Meuse: quinze ans pour l'infirmier psychiatrique violeur

Les jurés ont tranché : Michel Collet, infirmier psychiatrique accusé de plusieurs viols, a été condamné à quinze années de réclusion, après trois heures de délibération. Mis en ligne à 8h30. Commentez.

Viol par personne abusant de l’autorité conférée par ses fonctions et agression sexuelle sur personne vulnérable. Tels étaient les chefs d’accusation, lus au premier jour du procès de Michel Collet, infirmier psychiatrique, né le 11 avril 1952.
Hier, les jurés de la Cour d’assises de la Meuse ont délibéré, durant près de trois heures, et condamné l’accusé à quinze ans de réclusion.
Il aura fallu trois jours de procès pour faire le tour de cette affaire, qui compte quatre victimes et trois parties civiles. Hier matin, l’avocat des parties civiles, Me Christophe Hechinger, a plaidé pour que les victimes puissent essayer de se reconstruire. « C’est un prédateur qui a choisi, grâce à sa connaissance des dossiers médicaux des patients de l’hôpital Desandrouins de Verdun, des proies faciles. Des faits particulièrement ignobles sur des personnes fragiles. Ce ne sont pas des pulsions sexuelles, mais bien des actes que l’on pourrait qualifier de prémédités », plaide l’avocat, en mettant l’accent sur la crédibilité des victimes, qui, malgré leurs traitements médicamenteux lourds, n’ont jamais changé leurs déclarations.

Pas en état de refuser


Le silence de l’accusé, lors d’une mise à pied au début de l’affaire, comme s’il s’attendait à cette sanction, a également été évoqué par l’avocat. La découverte pendant sa fouille, au cours de son placement en garde à vue, d’un emploi du temps correspondant aux jours de l’agression, son caractère autoritaire, largement expliqué par les membres de sa famille venus témoigner à la barre, sont autant d’éléments qui ont certainement pesés sur la décision des jurés.
L’avocat a aussi insisté sur les traits communs entre trois des victimes, violées une première fois dans leur jeunesse. Insistant sur le fait qu’elles n’étaient pas consentantes, mais certainement pas en état de refuser des rapports sexuels.
Égratignant au passage la chape de plomb qui recouvre l’établissement hospitalier. « Ce n’est pas parce que la hiérarchie a été défaillante au niveau de ses agissements qu’il doit être excusé. »
Lorsqu’il prend la parole, l’avocat général, Jeanne-Chantal Capiez, rappelle le nombre des victimes connues mais évoque également celles qui n’ont rien dit, alors qu’apparemment tout le monde savait. « Une dizaine de personnes se sont plaintes de ses agissements. Il est coupable purement et simplement. Il nie les faits et dans un tel déni, il aura certainement des difficultés pour se soigner. Mais des techniques existent et il ne faut prendre aucun risque à sa sortie de prison. Le risque zéro n’existe pas avec lui. Je requiers dix-huit années de réclusion, suivies de dix ans d’obligation de soins et d’une interdiction de séjour dans le département. »

Maintenu dans ses convictions


Après une suspension d’audience d’une quinzaine de minutes, Me Jean-Jacques Leninger, pour la défense, prend la parole à son tour. Pour lui, l’enquête et le procès ont été orientés pour faire plonger son client. « Ce n’est pas un monstre. C’est un homme normal qui a travaillé. Était-il nécessaire de faire défiler toutes les personnes de sa famille qui lui en veulent parce qu’il a eu une maîtresse ? De reparler de faits prescrits ? Il est interdit d’y faire allusion. Je m’insurge, ce réquisitoire n’est pas correct. Le fond de cette affaire ? Un casier judiciaire néant, il n’y a pas de preuves. Les plaintes viennent de personnes malades, confinées dans un endroit clos, où il y a des tendances à fantasmer. Certaines ont des hallucinations. À une époque, on disait que la vérité sortait de la bouche des enfants, on en est revenu. Il y a des insuffisances dans cette enquête. »
L’avocat reprend les déclarations de chaque victime, montrant les failles du dossier. « C’est l’acquittement qui doit prévaloir », conclut-il. L’accusé est, quant à lui, resté attentif et calme et comme personne n’a vraiment essayé, durant tout le procès, de le pousser dans ses derniers retranchements, il a pu se maintenir dans ses convictions.
Michel Collet a quitté le box des accusés, menottes aux poignets, pour regagner la prison et y purger sa peine, évaluée par les jurés à quinze années de réclusion. Il devra subir des soins, ne pas entrer en relation avec ses victimes à sa sortie et réparer les dommages causés. S’il ne respectait pas ses obligations, il devra purger deux années de plus.

