Le procès de deux policiers au centre d’un trafic de stupéfiants s’ouvre mercredi à Saintes

Une saisie de drogue, le 22 juillet 2008
Une saisie de drogue, le 22 juillet 2008 / AFP/Archives

Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison pour trafic de stupéfiants, détournements de scellés et vols aggravés…

Presque un an jour pour jour après leur arrestation, deux policiers de la PJ d’Orléans vont comparaître aux côtés de neuf personnes pour trafic de stupéfiants devant le tribunal correctionnel de Saintes, de mercredi à vendredi.
Les deux anciens brigadiers-chefs du groupe de répression du trafic de stupéfiants de la Direction interrégionale de la police judiciaire d’Orléans ont été révoqués en mars dernier. Ils encourent jusqu’à 10 ans de prison pour trafic de stupéfiants, détournements de scellés et vols aggravés.
Ils subtilisaient les lots de drogue et les remplaçaient par du plâtre ou du chocolat
Ces deux fonctionnaires d’une quarantaine d’années sont soupçonnés d’avoir écoulé, entre 2007 et 2009, autour de 200 kg de résine de cannabis, 25 kg d’héroïne et 2 kg de cocaïne pour alimenter un réseau en Charente-Maritime.
Un réseau qui s’est constitué autour d’amitiés nouées dans le milieu de la course automobile. En 2007 et 2008, l’un des deux policiers, Olivier Nicolle, était devenu vice-champion, puis champion de France de course de côtes, en catégorie Classe N. Avec son équipier, Eric Gil, ce policier avait trouvé une source d’approvisionnement en puisant dans l’armoire à scellés de son service, remettant en circulation des stupéfiants provenant de saisies. Ils subtilisaient les lots les plus anciens, devant être détruits, et remplaçaient la drogue par du plâtre ou du chocolat.
Les policiers assuraient parfois les livraisons avec leur véhicule de service
Les gendarmes de Saintes avaient été mis sur la piste d’un trafic organisé par des policiers par une information glanée après la mort, en décembre 2007, d’un jeune dealer dans un accident de la route.
Deux mois plus tard, une information judiciaire était confiée à un juge d’instruction de Saintes. A partir d’écoutes et de filatures, les enquêteurs parvenaient à identifier les principaux protagonistes, observant notamment plusieurs échanges de stupéfiants entre un garagiste à la retraite de la région de Royan et les policiers, qui parfois assuraient les livraisons avec leur véhicule de service.
Les gendarmes avaient ensuite interpellé les différents membres de ce réseau et procédé à des perquisitions notamment dans les locaux de la PJ d’Orléans.
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