AP

  • Dominique Guillouche, accusé de l’enlèvement, la séquestration et le viol en novembre 2005 de la petite Aurélia, comparaît à partir de lundi devant la cour d’assises du Maine-et-Loire. La disparition de la petite fille, âgée de six ans à l’époque, avait entraîné le déclenchement pour la première fois en France du plan « alerte enlèvement ».

L’accusé, jugé avec son ex-épouse, devra répondre d’agressions sexuelles sur 12 autres enfants, dont les deux enfants du couple, entre 1996 et 2005. Trois des enfants ont aussi été violés.

Son ex-épouse, Alfréda Deneux, comparait également pour viol sur mineur de 15 ans en réunion, tentative d’enlèvement, séquestration et agressions sexuelles. Ils risquent chacun 30 ans de prison.

Deux autres personnes comparaîtront libres pour non-dénonciation de crime et soustraction de preuves.

Aurélia avait été enlevée le 20 novembre 2005 alors qu’elle faisait du roller sur un parking de la petite ville de Jallais (Maine-et-Loire) en compagnie de sa grande soeur, alors âgée de 10 ans. Cette dernière avait réussi à échapper de justesse au ravisseur et avait donné l’alerte.

Pour la première fois en France, le plan « alerte enlèvement » avait été déclenché. La photo, le signalement de la petite fille ainsi que la description de la voiture avaient été diffusés dans tous les médias ainsi que sur les panneaux d’information routière ou du réseau RATP. Plus de 300 gendarmes et des hélicoptères avaient été déployés.

Le lendemain soir, Aurélia avait été libérée dans une rue mal éclairée de Cholet (Maine-et-Loire). Dominique Guillouche et Alfréda Deneux avaient contacté les enquêteurs deux jours plus tard pour se dénoncer. Ils avaient ensuite été interpellés à leur domicile de Villedieu-la-Blouère.

Lors de sa garde à vue, Dominique Guillouche a reconnu les faits et a spontanément indiqué qu’il avait effectué cinq autres tentatives d’enlèvement au cours des années précédentes et agressé sexuellement une dizaine d’autres enfants. Trois d’entre eux ont également été victime de viols.

Sa compagne, Alfréda Deneux, a « participé activement », expliquait alors Brigitte Angilbaud, procureur de la République d’Angers au moment des faits. Elle aurait ainsi spontanément proposé aux familles de son entourage de garder leurs enfants et aurait suggéré à son compagnon d’enlever une enfant.

Aujourd’hui, Aurélia, en classe de CM2, attend ce procès « avec une appréhension terrible », souligne Me Louis-Georges Barret, l’avocat de la famille de la petite fille. « Elle ne dort plus bien, cela reste une petite fille de 10 ans, mais elle sait comment cela va se passer, elle a pu visiter la cour d’assises au mois d’août », constate l’avocat. Les parents de la petite fille « attendent la peine la plus élevée possible » à l’encontre de ce « couple diabolique », ajoute Me Barret.

Dominique Guillouche, 40 ans, attend son procès « avec beaucoup de hantise », selon son avocate, Me Elisabeth Gohier-Houdu. L’homme, sans diplôme aucun et qui bénéficiait d’une allocation pour adulte handicapé, éprouve aujourd’hui des « remords et des regrets », note son avocate. AP

AP

L’auteur d’un coup de feu mortel et son complice lors d’une expédition punitive entre bandes rivales, en avril 2006, ont été condamnés tôt samedi matin à respectivement 18 et 16 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Loire, a-t-on appris de source judiciaire.

Lors du verdict prononcé vers 3h30 du matin, au terme de cinq jours de procès, deux autres jeunes du quartier de La Romière, au Chambon-Feugerolles (Loire), poursuivis pour complicité de meurtre en bande organisée, ont quant à eux été acquittés, comme l’avaient demandé leurs avocats, Me Laurence Convers et Philippe Scrève.

Une peine de 18 années de réclusion criminelle, conforme aux réquisitions de l’avocate générale, Stéphanie Benoit, a été prononcée contre Samir Boulmane, 23 ans.

