Accusé d’avoir étranglé et poignardé une étudiante

Lundi, s’ouvre aux assises du Bas-Rhin le procès de Salvatore Cucchiara, accusé du meurtre de Frédérique Schnoering, 20 ans, étudiante poignardée à 47 reprises le 30 juin 2006 à Offendorf.L’affaire avait traumatisé le village des mariniers d’Offendorf, situé au nord de Strasbourg, au bord du Rhin. Le vendredi 30 juin 2006, Frédérique Schnoering, 20 ans, étudiante en sociologie à Strasbourg, était retrouvée morte par son père.

La jeune fille était allée vers 10 h s’occuper des plantes et du chat des parents d’une de ses amies, qui étaient partis en vacances. Son père ne la voyant pas revenir était allé à sa recherche vers 13 h et était tombé sur le voisin de la famille en vacances. Ce dernier l’avait accompagné dans la maison où ils ont fait l’horrible découverte. Le corps de la victime était étendu dans la cuisine, portait des traces de coups de couteau sur le visage et le haut du corps.

Un conflit de voisinage qui dégénèreConnue pour être discrète et sans histoire, la victime ne semblait pas avoir d’ennuis particuliers. Durant l’année, elle vivait avec sa sœur à Strasbourg où elle faisait ses études et était revenue à la fin de l’année universitaire chez ses parents à Offendorf.

Les gendarmes avaient suivi plusieurs pistes dont celle du rôdeur, mais très vite leurs soupçons se sont portés sur le voisin, Salvatore Cucchiara, dont le comportement et les déclarations les ont intrigués.

Placé en gade à vue le mardi 24 juillet, l’homme âgé aujourd’hui de 40 ans et père de quatre enfants est passé aux aveux, avouant le meurtre de l’étudiante. Il l’aurait poignardée à la suite d’un conflit de voisinage qu’il avait avec les propriétaires de la maison, conflit qui aurait dégénéré.

Ayant été arrosé à deux reprises dans son jardin, alors que Frédérique s’occupait des fleurs, il est allé la voir très énervé pour s’expliquer. Une altercation s’en est suivie, durant laquelle il a frappé la jeune fille qui est tombée à terre. Et c’est parce qu’elle l’a menacé de porter plainte qu’il a d’abord tenté de l’étrangler. L’étudiante s’est défendue et la lutte s’est poursuivie dans la cuisine où la victime est tombée une deuxième fois. Là, le voisin a saisi un couteau et l’a frappé à de multiples reprises.

Mis en examen et écroué pour meurtre, Salvatore Cucchiara se rétracte devant le juge d’instructions, affirmant qu’il a avoué « pour avoir la paix ». Depuis, il clame son innocence.

Le procès qui devait durer une semaine a été prolongé de trois jours, l’avocat de l’accusé, M e Renaud Bettcher ayant fait citer 35 témoins. La famille de la victime est représentée par M e Jocelyne Klopfenstein.

Le verdict est attendu mercredi 28 octobre.

G.D.-A.

Etudiante poignardée dans le Bas-Rhin: la défense dénonce une enquête à charge

Salvatore Cucchiara, accusé d'avoir poignardé à 47 reprises en 2006 une étudiante de 20 ans qui l'aurait arrosé avec un jet d'eau, est le "coupable idéal" d'une "enquête uniquement menée à charge", a dénoncé lundi son avocat en marge des assises du Bas-Rhin.

Salvatore Cucchiara, accusé d’avoir poignardé à 47 reprises en 2006 une étudiante de 20 ans qui l’aurait arrosé avec un jet d’eau, est le « coupable idéal » d’une « enquête uniquement menée à charge », a dénoncé lundi son avocat en marge des assises du Bas-Rhin.
Salvatore Cucchiara, 40 ans, est un "coupable idéal", a déclaré à des journalistes Me Renaud Bettcher à l'extérieur de la salle d'audience de la cour d'assises, à Strasbourg.

Salvatore Cucchiara, 40 ans, est un « coupable idéal », a déclaré à des journalistes Me Renaud Bettcher à l’extérieur de la salle d’audience de la cour d’assises, à Strasbourg.

AFP – Salvatore Cucchiara, accusé d’avoir poignardé à 47 reprises en 2006 une étudiante de 20 ans qui l’aurait arrosé avec un jet d’eau, est le « coupable idéal » d’une « enquête uniquement menée à charge », a dénoncé lundi son avocat en marge des assises du Bas-Rhin.

Salvatore Cucchiara, 40 ans, est un « coupable idéal », a déclaré à des journalistes Me Renaud Bettcher à l’extérieur de la salle d’audience de la cour d’assises, à Strasbourg.

Le conseil, qui a fait citer 35 témoins sur la cinquantaine qui doivent être auditionnés pendant ce procès, a aussi mis en avant « l’absence de mobile » de son client, fustigé une enquête « bâclée » menée « uniquement à charge » et dénoncé des « aveux extorqués sous la pression des gendarmes ».

L’accusé avait reconnu les faits avant de se rétracter.

Plus tôt, l’accusé, marié et père de quatre enfants, s’était installé dans le box vers 09H00. Silhouette massive, vêtu d’un gilet bleu passé sur une chemise vichy, M. Cucchiara est apparu attentif lors de la lecture de l’ordonnance de mise en accusation qui a duré une bonne partie de la matinée.

Il doit répondre du meurtre de Frédérique Schnoering, étudiante en sociologie de 20 ans, tuée de 47 coups de couteau le 30 juin 2006 à Offendorf (Bas-Rhin) et dont le corps avait été découvert chez les parents d’une amie. En leur absence, la jeune fille était venue arroser les plantes.

C’est son père, inquiet de ne pas la voir rentrer, qui avait retrouvé le corps en compagnie de l’accusé, voisin direct à qui il avait demandé de l’aide.

Après un mois d’enquête, le meurtrier présumé avait été placé en garde à vue, les enquêteurs disposant notamment d’expertises mettant en évidence sous les ongles de la victime la présence de traces ADN appartenant à l’accusé.

Ce dernier avait alors reconnu les faits, expliquant avoir « pété les plombs » après que Frédérique l’eut aspergé avec un jet d’eau à deux reprises. Il s’était ensuite rétracté devant le juge et clame depuis son innocence.

Les experts avaient toutefois jugé ses déclarations compatibles avec les lésions constatées sur la victime.

Salvatore Cucchiara encourt 30 ans de réclusion. Le procès doit durer au moins jusqu’au 28 octobre.

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