Pascal NAJEAN

INFO JUDICIAIRE SELECTIONNEE POUR VOUS PAR INTIME CONVICTION

30 ans pour un violeur multirécidiviste

La Cour d’assises de Seine-et-Marne a condamné vendredi un homme reconnu coupable de viols et d’agressions sexuelles à 30 ans de réclusion criminelle. Certains de ses crimes ont été commis sur des mineurs.


Un homme de 45 ans a été condamné vendredi soir à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Seine-et-Marne pour des viols et des agressions sexuelles dont certains commis sur des mineurs. Il a également été condamné à 7 ans de suivi socio-judiciaire.

Les faits reprochés ont tous été commis en 2005 dans plusieurs villes du sud du département où, se servant d’une arme et parfois cagoulé, il menaçait ses victimes avant de les contraindre à des rapports sexuels. Certains des sévices ont été commis sur des mineures. Il lui est également reproché d’avoir procédé à l’arrestation, l’enlèvement et la séquestration de certaines de ses victimes, dont une est restée séquestrée pendant six jours.

A la sortie de l’audience, son ancienne compagne s’est dite « soulagée d’avoir témoigné au procès », le décrivant comme quelqu’un de « très violent, très possessif » qui « voulait tout contrôler ». Aujourd’hui âgée de 24 ans, elle a passé près d’un an avec lui, « terrorisée » pendant les derniers mois après qu’il l’eut empêchée d’être en contact avec sa famille, a-t-elle expliqué. Ensuite, elle a été obligée, selon elle, de s’installer dans le sud de la France afin de lui échapper.

Ouverture du procès à huis clos d'un violeur multirécidiviste

MELUN le 08/09/2009 (Actualisé le 08/09/2009 à 16h20) – AFP

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Le procès d »un homme de 45 ans, multirécidiviste présumé de viols et d »agressions sexuelles dont certains commis sur des mineures, s »est ouvert mardi à huis clos, à la demande des parties civiles, devant la cour d »assises de Seine-et-Marne à Melun.

Le procès de ce maçon de profession, accusé de viols et d »agressions sexuelles sur huit jeunes femmes, se tiendra à huis clos à la demande des parties civiles compte tenu de l »âge de ses victimes. Deux d »entre elles avaient 13 et 14 ans au moment des faits.

Les faits qui lui sont reprochés ont tous été commis en 2OO5 dans plusieurs villes du sud du département online casino canada où, se servant d »une arme et parfois cagoulé, il menaçait ses victimes avant de les contraindre à des rapports sexuels.

Il lui est également reproché d »avoir procédé à l »arrestation, l »enlèvement et la séquestration de certaines de ses victimes, dont une est restée séquestrée pendant six jours.

A la sortie de l »audience, Lauren, son ancienne compagne, s »est dite « soulagée d »avoir témoigné au procès », le décrivant comme quelqu »un de « très violent, très possessif » qui « voulait tout contrôler ». Aujourd »hui âgée de 24 ans, elle a passé près d »un an avec lui, « terrorisée » pendant les derniers mois après qu »il l »eut empêchée d »être en contact avec sa famille, a-t-elle expliqué. Ensuite, elle a été obligée, selon elle, de s »installer dans le sud de la France afin de lui échapper.

« Ca fait mal de savoir qu »il se baladait tranquillement après tout ce qu »il a fait, c »est ça qui est dur à accepter », a réagi Benjamin Tantet, compagnon d »une victime. La soeur d »une autre victime, qui a requis l »anonymat, espère que « ce violeur en série reste à jamais en prison » et qu »on ne lui donne « plus l »occasion de recommencer ».

L »accusé reconnaît partiellement les faits qui lui sont reprochés, avait déclaré vendredi son avocat joint par l »AFP.

