Un père frappé et sa fille violée

Depuis hier et jusqu’à demain, quatre personnes âgées de 23 à 31 ans, Patrick Benony, Ludovic et Christophe Baptiste et Vincent Nouri, issus de la communauté des gens du voyage, comparaissent devant la cour d’assises de Haute-Garonne pour vol avec arme. L’un d’eux est également poursuivi pour viol. Les faits remontent au 14 février 2007, dans une maison de Poucharramet. Hier, les deux victimes de cette violente agression, un père, artisan-maçon et sa fille âgée de 17 ans, sont venus courageusement à la barre, soutenus par leur avocat Me Tricoire, raconter cette nuit de cauchemar. « Ils m’ont frappé avec un bâton », « je croyais que mon père était mort », ont rappelé les victimes, traumatisées par cette terrible soirée. Depuis le drame, la vie de ces habitants n’est plus la même. Peur, insomnies, recours à un chien pour surveiller la maison…
malaise

Ce 14 février 2007, ces deux personnes se trouvaient dans leur maison, à Poucharramet, assoupis devant leur télévision.

Quatre personnes encagoulées entrent dans le salon par effraction. L’un d’eux armé d’une carabine met en joue le père en le plaquant au sol. « Dis-nous où est l’argent ! » demande l’un des agresseurs. Tabassée, la victime ne doit son salut qu’en simulant un malaise devant sa fille qui le croit alors mort. Les braqueurs fouillent la maison à la recherche d’un hypothétique butin. La fille, alors âgée de 15 ans, est conduite dans une chambre sous la menace d’un des membres qui lui demande de se déshabiller. Elle est violée. Entre-temps, les autres agresseurs s’aperçoivent que le père a disparu. Le quatuor prend alors la fuite en embarquant des victuailles et laissant la jeune adolescente en état de choc. Elle se réfugie chez les voisins tout comme le père qui a pu donner l’alerte en échappant à la vigilance de ses tortionnaires.

Deux mois plus tard, les membres de cette équipée, dont la plupart est originaire des Bouches-du-Rhône, sont interpellés grâce notamment aux éléments recueillis par les gendarmes d’Arles qui les suivaient alors à la trace. Les suspects ont d’abord reconnu les faits avant de les minimiser. « Des conditions de vie précaire, une intelligence limitée », voilà en somme le portrait établi par les experts psys pour l’un des frères Baptiste. Aujourd’hui, place à l’évocation des faits. Une plongée au cœur de l’angoisse.

Cet article a été publié le Mardi 31 mars 2009 et placé sous la catégorie: JUSTICE REPRESSIVE. Vous pouvez suivre les commentaires de cet article avec le fil RSS 2.0. Vous pouvez laisser un commentaire, ou un lien retour depuis votre site.

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