Rennes: le meurtre d’Apigné, été 2006, aujourd'hui aux assises

Un marginal avait été tué au bord d’un étang, l’été 2006. Deux hommes sont accusés. Le procès doit durer cinq jours.

Ludovic Faure avait 26 ans, il vivait à Rennes depuis six mois, et les habitants du quartier Sarah-Bernhardt le voyaient régulièrement faire la manche. Le dimanche 23 juillet 2006, un promeneur avait aperçu son cadavre, dans l’eau d’un des étangs d’Apigné.

Pendant quatre mois, la police s’était heurtée à « un mur du silence » du milieu des marginaux. En décembre 2006, un renseignement anonyme mettait les policiers sur la piste de Marc Moulin et de Mickaël Charpentier. Le premier était lui aussi un marginal ; le second travaillait régulièrement.

Un pique-nique trop arrosé

Âgés de 47 et 34 ans, Marc Moulin et Mickaël Charpentier comparaissent depuis ce matin devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine. Les deux hommes sont détenus depuis fin 2006. À leurs côtés est jugé, libre, un homme poursuivi pour « non-assistance à personne en danger, non-dénonciation de crime, et soustraction d’un criminel aux recherches ». Enfin, une quatrième accusée est jugée pour non-dénonciation de crime.

Que s’est-il passé le soir du crime, le samedi 22 juillet 2006 ? Un groupe de marginaux s’était retrouvé à Apigné, pour un pique-nique copieusement arrosé. La victime, Ludovic Faure, avait une alcoolémie de 2,35 g à l’heure de sa mort. Selon les témoins, c’est parce qu’il avait été incorrect avec une femme, que Mickaël Charpentier, puis Marc Moulin, avaient décidé de lui donner une sévère correction. Qui allait finalement entraîner sa mort.

« Accusé de meurtre, mon client reconnaît les faits et assume ses responsabilités, précise Me Olivier Pacheu, avocat de Marc Moulin. Deux jours après les premières arrestations, il s’était rendu à la police. » Du côté de Mickaël Charpentier, le système de défense sera différent. « Il n’a jamais nié avoir porté des coups, mais il conteste avoir voulu tuer, commente Me Benjamin Mayzaud, défenseur de Mickaël Charpentier. Je plaiderai donc la requalification des faits, en violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner. »

Michel TANNEAU.

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