Le verdict est attendu vendredi.

Procès à huis clos d'un homme accusé de viol sur des codétenus

AFP

Le procès d’un homme de 29 ans, incarcéré depuis 2002 et accusé de viol sur deux codétenus, s’est ouvert lundi à huis clos devant la cour d’assises du Val-de-Marne. Emmanuel Pellemoine est renvoyé devant les assises pour viol avec acte de torture et de barbarie sur un codétenu à la prison de Fresnes (Val-de-Marne) en octobre 2007 et viol sous la menace d’une arme sur un autre codétenu à la prison de Ploemeur (Morbihan) en mars 2006. Le procès se tiendra à huis clos en raison d’une demande en ce sens de l’une des victimes.

Il avait été renvoyé en mars dernier à la suite d’une alerte à la bombe, qui s’était révélée sans objet, ayant entraîné l’évacuation du palais de justice de Créteil pendant trois heures. À la reprise de l’audience, les avocats de la défense et des parties civiles avaient demandé le renvoi, estimant désormais trop court le temps imparti aux débats.

Incarcéré depuis 2002, Emmanuel Pellemoine purge une peine de 20 ans de réclusion pour coups mortels sur un garçon de 11 ans dont le corps avait été retrouvé dans un ruisseau, à Ecommoy (Sarthe), en avril 2002. Trois de ses codétenus dans les maisons d’arrêt de Ploemeur et de Fresnes avaient signalé avoir été victimes de viols de sa part en 2005, 2006 et 2007. Mais la première plainte déposée n’a pu aboutir en raison du décès du plaignant. Le verdict est attendu jeudi.

Un animateur condamné à 13 ans de prisons pour viols sur mineurs

Un ancien animateur de centre de loisirs a été condamné à 13 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises du Val-de-Marne pour des viols et agressions sexuelles commis sur plusieurs enfants au centre de loisir et à son domicile.

Un ancien animateur de centre de loisir condamné à 13 ans de prison. (REUTERS)

Un ancien animateur de centre de loisir condamné à 13 ans de prison. (REUTERS)

Dans la nuit de vendredi 4 à samedi 5 septembre, la cour d’assises du Val-de-Marne a condamné un ancien animateur de centre de loisirs à 13 ans de réclusion criminelle pour viols et agressions sexuelles sur mineurs de moins de 15 ans, commis au centre de loisir et à son domicile. La cour a assorti cette peine d’une obligation de 10 ans de suivi socio-judiciaire et d’une interdiction définitive d’exercer toute activité avec les enfants. Une peine de 13 à 15 ans de réclusion criminelle avait été requise par l’avocat général, Benoist Hurel, contre l’ancien animateur âgé aujourd’hui de 35 ans.

Cameraman à Disneyland Paris

En octobre 2006, la mère d’une fillette de 9 ans avait porté plainte au commissariat de Maisons-Alfort (Val-de-Marne) pour le viol de sa fille. Elle avait mis en cause un ami de la famille qui travaillait comme animateur depuis plusieurs années dans un centre de loisirs de Maisons-Alfort et comme cameraman à Disneyland Paris. Après avoir nié les faits, l’homme avait fini par reconnaître des agressions sexuelles sur plusieurs des enfants de cette famille, ainsi que sur d’autres enfants. A l’audience, l’accusé a reconnu une partie des faits et en a contesté d’autres.

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Le violeur de la magistrate trahi par son ADN

CLICANOO.COM | Publié le 25 juillet 2009

L’auteur présumé du viol d’une magistrate à Mayotte a été identifié, comme deux de ses complices. Tous trois sont de nationalité comorienne. Un cambrioleur est actuellement en détention provisoire. Les deux autres, dont le violeur, font l’objet d’un mandat d’arrêt international et se trouvent aux Comores. Un revirement dans une enquête pourtant mal engagée.

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Après deux années de travail, l’information judiciaire ouverte pour viol à l’encontre d’une jeune magistrate à Mayotte, le 9 juin 2007, a passé un cap décisif. L’enquête diligentée par les juges d’instruction Yann Boucharé et Flavien Noailles et menée par la section de recherches de la gendarmerie de Saint-Denis a débouché sur la mise en examen d’un mineur, d’une part, et sur l’identification formelle, via l’ADN, de deux autres suspects, dont l’auteur du viol. Les trois hommes sont de nationalité comorienne.

