La jeune femme avait été abusée deux jours de suite dans le sous-sol d’un immeuble des Dervallières.

En mars 2008, aux Dervallières, une jeune fille vulnérable avait été violée deux jours de suite dans une cave.

NANTESC‘est une affaire particulièrement sordide », se remémore un enquêteur. Le procès qui s’ouvre ce matin devant la cour d’assises des mineurs est celui d’un viol collectif dans une cave du quartier des Dervallières, à Nantes. « Une tournante », comme on dit aujourd’hui pour parler de ce phénomène révélé au grand public au début de la décennie. Les faits ont été commis durant un week-end, au début du mois de mars 2008.

Six jeunes, alors âgés de 14 à 17 ans, sont accusés d’avoir abusé sexuellement d’une jeune majeure légèrement handicapée mentale. Quatre d’entre eux seront jugés cette semaine lors de débats qui auront lieu à huis clos. Les deux plus jeunes à l’époque des faits comparaîtront à une date ultérieure devant le tribunal pour enfants. Tous encourent une peine de dix ans de prison.

Samedi et dimanche

Le calvaire subi par la jeune fille débute un samedi après-midi. Alors qu’elle se rend chez sa mère en pleine journée, la victime est entraînée à l’abri des regards dans la cave d’un immeuble du quartier. Elle y subit des sévices sexuels durant de longs moments.

Le lendemain, dimanche, à la descente du bus, la jeune fille est à nouveau contrainte de rejoindre le même local en sous-sol que la veille. Certains des jeunes étaient déjà présents le samedi. D’autres non. Là encore, la jeune femme est abusée à plusieurs reprises et par plusieurs garçons, qui résident tous dans le quartier.

« Elle était devenue un objet sexuel, explique une source proche du dossier. C’est une jeune fille très fragile, qui était effrayée, incapable de se défendre, de courir ou de crier ».

Les déclarations de la victime avaient finalement permis aux policiers d’identifier, puis d’interpeller les suspects en juin 2008. Le procès qui s’ouvre aujourd’hui devra chercher à établir le degré de responsabilité de chacun.

La victime est entraînée dans la cave d’un immeuble des Dervallières

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