l’ouvrier tunisien dans une rue passante de Nantes.

Alors qu’il s’agissait en fait d’une zone très peu fréquentée à plus de 600 mètres de l’endroit où le malheureux avait été contrôlé, selon Europe 1.

En le laissant dans cet endroit éloigné de tout, les policiers pensaient ne pas être vus.

Mais des témoins de la scène ont été retrouvés, précise Europe 1.

Et le mensonge des policiers mis à jour.

Ce soir-là, les témoins avaient même vu Taoufik el-Amri sortir en vie du fourgon de police, en état d’ébriété avancé, selon Europe 1.

Les trois policiers ont été condamnés jeudi, par le tribunal correctionnel de Nantes, à quatre mois de prison avec sursis pour «faux témoignage» et «délaissement».

A l’audience, les policiers ont réfuté l’accusation de «délaissement», précise encore Europe 1.

Ils ont toutefois admis que la victime était en état d’ébriété, mais ils ont expliqué qu’ils n’avaient pas procédé à son interpellation car «il parlait correctement, n’était pas agressif et ne présentait pas de trouble à l’ordre public.»

L’autopsie pratiquée après la mort de Taoufik el-Amri a révélé qu’il était mort de noyade quelques heures plus tard par hydrocution.

Il présentait un taux d’alcoolémie de 3,74 grammes par litre de sang au moment où il est tombé dans le canal…

Les policiers ont 10 jours pour faire appel.

Le syndicat Alliance ne « veut pas en rester là »: c’est ce qu’il dit à Presse Océan.

Sami Benmeziane : deux mois de prison avec sursis requis

17:55 – lundi 23 février 2009

L’instituteur poursuivi pour avoir tordu le doigt d’un policier lors d’une manifestation contre les mesures Darcos à l’inspection académique en juin dernier comparaissait cet après-midi devant le tribunal correctionnel de Nantes. Le procureur a requis deux mois de prison avec sursis et 600€ d’amende. L’avocat de Sami Benmeziane a plaidé la relaxe. Le jugement sera rendu le mardi 10 mars.

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14:22 – lundi 23 février 2009

700 à 800 manifestants devant le palais de justice de Nantes

Le mot d’ordre était de rester silencieux pour ne pas géner l’audience. Les 700 à 800 manifestants maintenant rassemblés devant le palais de justice de Nantes l’appliquent à la lettre. Enseignants pour la plupart mais aussi parents d’élèves, ils manifestent leur soutien à Sami Benmeziane, l’instituteur d’Indre actuellement jugé à l’intérieur du tribunal pour rébellion.Cet enseignant de 43 ans est poursuivi pour avoir blessé un policier au doigt après une altercation en juin 2008, lors d’une manif anti-Darcos. Il encourt un an de prison et 15 000 euros d’amende.
Plus d’informations demain dans Ouest-FranceOuest-France

Dexter ou la justice Ultime

 

 

Dexter ou la justice Ultime

 

 

 

« Dexter », série américaine qui vous plonge dans le politiquement incorrecte aussi sûrement qu’il vous enfoncerait un couteau dans le ventre.

 

Visage angélique et beau sourire, Dexter est un sérial killer
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Dexter est une série télévisée américaine créée par James Manos Jr d’après le roman de Jeff Lindsay, Ce cher Dexter, et diffusée depuis le 1er octobre 2006 sur Showtime. En Belgique francophone, la série est diffusée depuis le 17 mars 2007 sur Be Séries et depuis le 22 mai 2008 sur RTL-TVI ; en France, depuis le 17 mai 2007 sur Canal+, et le sera après sur TF1 dans une version qui sera probablement allégée de certaines scènes.

Expert en analyse de traces de sang dans la police le jour, tueur en série la nuit, Dexter Morgan n’est pas exactement un citoyen américain comme les autres. Il porte, en effet, un lourd secret. Traumatisé dans sa plus tendre enfance puis recueilli par un officier de police de Miami, il se dit incapable de ressentir la moindre émotion. Incapable… si ce n’est lorsqu’il satisfait les pulsions meurtrières que son père adoptif lui a appris à canaliser : de fait, Dexter ne tue que les autres tueurs qui sont parvenus à échapper au système judiciaire, afin de protéger les innocents. Dexter se pose donc comme un véritable justicier de l’ombre, et bien que sa soif de tuer lui pèse, il parvient à mener une existence relativement normale et à sauver les apparences auprès de ses collègues, amis et petite amie.

. Un cocktail d’ingrédients pour une serial série !

La série reprend les lieux, les personnages et le début du roman Ce cher Dexter, cependant les auteurs de la série ont préféré se détacher de la fin de celui-ci et de ne pas suivre le deuxième roman, Le Passager noir. La série et le livre peuvent donc être considérés comme deux histoires sensiblement différentes.

Cette série marque le retour à la télévision de Michael C. Hall révélé dans Six pieds sous terre et de Julie Benz connue pour son personnage de Darla dans Buffy contre les vampires puis Angel.

Dexter reprend le thème du personnage à double visage, modèle professionnel d’un côté, tueur en série de l’autre, à l’instar du personnage de Patrick Bateman imaginé par Bret Easton Ellis dans le livre American Psycho, paru en 1991, adapté au cinéma en 1999 par Mary Harron. La première saison comporte plusieurs références à ce sujet :

  • en premier lieu, le générique de début rappelle fortement celui du film, jouant avec le thème de la couleur rouge, propre au sang, véritable s’agissant du générique de Dexter, simple pulpe de fruit dans American Psycho (Dexter y découpant par ailleurs également une orange sanguine) ;
  • plus explicitement, Dexter, afin d’obtenir des tranquilisants pour animaux, utilise le pseudonyme Patrick Bateman ;
  • de plus, dans l’épisode 1- 8 (Démystification [VF] / Shrink Wrap [VO]), Dexter, se rendant chez un psychanalyste, se fait alors appeler Sean Ellis. Sean étant le prénom du frère de Patrick Bateman (protagoniste du film Les Lois de l’attraction), Ellis le nom de son auteur précité.