Les empreintes digitales font basculer l’enquête

Un mineur a été interpellé au mois de mai dans sa case de Mamoudzou par les policiers mahorais. À sa grande surprise, visiblement. Il a été présenté au juge Boucharé, et a reconnu les faits. Il a depuis été placé en détention provisoire. Pendant ce temps, ses deux complices, un mineur et un majeur qui n’est autre que l’auteur présumé du viol, ont été localisés aux Comores. Un mandat d’arrêt international a été lancé à leur encontre. Les autorités comoriennes sont à leur recherche. Les responsables de l’enquête menée à la Réunion louent par ailleurs le bon travail et la coopération intensive manifestée par les responsables comoriens. Cela fait des mois que, dans un secret savamment entretenu, juges et enquêteurs font des allers-retours en direction de Mayotte afin de recueillir documents, indices et informations. Ils ont paradoxalement pu bénéficier d’un relatif anonymat et du sentiment d’impunité des véritables auteurs (lire par ailleurs). Une fois l’enquête reprise en main par les gendarmes dionysiens, de nouveaux tests ADN permettent d’identifier l’auteur du viol. En comparant les empreintes digitales récoltées sur les lieux du crime avec les fichiers des polices mahoraises et comoriennes, les gendarmes parviennent à remonter la piste. Rumeurs insistantes en ville, travail de recoupement, reconnaissance photographique, à force de travail, le mineur est identifié et interpellé. Il reste cependant de nombreux actes à réaliser avant de boucler cette enquête de longue haleine. Une forte pression pèse sur les épaules des magistrats instructeurs, qui n’ont pas le droit à l’échec après six mois d’enquête à suivre une fausse piste. La prochaine étape, capitale, sera de mettre la main sur les deux derniers suspects

Julien Balboni

Un cambriolage qui a mal tourné

Le samedi 9 juin 2007, une jeune magistrate en poste à Mamoudzou depuis moins de 6 mois se trouve tranquillement chez elle, dans le quartier Vétiver, à Mamoudzou. Son mari et deux de ses enfants étaient sortis pour aller à un spectacle de danse, quelques centaines de mètres plus loin. Profitant de cette absence, les trois jeunes hommes sont entrés dans la maison quand ils sont tombés nez à nez avec la jeune femme. Ils la menacent alors d’une arme, lui intimant l’ordre de ne pas bouger. Pendant que l’un d’entre eux la tient en respect, les deux autres pillent la maison. Mais le majeur du groupe aperçoit une bouteille d’alcool et se met à boire. Puis, il entreprend d’agresser sexuellement sa victime. Enfin, tous trois prennent la fuite. La jeune femme est depuis rentrée en métropole. Contacté hier, son avocat, Me Rémi Boniface, a fait le choix de ne pas s’exprimer sur cette affaire

8 ans pour viol

Maître Ferot a exprimé ses doutes sur la culpabilité de son client.
Elle avait 14 ans lors des premiers attouchements qu’elle impute à son parrain. Jugé jeudi 2 et vendredi 3 juillet, Loic S. a été déclaré coupable et placé sous mandat de dépôt malgré ses dénégations.