Interpellé plusieurs jours après le drame survenu le 14 avril 2006, vers 23h, dans le quartier de Beaubrun, à Saint-Etienne, il a expliqué à la cour que la décharge de fusil de chasse mortelle qui a atteint à la tête Abdelaziz Drikeche, 23 ans, sur les deux qui ont été tirées, était « partie accidentellement ».

Son complice Mohamed Khalfoune, également âgé de 23 ans, qui s’était lui aussi rendu à bord d’un scooter, le visage dissimulé derrière une cagoule, dans le quartier stéphanois où résidait une bande rivale, avait blessé à la tête un autre jeune d’un coup de crosse de Kalachnikov.

Il a été condamné à 16 ans de réclusion, alors que l’avocat général avait requis 15 ans, comme pour les deux autres complices présumés, acquittés, qui eux ont nié leur participation à cette expédition punitive.

Les témoignages recueillis faisaient état de quatre personnes, deux à pied et deux en scooter, ayant participé à l’agression du jeune homme, qui marchait dans une ruelle du quartier où il résidait, animé à cette heure.

La cour, l’accusation et la défense ont déploré l’absence inexpliquée à la barre de six témoins.

Les deux jeunes condamnés par la cour d’assises de la Loire travaillaient dans la même société, comme livreur de pizzas, au moment des faits. Ils ont affirmé avoir voulu « venger l’honneur » de leur quartier car ils étaient, selon eux, régulièrement « provoqués et insultés » lorsqu’ils séjournaient dans le quartier stéphanois de Beaubrun. Dans les jours qui ont précédé l’expédition punitive, une altercation suivie d’une bagarre avait eu lieu entre ces protagonistes, à la suite d’une tentative de vol de scooter. AP

Photo de la façade de l'immeuble où Yamine Djerroud, un jeune homme de 19 ans, a été retrouvé mort, le visage tuméfié et déformé, un sac plastique roulé en boule dans la gorge, dans la nuit du 21 au 22 juillet 2006 à Bobigny.

AFP/PIERRE VERDY

Photo de la façade de l’immeuble où Yamine Djerroud, un jeune homme de 19 ans, a été retrouvé mort, le visage tuméfié et déformé, un sac plastique roulé en boule dans la gorge, dans la nuit du 21 au 22 juillet 2006 à Bobigny.

Quelques heures avant le verdict vendredi après-midi, les meurtriers présumés de Yamine Djerroud, un jeune homme de 19 ans frappé à mort en 2006 à Bobigny, ont demandé pardon à sa famille, lors de leur procès devant les assises de Seine-Saint-Denis.

« Je souhaite implorer votre pardon, même si je sais que je ne le mérite pas. J’ai réfléchi à ce que j’ai fait, je voudrais être châtié », a déclaré Reda Alaouchiche, 24 ans, contre lequel l’avocat général a requis jeudi trente ans de réclusion criminelle.

Le jeune homme lisait une lettre, qu’il dit avoir écrite il y a plusieurs mois, « n’osant pas regarder dans les yeux » les membres de la famille de Yamine parce qu’il « n’arrive pas à assumer ». L’autre accusé, Tino Horning, 22 ans, pour lequel le parquet a demandé vingt ans de réclusion, a lui affronté le regard des proches de la victime, alors qu’il avait depuis le début du procès la tête baissée, comme s’il était en recueillement. « Je regrette et je demande pardon », a-t-il déclaré.

Son avocate avait demandé peu avant la requalification du crime en acte de torture et de barbarie, espérant une peine moins lourde que celle requise. Une requête rejetée par la présidente du tribunal. Me Elizabeth Auerbacher avait tenté de démontrer que les coups portés à Yamine Djerroud avaient été prémédités, mais pas sa mort.

Les accusés devraient être fixés sur leur sort en fin d’après-midi, après quatre jours de procès saisissants, en raison de la violence des faits et de l’émotion qui a dominé les audiences.

Le corps de Yamine Djerroud avait été retrouvé dans la nuit du 21 au 22 juillet 2006 dans une cave, à quelques dizaines de mètres de chez lui. Il avait été frappé à la tête avec un marteau et un pied de table, puis étouffé avec un sac plastique roulé en boule dans la gorge. Le parquet avait mis en avant « l’acharnement » des assassins. La victime connaissait ses deux meurtriers présumés, et surtout Tino Horning, un de ses amis d’enfance.

