Un tribunal de Niamey a ordonné jeudi après-midi la réouverture du groupe de radio et télévision Dounia fermée lundi par les autorités pour « appel à l’insurrection des forces de défense et de sécurité », a indiqué à l’AFP un responsable de ce médias.

« La justice vient de nous donner raison et a débouté le Conseil supérieur de la Communication (CSC). Nous allons reprendre dès demain nos émissions », a précisé Seïni Amadou, le directeur d’antenne de Dounia.

Dounia a dans la foulée assigné en justice Daouda Diallo, le président du CSC, un proche du président Mamadou Tandja, qui avait ordonné la « suspension jusqu’à nouvel ordre » des programmes de Dounia.

M. Diallo reprochait au groupe la diffusion samedi d’une déclaration de l’opposition qualifiant de « coup d’Etat » la décision de M. Tandja de s’arroger des « pouvoirs exceptionnels » pour gouverner par ordonnances et décrets.

Six des onze membres permanents du CSC s’étaient désolidarisés de la décision frappant Dounia, expliquant qu’ils n’avaient pas été consultés.

Des organisations de journalistes locaux et Reporters sans frontières (RSF) avaient demandé la réouverture de Dounia « sans conditions ».

RSF s’était étonné que seul le groupe Dounia avait été suspendu par les autorités, alors que tous les médias privés locaux ont diffusé la même déclaration de l’opposition.

Depuis sa création en 2007, Dounia est dans le collimateur des autorités.

En août 2008, toutes ses émissions avaient été suspendues pour un mois au motif de « non respect du cahier des charges ».

Début avril 2009 son patron Abibou Garba avait été inculpé puis remis en liberté par un tribunal pour « propagation de fausses nouvelles ».

L’inculpation faisait suite à un débat sur sa chaine où un participant avait qualifié « d’escale technique » une visite de quelques heures du président français Nicolas Sarkozy et accusé le groupe Areva « de pillage des ressources du Niger », notamment l’uranium.

Par Reuters

RANGOUN – La justice birmane a décidé d’ajourner le procès de l’opposante birmane Aung San Suu Kyi d’une autre semaine, évoquant une erreur administrative, rapporte son avocat.

Lors d'une manifestation en faveur d'Aung San Suu Kyi, devant l'ambassade de Birmanie en Thaïlande, à Bangkok. La justice birmane a décidé d'ajourner le procès de l'opposante birmane d'une autre semaine, évoquant une erreur administrative, selon l'avocat de la lauréate du prix Nobel de la paix. (Reuters/Chaiwat Subprasom)Lors d’une manifestation en faveur d’Aung San Suu Kyi, devant l’ambassade de Birmanie en Thaïlande, à Bangkok. La justice birmane a décidé d’ajourner le procès de l’opposante birmane d’une autre semaine, évoquant une erreur administrative, selon l’avocat de la lauréate du prix Nobel de la paix. (Reuters/Chaiwat Subprasom)

Nyan Win a précisé que le procès était ajourné au 10 juillet. « Aung San Suu Kyi a exprimé sa surprise face à ce qui se passe« , a-t-il dit.

Aung San Suu Kyi, 64 ans, est jugée pour avoir enfreint les règles de son assignation à résidence en laissant pénétrer en mai à son domicile un ressortissant américain, arrivé à la nage à sa villa au bord du lac Inya, dans le nord de Rangoun. Elle est passible de trois à cinq années de prison.

Ce report intervient alors que le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, est arrivé dans le pays pour une visite de deux jours. Il doit rencontrer le chef de la junte militaire, le général Than Shwe, et a demandé à voir Aung San Suu Kyi.

Cheb Mami

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Crédit Photo : ABACA

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  • La star franco-algérienne du raï, 42 ans, a été condamnée vendredi par le tribunal correctionnel de Bobigny à 5 ans de prison pour tentative d’avortement forcé sur son ex-compagne.

