Antoine Peraldi est mis en examen depuis le 26 août 2006 pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, tentative de destruction de biens immobiliers et transport et port en réunion d’engins explosifs ». Vêtu d’une chemise noire, il comparaît détenu. A ses côtés, son frère Laurent, de 10 ans son aîné, est jugé libre pour le délit connexe de « destruction d’indices en relation avec une entreprise terroriste ».
La tentative d’attentat contre les bombardiers d’eau stationnés à Corte a été revendiquée par le FLNC dit « du 22-Octobre ». Deux des complices présumés d’Antoine Peraldi, Antoine Schinto, 44 ans, et son neveu Stéphane Amati, 34 ans, sont décédés dans l’explosion mais le corps du jeune homme a été ramené à sa famille par un ou plusieurs autres complices présumés, dont Peraldi dit ne pas connaître l’identité.
Selon Me Pascal Garbarini, l’avocat des deux frères, Antoine Peraldi avait rendez-vous avec Schinto et Amati pour aller boire un verre et les a suivis dans l’aventure sans savoir qu’ils partaient pour commettre un attentat. Il aurait ensuite tenté de dissuader ses deux amis et aurait assisté, impuissant, à l’explosion de la bombe artisanale, alors qu’il était sur le point de repartir. Laurent Peraldi est poursuivi pour avoir détruit les vêtements que portait son frère.
Laurent et Antoine Peraldi sont les fils de Joseph Peraldi, condamné en mai 2005 à 15 ans de réclusion criminelle pour le double attentat du 25 novembre 1999 contre la DDE (Direction départementale de l’équipement) et l’URSSAF (organisme de collecte des cotisations sociales) d’Ajaccio. Il a été libéré avec un bracelet électronique en octobre dernier. AP