Tino Horning et Reda Alaouchiche sont accusés de l’avoir tué pour lui faire payer d’avoir colporté une rumeur, selon laquelle la petite amie de Reda aurait été vue dans les toilettes du lycée avec des garçons. Il s’agit d’« un crime épouvantable, sauvage, bestial, d’une sauvagerie rare », n’a eu de cesse de répéter l’avocat de la partie civile, Thibault de Montbrial, pour qui le pardon demandé par les deux jeunes hommes « est une figure imposée de fin de procès d’assises ». « J’espère leur sincérité, sans en être convaincu », a-t-il dit.

L’avocat général a accusé Reda Alaouchiche d’avoir prémédité le meurtre et tendu un guet-apens à Yamine Djerroud : « Il n’a jamais eu d’autres intentions que de tuer », selon lui. Tino Horning « a été présenté comme influençable, mais il y a un moment où la gravité est telle que cela ne suffit pas », a estimé l’avocat général.

Si ce dernier est resté dans une posture humble durant tout le procès, Reda Alaouchiche était impassible, avec un regard dur, les trois premiers jours. Mais jeudi 5 novembre, quand la mère de Yamine est arrivée à la barre pour présenter aux jurés des photos de son fils, il a éclaté en sanglots. « Yamine, c’était mon rayon de soleil. Quand ils lui ont volé sa vie, ils ont pris la mienne », a lâché la mère.

Les témoins se sont succédé pour décrire Yamine comme une personne exceptionnelle. C’était un homme « respecté et respectable », selon son professeur de judo. Yamine était ceinture noire dans ce sport.

Vendredi matin, une quinzaine de jeunes ont assisté à l’audience avec des tee-shirts portant les les mots « A la mémoire de Yamine ».

LEMONDE.FR avec AFP | 06.11.09 | 16h49  •  Mis à jour le 06.11.09 | 16h53

Dix-huit et trente ans de prison pour les meurtriers de Yamine

LEMONDE.FR avec AFP | 06.11.09 | 21h49  •  Mis à jour le 06.11.09 | 21h51

es deux meurtriers de Yamine Djerroud, 19 ans, tué en 2006 à Bobigny, ont été condamnés, vendredi 6 novembre, à dix-huit et trente ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la Seine-Saint-Denis, après quatre jours de procès saisissants, en raison de la violence des faits.Reda Alaouchiche, 24 ans, a été condamné à trente ans de réclusion criminelle, et Tino Horning, 22 ans, à dix-huit ans. Ces peines sont proches des réquisitions de l’avocat général, qui avait demandé, jeudi, trente ans de réclusion pour Alaouchiche et vingt ans pour Horning. « C’est une excellente décision qui constitue un épilogue à la mesure de la gravité des faits et de l’émotion qu’ils ont causée », a déclaré l’avocat de la partie civile, Thibault de Montbrial.

« JE VOUDRAIS ÊTRE CHÂTIÉ »

D’après les avocats de la défense, les accusés ne devraient pas faire appel. « Reda s’attendait à ce verdict, car il a mesuré la gravité des faits tout au long des quatre jours de procès. Peut-être que cela va l’aider », a déclaré son avocate Nadia Farajallah. Quelques heures avant le verdict, les meurtriers ont demandé pardon à la famille de Yamine. « Je souhaite implorer votre pardon, même si je sais que je ne le mérite pas. J’ai réfléchi à ce que j’ai fait, je voudrais être châtié », a déclaré Reda Alaouchiche.

Le meurtre de Yamine Djerroud avait choqué par sa violence. Son corps avait été retrouvé dans la nuit du 21 au 22 juillet 2006 dans une cave, à quelques dizaines de mètres de chez lui. Il avait été frappé à la tête avec un marteau et un pied de table, puis étouffé avec un sac plastique roulé en boule dans la gorge. Le parquet avait mis en avant « l’acharnement » des assassins.

