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Jugé aux assises pour trafic de drogue, il est interpellé avec du cannabis

Un des quatorze accusés comparaissant depuis début juin pour un trafic de drogue présumé entre le Maroc et la France, devant la cour d’assises du Nord à Douai, a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi en possession de cannabis, a-t-on appris de source judiciaire.

Un des quatorze accusés comparaissant depuis début juin pour un trafic de drogue présumé entre le Maroc et la France, devant la cour d’assises du Nord à Douai, a été interpellé dans la nuit de lundi à mardi en possession de cannabis, a-t-on appris de source judiciaire.

L’interpellation de l’homme, jugé pour « importation de drogue en bande organisé » et qui comparaissait libre sous bracelet électronique, a provoqué la suspension pendant quatre jours de ce procès, prévu pour durer un mois.

Arrêté en possession de 65 kg de résine de cannabis, il a été placé en garde à vue. Les enquêteurs ont retrouvé 15.000 euros en liquide à son domicile.

Le trafiquant présumé risque désormais de comparaître détenu à la reprise du procès.

Vingt-deux accusés, âgés de 24 à 59 ans, dont quatorze présents au procès, sont jugés depuis le 2 juin devant la cour d’assises du Nord. Ils sont soupçonnés d’avoir fait transiter, entre 2002 et 2005, plus de 100 tonnes de résine de cannabis en provenance du Maroc, via l’Espagne, vers la France.

Les accusés encourent des peines allant de 10 ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité pour les récidivistes.

Avant sa suspension, le procès devait s’achever le 3 juillet.

AFP

03.06.2009, 04:46 – La Voix du Nord

|  COUR D’ASSISES DU NORD |

Hier après-midi, a débuté à la cour d’assises du Nord, à Douai, le procès d’un important réseau de trafiquants de drogue, qui auraient fait transiter des dizaines de tonnes de cannabis du Maroc à la France. Un trentenaire, originaire du Valenciennois (toujours recherché à l’heure actuelle), serait impliqué dans cette affaire.

Depuis hier, et jusqu’au 3 juillet, se tient à la cour d’assises du Nord le procès de quatorze des vingt-deux accusés, âgés de 24 à 59 ans. Tous sont poursuivis pour avoir, entre 2002 et 2005, importé chaque mois plusieurs tonnes de résine de cannabis. Du Maroc, les produits – pour un total de plus de cent tonnes – arrivaient en France, via l’Espagne. Dans la péninsule ibérique, la résine était déchargée sur la Costa del Sol à raison de deux tonnes par canot pneumatique. La marchandise était alors stockée dans des maisons proches de la côte, avant d’être ensuite acheminée en France par convoi de cinq à six grosses berlines. Lors de chaque transport, deux voitures se chargeaient d’ouvrir la voie et de repérer un éventuel barrage de police. La drogue était installée dans le véhicule suivant, tandis qu’un ou deux autres fermaient la marche pour pouvoir intervenir en cas de panne.

L’instruction de ce dossier a commencé à Valenciennes et à Béthune, avant d’être bouclée par deux magistrats de la JRIS de Lille, juridiction interrégionale spécialisée dans la lutte contre la grande criminalité.

Tout le réseau – du transporteur à l’organisateur, en passant par les blanchisseurs et les revendeurs locaux – a été démantelé, mais les cerveaux du dispositif ne sont pas présents physiquement à la cour d’assises du Nord, à Douai. L’un d’eux, âgé d’une quarantaine d’années et originaire de Belgique, purge actuellement une peine de huit ans de prison, prononcée au Maroc en 2006. Un autre responsable du réseau, âgé d’une trentaine d’années et originaire de Valenciennes, est lui toujours recherché.

Les douze accusés risquent des peines allant de dix ans de prison à la réclusion criminelle à perpétuité pour ceux qui sont en état de récidive. • D’APRÈS AFP

Une nuit de septembre2007, un Brestois alors âgé de 21 ans avait pris le volant après avoir fumé un joint de cannabis. Suivra un accident, qui fera plusieurs blessés et un mort, l’un de ses amis. Hier, il a écopé de six mois de prison ferme.