Huit ans d’emprisonnement. Il en risquait quinze. Loïc S. a été condamné, vendredi 3 juillet, par la cour d’assises du Nord pour agressions sexuelles et viol, commis sur sa filleule, en mars 2006. Le trentenaire, originaire de Cambrai, a toujours nié les faits.
La victime, Valérie (*), vit près de Douai et a désormais 19 ans. A l’époque des faits, elle en avait juste 16. Un regard triste, un visage fermé et un mal-être certain. Lors du procès, la jeune fille est restée constante sur ses déclarations. Valérie avait l’habitude de passer ses week-ends chez sa tante, la mère de l’accusé, à Cambrai. Ce week-end du 31 mars 2006 aura été le dernier.
Ce vendredi soir, elle sort avec son petit copain et rentre à 3 h du matin. Son parrain, lui, est rentré deux heures plus tôt, après avoir partagé quelques whiskys avec des amis. A la barre, la jeune fille affirme avoir été violée par son parrain cette nuit-là. Couchée sur le ventre, Valérie est réveillée en pleine nuit, écrasée par le poids de son agresseur. Violée, la jeune fille est tétanisée. Elle ne crie pas. L’agresseur quitte la chambre. Elle reste là à pleurer.
A son réveil, vers 11 h 30, elle ne dira rien. Ce n’est que vers 19 h qu’elle en parlera à sa soeur, via une messagerie instantanée sur Internet et lui conseillera «de ne rien dire à personne ». Mais dès le lundi, une amie et le personnel du collège s’inquiètent de voir une jeune fille « avec la tête des mauvais jours », selon l’assistante d’éducation. Après l’insistance de son amie, elle avoue ce qu’elle a subi le week-end.
Lors du procès, des vérités éclatent. La mère de la jeune victime, mais aussi celle de l’accusé, auraient été abusées par leur père. Un sujet qui semble tabou, les deux femmes n’ont jamais rien dit. L’accusé lui-même aurait également subi des attouchements, mais de la part de son frère aîné. Lors de sa déposition aux policiers, ce dernier dira que son frère était consentant et parlera de « touche-pipi», avouant aussi avoir rejoint sa soeur dans son lit pour avoir « un contact charnel».

« J’ai été touché par mon frère. Je ne le ferais à personne. »

Loïc S. n’a jamais cessé de nier les faits pour lesquels il comparaissait devant la cour d’assises. Le grand brun, élancé, n’en démord pas. « J’ai été touché par mon frère, je l’ai vécu et j’ai mis 15 ans à me reconstruire. Je ne le ferai à personne. Jamais je n’aurais pu faire ça à Valérie. » Tout au long de son procès, le violeur présumé de Valérie ne donnera aucun autre élément de défense que la dénégation. Il finira par trouver une raison à cette dénonciation. « Elle se venge car étant séparé de ma femme, j’étais revenu chez ma mère. » Et d’ajouter comme autre thèse probable que Valérie « retranscrit l’histoire de sa mère ». Il ne comprend pas pourquoi sa filleule le dénonce et assène aux jurés : « Je ne suis pas un violeur ! »
Ses arguments ne semblent pas les convaincre. Et quand la mère de l’accusé se demande pourquoi Valérie n’a pas parlé plus tôt, l’avocat général rétorque aussitôt. « Vous avez eu un père et un fils incestueux. C’est la loi du silence. Dans votre famille, on n’en parle pas. Valérie c’est le vilain petit canard. Elle brise la loi du silence. » Un mutisme désormais aboli puisque la Cuincynoise soutient ses dires.  A la barre, un psychiatre est formel : « Elle a un traumatisme psychologique sexuel. »
Lors de sa plaidoirie, l’avocat général souligne que « le discours de la victime est crédible » et que les faits subis sont « d’une gravité exceptionnelle ». L’avocate de Valérie, Me Rembarz, compare « sa petite cliente » à Cendrillon. « Son parrain, quelqu’un avec qui elle avait des liens privilégiés, a manqué à ses devoirs et  a commis l’irréparable. »
Me Ferot, l’avocat de Loïc S., ne manque pas d’insister sur la présomption d’innocence et de rappeler aux jurés qu’ils doivent avoir une intime conviction sur la culpabilité ou non de l’accusé. « Ce n’est pas à lui d’apporter la preuve de son innocence. S’il y a un doute, quel qu’il soit, vous devez l’acquitter. » Et d’ajouter : « Pourquoi est-il coupable ? Vous êtes coupable parce que vous êtes arrogant ? Que vous ne répondez pas aux questions de la présidente ? » Selon la défense, la preuve de la culpabilité de Loïc S. n’est pas vraiment apportée. Allongée sur le ventre, la victime n’a pas pu voir le visage de son agresseur. « Tout le problème est là. Est-ce lui  ? »
Condamné et placé sous mandat de dépôt, l’accusé qui comparaissait libre, a passé sa première nuit derrière les verrous vendredi dernier. A partir de la date du jugement, il a dix jours pour faire appel.