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> Le rappel des faits

La star algérienne de la musique raï Cheb Mami a été condamnée vendredi à cinq ans de prison pour des violences infligées en août 2005 à son ex-compagne, qu’il voulait voir avorter. Ecroué depuis lundi à la prison de la Santé à Paris après deux années de fuite en Algérie, Cheb Mami, Mohamed Khelifati à l’état-civil, a vu son maintien en prison également prolongé. La peine est moins sévère que les sept ans requis la veille par la procureure et est aussi en dessous de la peine maximale – dix ans- encourue. Avec des remises de peine, le chanteur peut recouvrer la liberté dans « un peu plus de deux ans« , a souligné maître Claire Doubliez, l’un des conseils du chanteur. « Nous n’allons pas faire appel« , a ajouté l’avocate. D’après elle, Cheb Mami a accueilli son emprisonnement avec « soulagement parce que tout ça est fini, mais aussi avec angoisse parce qu’il va devoir passer 5 ans en prison« .

Son agent Michel Le Corre, qui comparaissait libre, a été condamné pour sa part à quatre ans de prison et immédiatement écroué. Hicham Lazaar et Abdelkader Lallali, proches du chanteur et exécutants présumés des violences, sont condamnés respectivement à trois et six ans de prison. Le tribunal a délivré des mandats d’arrêt à leur encontre. Ils ne sont pas venus au procès qui s’est déroulé jeudi.

Cheb Mami s’est dit « piégé« 

Le dossier portait sur la séquestration les 28 et 29 août 2005 de la victime dans la villa personnelle du chanteur à Alger, et sur des brutalités infligées toute une nuit par Kader Lallali et deux « avorteuses » non identifiées, à l’instigation de Cheb Mami et Michel Le Corre.

Pendant le procès, Cheb Mami a parlé de « faute ». Mais ce n’est que tardivement, jeudi, qu’il a demandé pardon à la victime : « Je regrette tout ce qui s’est passé« , a-t-il lancé après les plaidoiries de ses conseils. Et s’il a reconnu sa responsabilité, il a aussi soutenu avoir été « piégé« .

Le chanteur algérien de 42 ans, de son vrai nom Mohamed Khelifati, est une icône dans son pays où il a lancé le raï dans les années 80 avant de l’exporter en France. Cheb Mami a élargi sa célébrité avec le tube mondial « Desert rose » avec Sting en 2000.

(D’après agence)

NOUVELOBS.COM | Ils étaient accusés d’une erreur de diagnostic ayant entraîné la mort d’une patiente de 33 ans en 2000.

Les médecins ont privilégié l'hypothèse d'une pathologie cardique (Sipa)

Les médecins ont privilégié l’hypothèse d’une pathologie cardique (Sipa)

Les trois médecins et le radiologue de l’hôpital Ambroise-Paré de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), accusés d’une erreur de diagnostic fautive fatale à une patiente morte en 2000, à l’âge de 33 ans, ont été relaxés vendredi 3 juillet par le tribunal de Nanterre.
Accusés d’homicide involontaire, les quatre prévenus étaient poursuivis pour avoir privilégié l’hypothèse d’une pathologie cardiaque chez la patiente, hospitalisée le 15 novembre 2000 et décédée d’une rupture d’anévrisme six jours plus tard. Le parquet de Nanterre avait requis des peines de prison avec sursis à l’encontre des trois médecins
Admise en réanimation après un malaise sur son lieu de travail, la jeune femme était sortie du coma deux jours après son hospitalisation, en se plaignant de violents maux de tête.
Soumise à un scanner cérébral jugé normal et à une ponction lombaire aux résultats considérés comme non concluants, elle avait été transférée en cardiologie la veille de son décès.
Au cours du procès, les médecins se sont défendus en expliquant que la victime présentait de réels symptômes d’une défaillance cardiaque, ce que n’ont pas nié les experts.
(nouvelobs.com, avec AFP)
NOUVELOBS.COM | 03.07.2009 | 15:09

Le sénateur UMP de 72 ans est accusé d’avoir violé à plusieurs reprises une fillette entre 1986 et 1991 mais a toujours clamé son innocence.