À la demande de la famille de la victime, l’avocat des parties civiles, Me Nicolas Lhommeau, affirme ne pas être là pour «accabler» encore un peu plus le prévenu. Ce dernier, âgé de 22ans, craque. Puis essuie ses yeux rougis par les larmes avec l’une de ses manches. Cédric Coatanéa comparaissait, hier, devant le tribunal correctionnel de la cité du Ponant à la suite d’un accident de la circulation survenu à la sortie du bourg de Plouarzel, à la toute fin du mois de septembre2007. Dans la Renault Clio qu’il conduit cette nuit-là, quatre amis avec qui il vient de passer la soirée, à Plougonvelin. Tous se rendent dans une discothèque, à Porspoder, pour célébrer un anniversaire. Il est un peu plus d’une heure du matin. L’automobiliste a fumé, vers 22h, un joint de résine de cannabis. Seul, à l’écart des autres. Pour se sentir «plus à l’aise». Il n’avait pas bu. Mais à quelques encablures d’une intersection entre deux routes qu’il emprunte régulièrement, c’est le «trou noir». Le menuisier brestois ne marque pas le stop et percute une voiture. À la suite du choc, la sienne est projetée dans un ruisseau. Sur le toit. Tous les occupants parviendront à s’en extraire, aidés ou non. Excepté un: Michaël Lannuzel, 20 ans. Le prévenu, qui s’en sortira quasiment indemne, lui maintiendra bien la tête hors de l’eau. Sauf que les yeux de son ami étaient déjà «fermés».

Un «sentiment de culpabilité énorme»

Me Lhommeau le redit: il préfère «s’en remettre à la sagesse du tribunal». En défense, MeRonanAppéré s’attarde sur la «conjugaison d’un certain nombre d’éléments» à l’origine de la collision, qui a également fait plusieurs blessés: en priorité la consommation de drogue, à très petite dose, et une «trop grande connaissance du trajet» qui induit, «inconsciemment, un relâchement de l’attention» au volant. S’agissant du conducteur, Me Appéré estime qu’«aucun comportement étrange» n’a été relevé par les passagers et sous-entend que «son sentiment de culpabilité énorme» constitue une peine bien suffisante. Et ne conteste pas les réquisitions de la représentante du ministère public: un an d’emprisonnement assorti d’un sursis de mise à l’épreuve deux ans durant. Le tribunal ira plus loin: un an de prison, dont six mois ferme, en plus de l’annulation du permis de conduire de Cédric Coatanéa, qu’il n’aura pas le droit de repasser pendant 18 mois, et d’une amende d’un montant de 100 € pour le non-respect du stop. MeRonan Appéré prévoit de faire appel de ce jugement.

* Aurélien Douillard

NOUVELOBS.COM |
Le propriétaire du « Checkpoint », le plus gros coffee shop des Pays-Bas avec 3.000 clients par jour, est poursuivi pour appartenance à un groupe criminel organisé et blanchiment. La police y a saisi plus de 100 kilos de cannabis l’an dernier, ce qui est interdit par la justice néerlandaise.

Le propriétaire d’un coffee shop à Terneuzen (sud-ouest des Pays-Bas) est poursuivi par la justice néerlandaise pour appartenance à un groupe criminel organisé et blanchiment, ce qui constitue une première, a-t-on appris mercredi 18 mars de source judiciaire.
Le propriétaire du « Checkpoint », le plus gros coffee shop des Pays-Bas avec 3.000 clients par jour, essentiellement Belges et Français, devrait être jugé « à l’automne ou à la fin de l’année », a déclaré à l’AFP la porte-parole du parquet de Middelburg, Elke Kool.

110 kilos au lieu des 500g autorisés

Une dizaine de personnes au total sont poursuivies dans le cadre de l’enquête sur la saisie en mai 2008 de 110 kilos de résine de cannabis dans le coffee shop, situé à la frontière belge, et dans des bâtiments voisins. Un an auparavant, la police avait déjà saisi 120 kilos de résine de cannabis au même endroit.
Les Pays-Bas ont décriminalisé en 1976 la consommation et la possession de moins de cinq grammes de cannabis, vendus dans des coffee shops titulaires d’une licence municipale. Ces établissements sont autorisés à posséder un stock maximal de 500 grammes de cannabis.
La culture et la vente en gros, qui servent à approvisionner les 700 coffee shops du pays, sont en revanche interdits.

19 février 2009

Prévenus d’avoir participé à un trafic de stupéfiants en 2007 et début 2008 sur la région morlaisienne, quinze prévenus comparaissent depuis hier sous bonne garde au tribunal de Morlaix.

Pour cette première journée, seuls douze des quinze prévenus sont présents. La plupart sont issues de la région parisienne. Cinq sont en détention provisoire depuis leur arrestation, en février2008. Les autres, sous contrôle judiciaire, comparaissent libres. Ce nouveau procès de la drogue sur Morlaix est placé sous haute surveillance. L’enceinte du tribunal est, en effet, protégée par les hommes du GIPN (Groupement d’intervention de la police nationale) et des gardes mobiles.