L’épisode neuf se termine par un extrait de la chanson Have you ever seen the rain? de Creedence Clearwater Revival, déjà utilisé de la même manière à la fin du premier épisode de la série Cold Case.

La grève des scénaristes américains commencée en novembre 2007 a pour conséquence l’arrêt de la production de nombreuses séries, ce qui entraîne une pénurie d’épisodes inédits. Pour pallier en partie cela, CBS (Showtime appartient au conglomérat CBS Corporation) décide de diffuser la première saison de Dexter à partir du 17 février 2008. Les épisodes sont censurés de certaines scènes qui ne correspondraient pas à une diffusion grand public.

Le 21 octobre 2008, en pleine diffusion de la troisième saison la chaîne Showtime commande deux saisons supplémentaires de douze épisodes chacune. La production de la quatrième saison est prévue pour débuter au printemps 2009.

. Envisager la mort comme ultime outils juridique ?

Un héros qui s’est mis en quête de justice grâce à un don très particulier : celui de donner la mort.

La justice ne pourrait alors plus se passer de la mort pour véritablement exister, voilà le postulat que notre héros fait en observant la décadence du monde qui l’entoure et l’impuissance de la justice face au crime.

Est-ce alors une excuse pour tuer des criminels, semble-t-il avéré ?

Chez Dexter le meurtre est dans sa nature il sait qu’il devra tuer, cette faille judiciaire devient alors le prétexte tant attendu et totalement assumé. Dexter doué d’une intelligence hors-norme ne peut qu’être l’instrument de Dieu.

Ainsi il devient claire pour un téléspectateur avisé que seul ceux qui s’octroient un caractère divin peuvent donner la mort au nom de la justice.

Et serait-ce à dire que Les Etats-Unis et son gouvernement se considèrent comme la main de Dieu ?

La question qui se pose alors est effrayante de simplicité peut-on être saint d’esprit et pratiquer la peine de mort ?

 

 

. Une justice sans pitié dans un monde sans pitié !

Peut-on mener de front un travail de flic, une carrière de tueur et une tentative de vie personnelle lorsqu’on est dépourvu d’émotions ?

Le meurtrier qu’on aime aimer…

Miami, un médecin légiste particulièrement doué et méticuleux mène une vie calme et rangée. Il est très apprécié par ses collègues (sauf un) et attentif à son entourage. Pourtant sa gentillesse et son altruisme sont feints. Derrière son apparence de gendre idéal se cache en réalité un tueur. Il n’est pas vraiment sans pitié car ses victimes ont toutes fait quelques choses de mal : commettre un meurtre et échapper à la justice…
Outre l’originalité du scénario, il faut noter l’atmosphère toute particulière de la série. On est rapidement plongé dans l’histoire, on s’attache vite aux différents personnages, à leur vie respective ainsi qu’à la relation qu’ils entretiennent avec Dexter. Les amateurs du genre devraient être ravis par les aventures de ce jeune justicier/meurtrier…

Jennifer Carpenter, soeur de Dexter, flic ambitieuse et talentueuse jennifer-carpenter2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Dexter et son collègue divorcé Angel sur le lieu d’un crime

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Doakes (Eric King) et Maria Laguerta(Lauren Velez), flic jusqu’au-boutiste et cheftaine de la brigade criminelledoakes2

 

 

 

 

 

 

 

 

. Donner des idées aux psychopathes en herbe ?

Personnellement j’adore cette série car elle est décalée, magnifiquement réalisée et pas puritaine pour un dollar (ce qui est généralement le défaut N°1 d’une série américaine), chacun peut y voir sa propre morale car au fur et à mesure de la série, de ses saisons et épisodes successifs, toutes les valeurs de Dexter ou des autres personnages se voient malmenées, détruites, modifiées…

J’entends maintenant ici une partie des spectateurs à tendance « bien à penser » faire la critique de cette admiration d’un héros serial killer.

En effet, tout est fait dans cette série pour que Dexter soit admirable, tant il est hors normes.

Alors, existe-t-il un danger réel que ce dernier soit imité par ses fans et que les palais de justice grouillent de serial killer aussi organisés que Dexter Morgan ?

Je ne peux ici pas répondre à cette question, peut-être en saurons nous un peu plus quand le jeu vidéo va sortir, car en effet, Mark Ecko Entertainment vient d’annoncer la mise en chantier d’un jeu vidéo basé sur la série Dexter. Les fans du serial killer auront donc bientôt le droit d’incarner le fameux Dexter Morgan et de rendre la justice à sa manière. Le jeu est actuellement en phase de pré-production, plus d’informations dès que possible…

. Dexter est-il vraiment inhumain et dépourvu d’émotions ?

Tout serait plus simple si Dexter Morgan était réellement dépourvu d’émotions comme il tente en vain de s’en persuader tout au long de cette série qui « kill » tout autre série du genre !

 

Non, le problème avec Dexter est sans doute que son inhumanité nous rappelle les faiblesses de notre humanité ?

 

 

 

Benjamin Brame

(pour intime conviction.fr)

 

 

 

 

 


 

Armée

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