Selon l’accusation, Tino Horning et Reda Alaouchiche l’ont tué pour lui faire payer d’avoir colporté une rumeur selon laquelle la petite amie de Reda aurait été vue dans les toilettes du lycée avec des garçons. L’avocat général a accusé Reda Alaouchiche d’avoir prémédité le meurtre et tendu un guet-apens à Yamine Djerroud. Tino Horning « a été présenté comme influençable, mais il y a un moment où la gravité est telle que cela ne suffit pas », a-t-il estimé.

AP | 08.11.2009 | 18:37

Le tribunal de première instance de Tunis a condamné huit jeunes à des peines allant trois à 12 ans de prison ferme accusés d' »appartenance à une organisation terroriste », a-t-on appris dimanche auprès de l’un de leurs avocats Anouar Kousri.

Les prévenus, dont l’âge varie entre 20 et 30 ans, étaient jugés en vertu de la loi antiterroriste en vigueur en Tunisie depuis 2002.

Parmi les griefs retenus contre eux figurait la fourniture d’armes à l’organisation qui n’a pas été identifiée.

Me Kousri a qualifié de « très sévère » le verdict dans une « affaire montée de toutes pièces ».

Selon lui, les accusations ne sont étayées par aucune preuve à l’exception d’un revolver « sans danger dont tout le monde peut disposer notamment pour la chasse » et d’un passeport volé.

Lors du procès, qui a eu lieu en fin de semaine, les prévenus se sont rétractés des aveux « signés sous la torture ou la contrainte », a précisé l’avocat à l’Associated Press, ajoutant qu’il envisageait d’interjeter appel du jugement. AP

Des jeunes livrés à eux-mêmes, un budget inexistant, pas de table, pas de téléphone, pas d’eau chaude… Lorsque les services de l’Aide sociale à l’enfance ont débarqué à l’association « Le Refuge », à Pezens, ils n’en sont pas revenus. En 2003, la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) avait relevé de nombreuses autres irrégularités, dont « un manque d’hygiène flagrant ».

« Le Refuge » était chargé d’accueillir des jeunes en difficulté, âgés de 13 à 17 ans. Danielle Tanneau en était la présidente. « J’ai été complètement dépassée », a-t-elle avoué hier au juge du tribunal correctionnel. Elle comparaissait pour abus de confiance et exécution d’un travail dissimulé.
En 1998, l’ancienne employée de cantine s’était lancée dans le social parce qu’elle aimait les enfants.

Dans les faits, c’était un peu n’importe quoi. Des emplois jeunes faisaient office d’éducateurs et « Le Refuge » n’a jamais obtenu l’agrément nécessaire.
L’association hébergeait pourtant de nombreux jeunes et percevait 70 € par individu et par jour : en deux ans, elle a perçu 350 000 € de fonds publics. Les gendarmes ont déterminé que la présidente avait détourné près de la moitié, soit 170 000 € ! « Vous avez confondu vos comptes personnels et ceux de l’association », a constaté le juge.
Une autre femme comparaissait hier pour abus de confiance et falsification de chèques. Embauchée à mi-temps comme secrétaire pour 400 € par mois, M me Kouate avait aussi profité de l’argent public dont bénéficiait l’association. Elle avait démissionné au bout de quatre mois, après avoir touché 28 760 € ! « Le Refuge » avait été placé en liquidation judiciaire quelques mois plus tard.
Hier, au tribunal, les deux femmes se sont renvoyé la balle. « J’ai été manipulée », a martelé M me Kouate. « Elle n’avait qu’un compte bancaire et M me Tanneau 22 », a enchaîné son avocat, Me Domenech. « M me Kouate a de suite compris qu’elle pouvait plumer Mme Tanneau », a répondu Me Tarlier, avocat de cette dernière.
Le procureur Battut a renvoyé dos à dos les deux prévenues : « Elles sont toutes deux responsables et doivent assumer leurs responsabilités ». Il a aussi stigmatisé l’attitude des « organismes publics qui ont versé des sommes très importantes sans faire de contrôle sérieux ». Comme les avocats et le président, il s’est « étonné de l’absence du liquidateur judiciaire ».
Le tribunal a condamné les deux femmes à une peine de 18 mois d’emprisonnement avec sursis, assortie d’une mise à l’épreuve pendant deux ans. M me Tanneau a écopé d’une amende de 10 000 € et M me Kouate de 5 000 €. Des sommes très inférieures à celles demandées par le procureur, qui avait requis « l’obligation de rembourser ».

le 06 novembre 2009 à 18:08

Le rappeur est poursuivi avec ses deux gardes du corps pour avoir violemment frappé un autre rappeur, Black V.NR, en avril dernier, dans les locaux de la radio Génération 88.2.