Règlement de comptes

Ce dossier fleuve avait débuté par deux affaires de violences s’étant déroulées à Morlaix en août et octobre2007. La première rixe avait eu lieu dans le quartier populaire de la Vierge Noire. Elle ressemblait fort à un règlement de comptes. L’un des prévenus avait été passé à tabac. Un fusil avait été brandi. Ces violences répétées avaient éveillé les soupçons des enquêteurs de la police de Morlaix et de la police judiciaire de Brest. Leur enquête conjointe avait permis de mettre à jour un trafic de stupéfiants sur Morlaix et sa région. Le procès qui s’est ouvert hier s’est révélé d’une confusion extrême, avec une multiplication de versions contradictoires. Appelés, un par un, à s’expliquer devant les juges, les prévenus sont tous revenus sur les déclarations faites lors des gardes à vue puis devant le juge instructeur. Ces revirements ont fini par irriter la présidente du tribunal. «C’est curieux de constater que les policiers de Morlaix ont tous été victimes de maladies d’oreilles», a-t-elle ironisé.

«Vous vouliez être le boss»

L’un des principaux protagonistes, un homme originaire de la région parisienne installé à Morlaix depuis plus de deux ans, est soupçonné d’avoir voulu mettre la main sur le marché des stupéfiants à Morlaix. En n’hésitant pas à employer la manière forte. C’est cette lutte pour le pouvoir-«Vous vouliez être le boss»-qui l’aurait entraîné à tendre un guet-apens à l’un des autres prévenus et à le frapper. Le tribunal s’est longuement attardé sur le cas de sa «victime». En s’interrogeant, notamment, sur le décalage existant entre ses revenus officiels et son train de vie. L’intéressé, qui aurait pu bénéficier du RMI, ne l’avait pas demandé. Ce qui ne l’avait pas empêché de faire l’acquisition d’une Mercedes, puis d’une BMW et de deux motos. «Je suis quelqu’un de débrouillard, c’est tout», a avancé le prévenu, en admettant au passage «avoir vendu un peu de drogue, peut-être deux kilosde résine de cannabis». Au total, des centaines de grammes de cocaïne et des dizaines de kilos de cannabis auraient été écoulées sur le marché morlaisien en 2007 et début 2008.

«Leur paye pour un bout de shit»

Les approvisionnements étaient effectués dans la région parisienne. La plupart des prévenus ont reconnu être des consommateurs réguliers de cannabis et de cocaïne. Tous ont tenté de minimiser les quantités achetées et revendues. Certains ont mis en avant un marché local porteur pour les dealers de drogue. «À Morlaix, les gens sont prêts à donner leur paye pour avoir un bout de shit», a expliqué un prévenu. Le procès se poursuit aujourd’hui, avec les réquisitions du parquet et les plaidoiries des avocats.

Source

Un homme de nationalité anglo-canadienne a été arrêté par les agents des douanes, mercredi, alors qu’il s’apprêtait à prendre le ferry à Roscoff. Il avait dissimulé 800 g d’herbe de cannabis dans le moteur de son véhicule. « Un ami me l’a donnée, a expliqué, hier, le papy au tribunal de Morlaix. Je savais que c’était illégal, c’est pour cette raison que je l’avais cachée. Cette herbe était destinée à mon usage, je consomme depuis longtemps trois ou quatre joints par jour. » Les douaniers ont aussi trouvé 900 € en espèces. « Il n’a pas le profil d’un délinquant. Il a d’ailleurs annoncé qu’il allait se soigner », a souligné la défense. Le tribunal l’a condamné à six mois de prison avec sursis, et ordonné la restitution du véhicule dans lequel il vit.

. Les deux prévenus, âgés de 23 et 31 ans avaient trafiqué le compteur EDF pour masquer leur surconsommation d’électricité. Ils ont nié toute culture.

– le 30/01/2009 – 19h18

Chauffés, ventilés et arrosés, les plants avaient été découverts par les pompiers en avril 2007. Vendredi, deux hommes ont été condamnés par le tribunal correctionnel de Nancy à un an d’emprisonnement ferme pour avoir cultivé 185 plants de cannabis dans un appartement de Lunéville, en Meurthe-et-Moselle.

Les deux prévenus, qui avaient trafiqué le compteur EDF pour masquer leur surconsommation d’électricité, ont nié toute culture, se rejetant la responsabilité des faits. Connus par les services de police pour des vols et des problèmes liés à des stupéfiants, les deux hommes, âgés de 23 et 31 ans, s’étaient rencontrés en prison. Le parquet de Nancy avait requis 15 mois d’emprisonnement à leur encontre.

(D’après agence