Jean Faure (Sipa)

Jean Faure (Sipa)

Six à huit ans de prison ont été requis vendredi 3 juillet devant la cour d’assises de Paris à l’encontre du sénateur UMP Jean Faure, 72 ans, a-t-on appris auprès d’un représentant du parquet général. Il est accusé d’avoir violé à plusieurs reprises une fillette entre 1986 et 1991 mais a toujours clamé son innocence. Le verdict du procès, qui se tient depuis mercredi à huis clos, est attendu dans la soirée après les plaidoiries des deux avocats de la défense.
En mars 2003, une femme de 22 ans, fille d’une ancienne proche de Jean Faure, avait porté plainte. Ce dernier est alors sénateur de l’Isère et maire d’Autrans (1983-2008) et avait été placé en garde à vue après autorisation du bureau du Sénat. Jean Faure avait contesté les accusations et déposé plainte pour « dénonciation calomnieuse ». Selon lui, la mère de la plaignante lui devait de l’argent et aurait suggéré à sa fille de porter plainte pour ne pas avoir à rembourser ses dettes.

« Part d’ombre dans sa personnalité »

L’avocat général Jean-Claude Kross a estimé vendredi devant la cour que malgré les « valeurs » et la « générosité » de Jean Faure, il y avait « une part d’ombre dans sa personnalité ». Le représentant de l’accusation a dénoncé « une stratégie de discrédit de la défense sur tous les témoins favorables à l’accusation » (policiers, experts, etc). « C’est habile, c’est un piège tendu à la cour », selon les mots de Jean-Claude Kross. Jean Faure occupe toujours actuellement son siège au Sénat. (Nouvelobs.com)

AP | 03.07.2009 | 13:30

Les médecins chargés d’examiner John Demjanjuk ont estimé que le criminel nazi présumé, âgé de 89 ans, était en état d’être jugé, a annoncé vendredi le parquet de Munich.

Toutefois, lors du procès à venir, les audiences ne devront pas excéder deux tranches quotidiennes d’une heure et demie, soit un maximum de trois heures d’audience par jour, ont précisé les médecins.

A la suite de cet avis des médecins, le parquet de Munich a fait savoir qu’il déposerait formellement l’acte d’accusation contre John Demjanjuk d’ici la fin du mois.

Le 12 mai, John Demjanjuk a été extradé des Etats-Unis vers l’Allemagne. D’origine ukrainienne, le criminel nazi présumé s’était exilé aux Etats-Unis au début des années 50 et avait obtenu la nationalité américaine en 1958 avant d’en être déchu en 2002.

Ce retraité de l’industrie automobile de l’Ohio est accusé d’avoir joué un rôle actif dans l’extermination de 29.000 juifs en tant que gardien au camp de concentration de Sobibor, aujourd’hui en Pologne, pendant la Deuxième guerre mondiale. AP

Sur Internet
REUTERS | 03.07.2009 | 13:21

TEHERAN (Reuters) – L’ayatollah Ahmad Jannati laisse entendre que des employés iraniens de l’ambassade de Grande-Bretagne détenus à Téhéran seront jugés pour leur implication présumée dans les troubles qui ont suivi l’élection présidentielle du 12 juin.

Les autorités iraniennes ont annoncé cette semaine l’arrestation de neuf employés de l’ambassade de Grande-Bretagne mais une majorité d’entre eux ont été libérés depuis. Selon des responsables britanniques, deux personnes sont toujours en détention.

« Dans ces événements, leur ambassade a maintenu une présence. Des individus ont été arrêtés et inévitablement ils seront jugés car ils ont fait des aveux », a déclaré lors de la prière du vendredi l’ayatollah Ahmad Jannati, qui préside le Conseil des gardiens.

A Londres, le Foreign Office s’est dit « très inquiet » de ces déclarations et a dit chercher à obtenir des explications auprès des autorités iraniennes.

« Tout ce que nous pouvons dire, c’est que deux de nos employés restent en détention », a dit une porte-parole. « Je répète ce que nous avons dit cette semaine, les accusations à leur encontre sont sans fondement. »

Elle a précisé que les autorités britanniques étaient en contact avec l’ambassade d’Iran à Londres et avec des responsables iraniens à Téhéran.

Hashem Kalantari, avec Luke Baker à Londres, version française Clément Dossin

Dix personnes comparaissent jeudi et vendredi à Pontoise pour des jets de projectiles contre la police au cours des émeutes de novembre 2007.