Le célèbre rappeur Kery James avait rendez-vous devant la 24e chambre du tribunal correctionnel de Paris ce vendredi après-midi. Il est pousuivi pour des faits de « violences en réunion avec usage d’une arme ayant entraîné une interruption temporaire de travail supérieur à 8 jours ». L’affaire remonte au 27 avril dernier dans les locaux de la radio Génération 88.2 où il s’était rendu à l’occasion de la sortie de son nouvel album « Réel« . Avec lui, deux personnes présentés comme des « gardes du corps ». Un autre rappeur, Black V.NR, animateur de la radio et ex collaborateur de Kery James est également présent.

« Ex » collaborateur car depuis quelques temps un contentieux financier oppose les deux artistes, qui ont co-signé un titre sur le dernier album de Kery James, devenu disque d’or en 2008. Estimant avoir été floué, Black V-Ner avait, dans une vidéo diffusée sur You Tube, traité Kery James d' »escroc » et de « fils de pute ». Se retrouvant en face à face dans les locaux de la radio, une violente bagarre a éclaté. Black V.NR en ressort  sérieusement amoché : un traumatisme crânien et une machoire fracturée et 20 jours d’ITT, d’après son conseil.

« On a perdu les pédales »

Selon Kery James, présent vendredi à l’audience, Black V-Ner l’avait menacé, raison pour laquelle la Warner, sa maison de disques, lui avait fourni deux gardes du corps. Au moment où Black V-Ner s’est présenté à la radio, où il était interdit d’entrée, il s’est fait rouer de coups par les trois hommes, armés entre autres d’un couteau et de poings américains. « C’était un moment de folie. On a perdu les pédales », s’est défendu Kery James, assurant qu’il ne cherchait qu’à se protéger de son adversaire.

« Le dossier a été pris à l’envers (…) Black V-Ner, c’est un molosse d’1,95 mètre. Il est beaucoup plus costaud que les trois réunis« , a renchéri son avocat, Me David-Olivier Kaminski, en rappelant les menaces de Black V-Ner, « un inconnu dans la musique » qui souhaite prendre à Kery James « l’argent de sa réussite ». « C’est nous qui aurions pu être partie civile pour une tentative d’extorsion de fond », s’est-il indigné, rappelant que Black V-Ner n’avait pas porté plainte dans l’affaire.

« littéralement massacré »

« Mon client s’est fait piéger sur son lieu de travail, avait de son côté commenté sur TF1 News l’avocate de Black V.NR, Me Mariana De Sevin. C’était un guêt apens. Les trois individus qui ont l’agressé étaient cagoulés et armés de poings américains et ce n’est que l’arrivée de la police qui a permis d’arrêter cette bagarre d’une extrême violence« .

Considérant que les trois hommes avaient « littéralement massacré » la victime, le procureur Agnès Chenard a requis à leur encontre des peines allant de 8 à 12 mois ferme. Délibéré le 20 novembre.

(AFP) –

PARIS — Kaled Zacharia, condamné en février 2009 par la cour d’assises du Jura à la réclusion à perpétuité pour avoir en 2004 violé et torturé une jeune femme, devenue handicapée, sera jugé une troisième fois après l’annulation de sa condamnation pour vice de forme par la Cour de cassation.

La jeune fille, alors âgée de 23 ans, était devenue paraplégique après avoir eu les reins brisés par les coups de son agresseur, qui l’avait laissée pour morte au bout d’une nuit de violences en octobre 2004 dans un bosquet d’une rue proche du centre-ville de Besançon.

En mars 2008, la cour d’assises du Doubs avait déjà condamné Kaled Zacharia, de son vrai nom Abdallah Djana, à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de 22 ans. Cette peine avait été confirmée un an plus tard par la cour d’assises d’appel du Jura.