Delphine Kwiczor.
(*) : prénom d’emprunt

L'étudiant accusé de viol s'est volatilisé

Frédéric Abéla

Un garçon de 24, renvoyé devant la cour d’assises, après une rencontre amoureuse qui a mal tourné.

La soirée festive avait pourtant bien débuté place Saint-Pierre le 12 décembre 2007.Photo DDM, archives.

La soirée festive avait pourtant bien débuté place Saint-Pierre le 12 décembre 2007.Photo DDM, archives.
La soirée festive avait pourtant bien débuté place Saint-Pierre le 12 décembre 2007.Photo DDM, archives.

La peur d’affronter la justice a-t-elle poussé un jeune étudiant de Droit à fuir, loin d’une affaire criminelle qu’il voudrait trop vite oublier ? Accusé de viol et renvoyé dernièrement devant la cour d’assises de Haute-Garonne, Omar Sedjari, 24 ans, fait l’objet depuis le 27 juin, d’un mandat d’arrêt. Ce fils de bonne famille, arrivé à Toulouse en 2007 où il suivait des cours de droit à l’Arsenal, s’est volatilisé depuis plus d’un an. Libéré le 29 janvier 2008 après plus d’un mois passé en détention provisoire, il ne s’est pas présenté à l’une des dernières convocations du juge d’instruction Martine Dournes alors qu’il était toujours placé sous contrôle judiciaire. À l’origine de cette affaire, une rencontre amoureuse…

Les faits remontent au 12 décembre 2007. Après une soirée dans un bar de la place Saint-Pierre, l’étudiant fait connaissance d’une jeune fille alors âgée de 24 ans et de son amie. Le couple sympathise puis flirte au milieu du bar. Un peu plus tard, l’étudiant en Droit convie les deux jeunes filles dans son appartement situé vers les Amidonniers. Histoire de terminer la soirée. À ce moment-là, la principale victime originaire de Pamiers était loin d’imaginer qu’elle déposerait plainte le lendemain pour « viol et séquestration », contre celui qu’elle venait d’embrasser.

Brimades

Selon ses déclarations, confirmées tout au long de l’enquête par son amie, l’étudiant lui aurait imposé plusieurs relations sexuelles dans des conditions parfois humiliantes. Gifles, confiscation des téléphones portable et autres brimades subies, sur fond de violence. Des « lésions traumatiques » sur le visage et un état de choc sont d’ailleurs constatés par un expert légiste lors de l’examen médical de la jeune fille. Également poursuivi pour « séquestration », l’étudiant a reconnu lors de ses auditions les violences et les rapports sexuels. Certains sur fond de jeux humiliants. Lors d’une relation imposée, il aurait obligé la victime à décrire la scène à des interlocuteurs, tous proches de l’étudiant, suspendus au téléphone et interloqués. Pour le mis en cause, « l’alcool et la perte de contrôle », expliqueraient ces graves dérives qui ont affecté la principale victime. « Elle souhaite que la justice reconnaisse sa parole. Elle est toujours suivie psychologiquement par un médecin et tente d’oublier cette histoire », rapporte son avocat Me Legros-Gimbert. La date du procès n’est pas encore fixée.


« La jeune fille l’a suivi »

Issu d’un milieu plutôt aisé où le père est titulaire de la chaire des Droits de l’Homme à l’Unesco et la mère, était juriste et ancienne administratrice du palais de Rabat, a u Maroc, Omar Sedjari est décrit comme « sociable et dévoué, parfois autoritaire et sûr de lui », par ses proches. La défense a une autre vision des faits et place au centre de ce dossier « brinquebalant », selon elle, le rôle de la jeune fille. « C’est elle qui a abordé le jeune homme, volontairement, rappelle, Me Catala. Elle l’a suivi jusque dans son appartement de son propre gré. »

6 à 8 ans de prison requis contre le sénateur Faure accusé de viols

NOUVELOBS.COM | 03.07.2009 | 15:09

Le sénateur UMP de 72 ans est accusé d’avoir violé à plusieurs reprises une fillette entre 1986 et 1991 mais a toujours clamé son innocence.