© Reuters Pascal Rossignol

Un procès sous haute tension s’ouvre jeudi à Pontoise : le premier consacré aux violences qui ont éclaté à Villiers-le-Bel, dans le Val-d’Oise, en novembre 2007. Dix jeunes, tous majeurs, comparaissent libres sous contrôle judiciaire devant le tribunal correctionnel pour « violences volontaires ». Ils sont soupçonnés d’être les auteurs des jets de pierre et de bouteilles, qui avaient touché légèrement 45 policiers (essentiellement des CRS).

Plusieurs circonstances aggravantes ont été retenues, les faits ayant été commis avec armes, sur des fonctionnaires de police, en réunion. Les prévenus, qui devront faire face à certains des 31 policiers qui se sont constitués parties civiles, encourent jusqu’à sept ans de prison.

Un an et demi après ce soulèvement, la tension est palpable entre les jeunes et les forces de l’ordre. Ecoutez le reportage d’Emilie Denêtre :

Un autre procès est attendu, celui sur les tirs par arme à feu sur les forces de l’ordre. Le parquet a requis le renvoi devant la cour d’assises des cinq mis en examen dans ce dossier. La juge devrait rendre son ordonnance de mise en accusation « d’ici la mi-juillet », selon une source judiciaire, et le procès devrait avoir lieu fin 2009.

Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents dans une collision entre leur mini-moto et une voiture de police à Villiers-le-Bel avait provoqué une série de violences entre jeunes et forces de l’ordre.

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Villiers-Le-Bel – Au procès, la police parle d’émeutes « très organisées »

Le véhicule de police impliqué dans un accident avec un deux-roues à Villiers-le-Bel

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Crédit Photo : TF1/LCI

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Au procès, la police parle d’émeutes « très organisées »

  • Des jeunes jugés pour jets de projectiles contre les forces de l’ordre à Villiers-le-Bel en 2007 ont reconnu jeudi avoir participé à ces émeutes.

  • 5 personnes ont en outre été renvoyées jeudi aux assises pour des tirs contre les policiers le même jour.

Le 25 novembre 2007, la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police avait provoqué deux jours de violences à Villiers-le-Bel. Une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d’armes à feu et des jets de pierres et de bouteilles, un commissaire roué de coups, des bâtiments publics et des commerces détruits. Depuis jeudi matin et jusqu’à vendredi, dans un tribunal sous haute surveillance policière, dix prévenus comparaissent libres, sous contrôle judiciaire uniquement, pour les jets de projectiles sur des fonctionnaires de police, avec armes, en réunion, avec guet-apens. C’est le premier procès consacré aux violences de Villiers-le-Bel. L’enquête principale sur les tirs contre la police donnera lieu à un autre procès, aux assises, probablement fin 2009.

Si les émeutiers étaient « plus de 200« , selon un policier entendu comme témoin, ils ne sont que dix, tous majeurs, à être poursuivi devant le tribunal correctionnel. Parmi eux, Nicolas Alexandre a reconnu avoir « jeté des cailloux comme tous les jeunes » et regrette « d’avoir participé à tout ça« . De même Abdelakder Daoud et Yassine Mouaddan ont reconnu les jets de pierre. Au cours de l’instruction, ce dernier avait résumé l’état d’esprit des jeunes face à la police : « Ils ont tué nos frères, il faut les fumer« . Stéphane Farade, lui, a nié en bloc : « Je n’étais pas là, je n’ai rien fait« . Au cours de l’enquête, il avait pourtant reconnu avoir « jeté des cailloux pour ne pas passer pour une poule mouillée, un bouffon ». « Tout le monde était fier d’avoir blessé autant de policiers« , avait-il ajouté avant de revenir sur des propos lâchés, selon lui, « sous la pression policière« . Comme lui, à l’audience, tous les prévenus qui avaient donné des noms au cours de l’instruction sont systématiquement revenus sur leurs déclarations, au grand dam de la présidente Marie-Claire Maier.