Le condamné avait alors formé un pourvoi en cassation. Dans un arrêt rendu le 28 octobre, la chambre criminelle a annulé sa condamnation pour vice de forme, a annoncé jeudi la Cour de cassation. L’affaire devra être rejugée par la cour d’assises de la Côte d’Or.

« Je tiens à préciser qu’en règle générale, la Cour de cassation fait ce qu’elle veut et dans le cas présent, on peut légitimement penser qu’elle a trouvé excessive la peine prononcée car mon client n’a jamais eu la volonté de commettre des actes de torture et de barbarie lorsqu’il violait la victime », a déclaré Me Patrick Uzan, l’un des avocats de Kaled Zacharia.

Lors de l’audience, l’accusé, âgé de 19 ans au moment des faits, avait reconnu les viols mais contesté avoir eu conscience de la paralysie des membres inférieurs et de la souffrance de sa victime.

« Je suis conscient et sincèrement navré pour la victime de lui infliger une nouvelle épreuve avec ce troisième procès, mais, avocats de la défense, nous avons avant tout l’exigence de faire respecter le droit et la loi », a répondu vendredi Me Uzan, interrogé par l’AFP sur le sujet.

En première instance, un expert neuro-chirurgien avait indiqué qu' »il l’avait manipulée dans tous les sens au point qu’elle voyait ses jambes passer derrière elle. C’est une véritable horreur. Il ne pouvait pas ignorer son état. D’ailleurs, il l’a bâillonnée pour étouffer ses cris ».

L’avocat de la victime a indiqué qu’il ne souhaitait pas faire de commentaires sur la décision de la Cour de cassation.

Copyright © 2009 AFP. Tous droits réservés.

Accusé du meurtre de sa concubine, à Bords, Christophe Rosier, 29 ans, n’est pas parvenu à fournir d’explications sur les raisons qui l’ont poussé à tirer un coup de fusil de chasse, le 11 novembre 2007

« Je n'ai pas trouvé de réponses à ce ge                  ste », a répondu l'accusé à la question posée par son avocat,  Me Philippe Callaud. (dessin pierre milon)
« Je n’ai pas trouvé de réponses à ce ge ste », a répondu l’accusé à la question posée par son avocat, Me Philippe Callaud. (dessin pierre milon)
Christophe Rosier, un jeune homme de 29 ans, originaire du Cher, comparaît depuis hier pour le meurtre de sa concubine, Angélique Crégut, une jeune femme de trois ans son aînée.

Atteinte d’un coup de fusil de chasse, tiré dans la maison du couplé, à Bords, le 11 novembre 2007, alors qu’elle regardait la télévision dans sa chambre, la jeune femme est décédée à la suite de ses blessures survenues au bras, à l’épaule et à la tête, le 3 décembre 2007, au CHU de Bordeaux. Au terme de la première des deux journées d’audience, l’accusé qui avait lui même appelé les secours n’a pas donné de raisons à ce geste.

« Devenus colocataires »

Après avoir passé la soirée chez les parents de sa concubine, l’addition de plusieurs événements lors de son retour au foyer avait mis en colère cet homme à l’alcoolémie positive (plus d’1 gramme d’alcool par litre de sang). D’abord, le chien retrouvé divaguant devant l’entrée. Mais surtout, il s’était fait rabrouer par sa compagne quand il avait demandé une relation sexuelle. Tous deux saisonniers, ils s’étaient rencontrés lors d’une saison d’hiver effectuée au Club Med’des Menuires (Savoie).

Après une première séparation, le couple s’était remis ensemble. Au point que Christophe Rosier était venu habiter avec Angélique Crégut, à Rochefort, en 2006. Quelques semaines avant le drame, le couple avait trouvé une maison à Bords.

Tout au long de la journée, les témoins ont tous noté le progressif effritement de ce couple. « On aurait dit des colocataires », a indiqué la cousine d’Angélique.

« Ils n’échangeaient pas de gestes de tendresse, de complicité », a complété une amie d’Angélique. Et pas plus de relations sexuelles, la dernière remontant au printemps 2007.

