La Cour de Cassation a annulé, mercredi, l’arrêt rendu par la cour d’appel de Montpellier en février 2006.

Mes Mazars (à gauche) et Dupond-Moretti ont toujours plaidé en faveur de l'acquittement de leur client Hadrien Alem, accusé de matricide. Le troisième procès prévu en Tarn-et-Garonne sera-t-il le bon pour eux ? Photo DDM, archives.
Mes Mazars (à gauche) et Dupond-Moretti ont toujours plaidé en faveur de l’acquittement de leur client Hadrien Alem, accusé de matricide. Le troisième procès prévu en Tarn-et-Garonne sera-t-il le bon pour eux ? Photo DDM, archives.

L’affaire dite du « meurtre de la postière de Villefranche », qui avait secoué le monde judiciaire aveyronnais en 2002 et en 2006, vient de connaître un nouveau rebondissement. En raison d’une décision rendue ce mercredi par la Cour de Cassation, Hadrien Alem, le fils de la victime Élisabeth Raquin, sera jugé une troisième fois.

Avec le second coaccusé, un de ses amis prénommé Mattéo Polarski, Hadrien Alem a été reconnu coupable de l’assassinat de sa mère et condamné, en septembre 2006, à vingt ans de réclusion criminelle. En dépit de ses protestations d’innocence et de l’acquittement au bénéfice du doute plaidé par ses deux avocats, Mes Mazars et Dupond-Moretti. Une peine par la suite confirmée en février 2008 par la cour d’appel de Montpellier, saisie par le jeune homme soupçonné de matricide.

C’est justement cette décision qui a été annulée par la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire. Au grand soulagement des deux avocats d’Hadrien Alem qui, ce jeudi après-midi, ne cachaient pas leur bonheur face à cette « superbe décision ». « C’était une décision très attendue en raison de la façon dont s’était déroulé le procès de Montpellier », explique Me Dupond-Moretti en rappelant les « nombreuses irrégularités » constatées à l’époque, dont l’oubli du président de la cour d’indiquer aux accusés leur droit à récuser certains jurés.

Hadrien Alem, aujourd’hui âgé de 27 ans, sera donc jugé une troisième fois. Ce sera devant la cour d’assises du Tarn-et-Garonne. Quant à Mattéo Polarski, tout va dépendre du contenu précis de l’arrêt rendu par la Cour de Cassation. Il est, en effet, possible que celle-ci a cassé uniquement l’arrêt concernant le fils d’Élisabeth Raquin. Dans ce cas, Mattéo, qui n’avait pas voulu interjeter appel après le procès de Rodez ni se pourvoir en cassation après celui de l’Hérault afin de « tourner la page » selon l’un de ses avocats, Me Berger, restera en prison. Sinon, il devra, encore, revenir dans le box et s’expliquer sur ce qui s’est réellement passé en juin 2002, à Villefranche.

Publié le 20/02/2009 09:11 | D.S.

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