Un « mur humain de 250 personnes« 

Plus tôt, au cours de l’audience, Thierry Aubry, capitaine de police à la PJ de Versailles a souligné l’extrême organisation des « émeutes« . Avec la « constitution de groupes et de secteurs« , des « lampadaires cassés » pour plonger les quartiers dans le noir, l’organisation de « guet-apens » et l’écoute du « trafic radio de la police » pour anticiper les mouvements des CRS. « Les émeutes de 2005 étaient beaucoup plus improvisées. C’est la première fois qu’on voit autant de policiers blessés sur un si petit périmètre« , a-t-il affirmé, faisant état de « plus de 200 émeutiers« .

Gilbert Siniscalco, chef d’une unité de 40 CRS présente à Villiers, a décrit le « mur humain de 250 personnes » auquel ses hommes ont fait face, « avec des individus qui venaient au contact pour essayer d’extirper un policier avec la volonté de le lyncher« . « Un fonctionnaire encerclé par des émeutiers a sorti son arme, a pointé les casseurs et ça n’a eu aucun effet« , a-t-il expliqué. « Comment va-t-on juger ces dix là alors que 250 ont commis les mêmes faits« , a demandé Me Jean-Christophe Tymozko, avocat d’un prévenus, ajoutant : « Le risque c’est qu’ils prennent pour les autres« . « Le problème c’est qu’il est très difficile de réunir des preuves dans ce genre d’affaires c’est pour ça qu’ils ne sont que dix« , a réagi un responsable de la police du Val-d’Oise sous couvert d’anonymat. Les prévenus encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement.
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5 personnes renvoyées aux assises pour des tirs contre les policiers

La juge d’instruction chargée de l’enquête sur des tirs par arme à feu contre les force de l’ordre à Villiers-le-Bel en novembre 2007 a décidé de renvoyer cinq personnes devant la cours d’assises de Pontoise, a-t-on appris jeudi de source judiciaire. Le dossier qui concerne les tirs par arme à feu perpétrés à Villiers-le-Bel est distinct de celui consacré aux jets de pierre contre les forces de l’ordre avec guet-apens, en réunion, pour lequel dix prévenus comparaissent devant le tribunal de Pontoise depuis jeudi et jusqu’à vendredi. Dans le volet sur les tirs contre les policiers, quatre jeunes qui sont en détention provisoire depuis février 2008 sont renvoyés devant la cour d’assises pour tentative d’homicide volontaire sur forces de police en bande organisée et un cinquième, laissé libre à l’issue d’un an de détention, pour complicité, a annoncé à l’AFP la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry.

(D’après agence)

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Villiers-le-Bel : jusqu’à trois ans de prison requis

NOUVELOBS.COM | 03.07.2009 | 17:06

Dix prévenus comparaissent devant le tribunal de correctionnel de Pontoise pour le caillassage de policiers à Villiers-le-Bel en 2007. Le procureur a noté le caractère « prémédité » des émeutes.

Photo prise le 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel

Photo prise le 26 novembre 2007 à Villiers-le-Bel

(c) Reuters

Douze mois de prison avec du sursis à trois ans de prison ferme : voilà ce que le procureur a requis vendredi 3 juillet à l’encontre des dix prévenus qui comparaissent devant le tribunal de correctionnel de Pontoise pour le caillassage de policiers à Villiers-le-Bel en 2007.
Le procureur Emmanuel Gerard a requis une peine de 12 mois de prison assortie « d’un sursis large » à l’encontre du seul prévenu dont le casier judiciaire est vierge. Il a requis une peine de trois ans de prison avec mandat de dépôt contre trois des prévenus qui sont en récidive légale.
Le ministère public a requis des peines allant de 12 mois de prison ferme à 18 mois de prison ferme avec mandat de dépôt à l’encontre des six autres prévenus.

« Volonté de tuer »

Depuis jeudi matin, les dix prévenus comparaissent libres, sous contrôle judiciaire, pour les jets de projectiles sur des policiers, avec armes, en réunion, avec guet-apens, commis à Villiers-le-Bel en novembre 2007 lors des violences qui avaient éclaté après la mort de deux adolescents dans la collision de leur mini-moto avec une voiture de police.
Les prévenus encourent jusqu’à sept ans d’emprisonnement.
« Il y a la volonté de tuer de la part de personnes qui ont prémédité leur action », a déclaré le procureur en insistant à plusieurs reprises sur les « guet-apens » qui ont été tendus à la police.
« Je ne vois pas le rapport entre un accident de la circulation et le fait d’incendier une école, ça m’échappe », a-t-il dit alors que l’incendie d’une école à Villiers-le-Bel lors des violences fait partie d’une autre procédure que celle pour laquelle comparaissent les dix prévenus depuis jeudi.