Vibrant hommage de la soeur

Le couple ne faisait pas mystère, auprès de son entourage, qu’il ne dormait plus dans le même lit. Angélique Crégut dans la chambre, Christophe Rosier dans le salon, chacun regardait son programme télé. Dépeint à la barre par trois grands parents, ainsi que par ses parents, comme un homme doté d’un « caractère faible, gentil, toujours prêt à rendre service », Christophe Rosier, un amateur de chasse qui s’est fait offrir l’arme du crime par son grand-père pour ses 16 ans, était, aux dires de son entourage toujours, « dominé par sa concubine, qui lui parlait sur un mauvais ton ».

Un portrait opposé à celui dressé par la soeur de la victime, qui a rendu un vibrant hommage à la disparue : « Non, ce n’était pas quelqu’un d’autoritaire. On parle certes un peu fort dans la famille, mais ce n’est pas de l’agressivité. Au contraire, elle collectionnait les vidéos de Walt Disney et lisait les livres de Barbara Cartland. Angélique rêvait d’enfants, de mariage, de robe blanche. C’est une famille qu’il a tuée. »

Courbé en deux de tout son mètre 85 sur le banc des accusés pendant ce témoignage, Christophe Rosier n’a pas relevé la tête du sol, qu’il fixait.

« Recherche de virilité »

Les experts ont considéré que l’utilisation d’un fusil, « une arme à forte connotation phallique » selon le psychiatre, pouvait être interprétée comme « une tentative ratée d’affirmation de soi dans un contexte de recherche de virilité », complète le psychologue.

Après les conclusions d’un expert en balistique affirmant que le coup de feu mortel avait été tiré à 2,50 m de la victime, l’avocat de l’accusé, Me Philippe Callaud (Saintes), lui a demandé s’il avait l’intention de tirer sur sa compagne. « Non », répondit Christophe Rosier.

« Pourquoi avoir pris le fusil alors ? » Réponse : « Pour m’imposer un peu plus. »

« Pourquoi tirer si vous vouliez juste l’intimider ? » « Je ne sais pas. Je n’ai pas trouvé de réponse depuis. Mais je n’ai pas voulu la tuer. » L’accusé encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Verdict dans la journée.

Cour d’Assises : 25 années de réclusion criminelle requises contre Christophe Rosier

Saintes – (Charente-Maritime) Le vendredi 6 novembre 2009 à 12h37

L’avocat général Soraya Ahras a requis ce midi 25 années de réclusion criminelle à l’encontre Christophe Rosier. Cet homme de 29 ans est accusé d’avoir tué sa concubine Angélique Crégut, le 11 novembre 2007, d’un tir de fusil de chasse donné alors que la victime regardait la télévision dans sa chambre.
Reprise de l’audience à 14 heures, avec la plaidoirie du défenseur de l’accusé, Me Philippe Callaud (barreau de Saintes). Les jurés se retireront ensuite pour délibérer.

© 2009 Sud Ouest

Reuters

Les Néerlandais comptent parmi les moins gros consommateurs de marijuana ou de cannabis d’Europe malgré la tolérance notoire des Pays-Bas à l’égard de cette drogue, selon une étude régionale publiée jeudi.

Seuls 5,4% des adultes néerlandais prennent du cannabis, contre 6,8% en moyenne en Europe, dit le rapport annuel de l’Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT) sur la base des dernières statistiques disponibles.

Des adultes proportionnellement plus nombreux en ont consommé sur une période d’un an en Italie, en Espagne, en République tchèque et en France, indique l’agence européenne.

L’Italie, où la consommation était l’une des plus faibles il y a une décennie (moins de 10%), arrive désormais en tête à 14,6%. Les pays où le taux de consommation est le plus faible sont la Roumanie, Malte, la Grèce et la Bulgarie.

L’usage du cannabis, qui avait régulièrement progressé en Europe au cours des années 1990, s’est stabilisé par la suite et commence à donner des signes de recul sous l’effet de plusieurs campagnes nationales, notent les auteurs de l’étude.

La politique appliquée aux drogues douces aux Pays-Bas, l’une des plus libérales d’Europe, autorise la vente de marijuana dans des « coffee shops » depuis des décennies, sous réserve que la quantité possédée soit inférieure à cinq grammes.