Jean Faure (Sipa)

Jean Faure (Sipa)

Six à huit ans de prison ont été requis vendredi 3 juillet devant la cour d’assises de Paris à l’encontre du sénateur UMP Jean Faure, 72 ans, a-t-on appris auprès d’un représentant du parquet général. Il est accusé d’avoir violé à plusieurs reprises une fillette entre 1986 et 1991 mais a toujours clamé son innocence. Le verdict du procès, qui se tient depuis mercredi à huis clos, est attendu dans la soirée après les plaidoiries des deux avocats de la défense.
En mars 2003, une femme de 22 ans, fille d’une ancienne proche de Jean Faure, avait porté plainte. Ce dernier est alors sénateur de l’Isère et maire d’Autrans (1983-2008) et avait été placé en garde à vue après autorisation du bureau du Sénat. Jean Faure avait contesté les accusations et déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Selon lui, la mère de la plaignante lui devait de l’argent et aurait suggéré à sa fille de porter plainte pour ne pas avoir à rembourser ses dettes.

« Part d’ombre dans sa personnalité »

L’avocat général Jean-Claude Kross a estimé vendredi devant la cour que malgré les « valeurs » et la « générosité » de Jean Faure, il y avait « une part d’ombre dans sa personnalité ». Le représentant de l’accusation a dénoncé « une stratégie de discrédit de la défense sur tous les témoins favorables à l’accusation » (policiers, experts, etc). « C’est habile, c’est un piège tendu à la cour », selon les mots de Jean-Claude Kross. Jean Faure occupe toujours actuellement son siège au Sénat. (Nouvelobs.com)

Viols – Un sénateur devant les assises

TF1/LCI : Tribunal correctionnel de Paris

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Crédit Photo : LCI

Tribunal correctionnel de Paris

  • L’UMP Jean Faure comparaît à partir de mercredi à Paris où il est accusé d’avoir violé la fille d’une ex maîtresse, alors qu’elle était âgée de 6 à 11 ans.

Le sénateur UMP de l’Isère Jean Faure comparaît à partir de mercredi devant la cour d’assises de Paris où il est accusé d’avoir violé la fille d’une ancienne maîtresse, alors qu’elle était âgée de 6 à 11 ans. L’avocat de la jeune femme devrait déposer une demande de huis clos à l’ouverture des débats. Une requête à laquelle la cour devrait accéder, la partie civile ayant été mineure au moment des faits.

L’affaire avait commencé en mars 2003 par une plainte déposée à la brigade des mineurs de Paris par une jeune femme de 22 ans, fille d’une ancienne proche du sénateur. Une instruction avait été ouverte. Jean Faure, alors sénateur de l’Isère et maire d’Autrans (1983-2008), avait été placé en garde à vue après autorisation du bureau du Sénat. Il savait immédiatement contesté les accusations, déposant plainte pour « dénonciation calomnieuse » devant le parquet de Paris. Selon lui, la mère de la plaignante lui devait de l’argent et aurait suggéré la plainte pour ne pas avoir à rembourser ses dettes.

« C’est un dossier où il n’y a rien »

De son côté, la jeune femme accuse le parlementaire aujourd’hui âgé de 72 ans de l’avoir contrainte à des fellations et d’avoir commis sur elle des attouchements entre 1986 et 1991. Entre 1986 et 1988, les faits se seraient produits à Paris. Confiée à sa grand-mère en Normandie, la fillette venait parfois retrouver sa mère dans le studio que Jean Faure lui louait dans le VIe arrondissement de la capitale. Selon la jeune femme, d’autres faits auraient eu lieu entre 1988 et 1991 à Courchevel, dans l’appartement où elle vivait avec sa mère et son nouveau concubin.

Elle ne se serait décidée à porter plainte qu’en 2003, parce que Jean Faure, qui s’était procuré son numéro de téléphone, venait alors de la recontacter. Selon l’accusation, deux experts ont estimé que sa version était crédible et cohérente. Jean Faure de son côté continuait mardi à clamer son innocence.

« Mon client proclame son innocence depuis le début de cette histoire« , déclarait à l’AFP son avocat Me Hervé Lehman. « C’est un dossier où il n’y a rien, pas un élément matériel, seulement les déclarations de la partie civile », poursuivait-il, avant de dire: « C’est parole contre parole« . Le verdict est attendu vendredi.

(D’après agence