Tee-shirt contre uniforme

Le procureur s’est ensuite tourné vers les policiers qui se sont constitués parties civiles pour leur dire: « je vous remercie tous de ne pas avoir fait usage de vos armes, c’est un courage extraordinaire ».
« Il y en a qui ont choisi de porter des tee-shirt avec écrit ‘nique la police’ ou ‘nique ta mère’. D’autres ont choisi de porter un képi et l’uniforme de la police aux couleurs de la République française », a-t-il ajouté au moment d’évoquer l’opposition entre certains jeunes des quartiers et les forces de l’ordre.

(Nouvelobs.com)

AFP

Relaxé en première instance, le rédacteur en chef de France 3 Corse, poursuivi pour avoir autorisé la diffusion d’images prises au prononcé du verdict au procès d’Yvan Colonna, sera fixé sur son sort en appel le 1er octobre.

Tout comme en première instance, le ministère public a requis une amende de 2.000 euros à l’encontre de Charles Frigara.

En décembre 2007, un journaliste de France 3 Corse avait filmé des images tournées par les services techniques du palais de justice de Paris et diffusées dans la salle de presse, montrant le président de la cour d’assises spéciale, Dominique Coujard, au prononcé de la condamnation à perpétuité d’Yvan Colonna pour l’assassinat du préfet Claude Erignac.

La séquence, d’une durée de 37 secondes, avait été diffusée le soir du verdict, le 13 décembre, au journal régional de France 3 Corse de 22H40 puis le lendemain à 19H00.

Le 18 décembre 2008, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé le prévenu, estimant que « la diffusion des images ne pouvait troubler la sérénité des débats qui étaient terminés, ni faire pression sur les témoins, ni avoir une influence quelconque sur l’issue du procès, le verdict étant en outre toujours rendu publiquement ».

Jeudi, devant la chambre 2-7 de la cour d’appel de Paris, M. Frigara a une nouvelle fois assumé la responsabilité de ces images.

Son avocat, Me Camille Romani, a plaidé que de telles images, illustrant la « sérénité de la justice », avaient un « véritable but pédagogique » vis-à-vis des jeunes. La loi qui interdit l’enregistrement de son ou d’image dans un prétoire est « dépassée », a-t-il martelé estimant ainsi que « quand une loi n’est plus adaptée, elle ne doit plus être appliquée ».

Dans un rapport rendu public l’automne dernier, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) avait suggéré de permettre aux médias audiovisuels d’accéder aux salles d’audience, partant du constat d’un « déficit de confiance » des Français envers la justice.

AFP

La cour d’appel de Paris a donné raison jeudi à l’industriel italien Carlo de Benedetti et condamné un administrateur judiciaire, le Crédit Lyonnais et Oléron Participations, une société fondée par les hommes d’affaires Alain Minc et Pierre Bergé, à lui verser 6 millions d’euros.

En juillet 2008, le TGI de Paris avait estimé que les sociétés Soparfi, Oléron Participations, Avelinvest, ainsi qu’un avocat parisien s’étaient rendus coupables de manoeuvres frauduleuses à l’encontre de Ciga Luxembourg, une société appartenant au groupe Cerus de M. de Benedetti. Il les avait condamnés à verser solidairement 14 millions d’euros de dommages et intérêts.

Jeudi, la cour a mis hors de cause l’avocat et Avelinvest, estimant que les charges contre eux étaient insuffisantes. En revanche, elle a retenu la responsabilité d’un administrateur judiciaire, de la Soparfi, d’Oléron Participations et du Crédit Lyonnais, qui a permis à Oleron Participations de financer l’acquisition d’Hoyez.

La cour a toutefois réduit à 6 M EUR le montant des dommages et intérêts.