Près du cinquième des 228 coffee-shops d’Amsterdam sont appelés à fermer parce qu’ils sont situés trop près d’établissements scolaires.

Reed Stevenson, version française Philippe Bas-Rabérin

AP Nicolas VauxMontagny

Antonio Ferrara comparait vendredi matin devant la cour d’assises de Paris pour le braquage d’un fourgon blindé à l’arme lourde en 2001 à Toulouse. « Pour des raisons de sécurité », ce procès a été délocalisé de la Ville rose à Paris, selon la cour d’appel.

Surnommé « Nino » à cause de sa petite taille, il a été condamné fin 2008 à 17 ans de prison pour son évasion spectaculaire de la maison d’arrêt de Fresnes (Val-de-Marne). Le 12 mars 2003, un commando équipé d’armes de guerre l’avait libéré de sa cellule du quartier disciplinaire. Il sera repris moins de quatre mois plus tard, le 10 juillet 2003, dans un bar du XIIe arrondissement de la capitale.

« C’est devenu un mythe », lâche l’un de ses conseils, Me Paul-Charles Deodato. « Son nom, c’est terrible. On le condamne parce qu’il s’appelle Antonio Ferrara », a expliqué l’avocat à l’Associated Press jeudi. Pour lui, il n’y a pas de doute sur le procès qui s’ouvre : « Il devrait être acquitté. Il n’y a rien contre lui. Il dira qu’il n’est au courant de rien »

L’enquête a montré qu’Antonio Ferrara, 36 ans, était présent à Toulouse neuf jours avant le braquage du fourgon: un ticket d’un restaurant Flunch a été retrouvé dans son véhicule. « Le fait d’être à Toulouse n’implique pas forcément qu’il ait fait un braquage. Tous les clients du Flunch pourrait être devant la cour d’assises dans ce cas-là », a expliqué Me Deodato.

Après sa condamnation en décembre 2008 pour son évasion de Fresnes, Antonio Ferrara a été blanchi en appel à Evry, en avril 2009, pour l’attaque d’un fourgon de la Brink’s en 2000 à Gentilly (Val-de en banlieue parisienne. Selon Me Deodato, « il n’y a pas plus de preuve dans l’attaque de Toulouse que dans celle de Gentilly ».

L’avocat note « le raisonnement simpliste de l’accusation ». Pour lui, « si ses copains ont commis un hold-up, Antonio Ferrara n’était pas forcément là ». « Les charges de l’enquête sont quand même beaucoup plus fortes pour d’autres prévenus », a-t-il dit.

A ses côtés, dans la grande salle de la cour d’assises de Paris, 12 autres personnes auraient dû être sur le banc des accusés. Il ne seront que 11. Daniel Vittini, membre supposé du gang corse de la Brise de Mer a été tué de 5 balles le 3 juillet 2008 à Poggio-di-Venaco. Son fils Alexandre Vittini sera bien présent à ce procès, tout comme Paul Alerini, Dominique Battini, qui a, selon la justice, été touché à un oeil lors de l’évasion de M. Ferrara à Fresnes, ou Michel Acariès.

Le 23 novembre 2001, une fourgon blindé de transport de fonds de la société Valiance a été attaqué à Toulouse par un commando équipé de Kalashnikov et Famas, des armes de guerre, alors qu’il revenait de la Banque de France. Un véritable guet-apens: un camion bloque le fourgon à l’avant pendant qu’un 4×4 arrive par l’arrière, l’un des agresseurs place des explosifs à l’arrière du fourgon. S’ensuivent des échanges de coups de feu, l’un des assaillants est blessé. Le chauffeur du fourgon arrive à se défaire des cales installées par les agresseurs pour prendre la fuite.

Selon l’arrêt de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Toulouse, Michel Acariès qui a été blessé à la main dans cette opération commando, a été hospitalisé à Marseille puis emmené par avion en Corse. Il a été mis en cause au résultat de l’analyse des taches de sang retrouvées sur les lieux du crime. Il nie toute participation à ce commando tout comme les autres prévenus.

Les qualifications retenues pour les principaux prévenus sont « tentative de vol à main armée en bande organisée » et « tentative d’assassinat ». Ils encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès doit se tenir jusqu’au 11 décembre. AP